Article de revue

La photographie culinaire

Pages 155 à 161

Citer cet article


  • Voncken, P.,
  • Erman, M.
  • et Melot, M.
(2011). La photographie culinaire. Médium, 28(3), 155-161. https://doi.org/10.3917/mediu.028.0155.

  • Voncken, Philippe.,
  • et al.
« La photographie culinaire ». Médium, 2011/3 N° 28, 2011. p.155-161. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-medium-2011-3-page-155?lang=fr.

  • VONCKEN, Philippe,
  • ERMAN, Michel
  • et MELOT, Michel,
2011. La photographie culinaire. Médium, 2011/3 N° 28, p.155-161. DOI : 10.3917/mediu.028.0155. URL : https://shs.cairn.info/revue-medium-2011-3-page-155?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/mediu.028.0155


Dans la médiologie du goût, quelle est aujourd’hui la place de la photographie ?
La demande de photographies culinaires est forte, mais elle est aussi fragmentée. L’édition de livres de cuisine et de magazines est florissante et ne semble pas souffrir des nombreux sites Internet à destination des cuisiniers amateurs. Il n’est qu’à voir les rayons bien fournis dans les librairies. Mais l’édition est peu rentable pour les photographes, qui ne touchent pas de droits d’auteur et son chichement rémunérés. Je la pratique occasionnellement, mais je gagne ma vie avec les photographies pour le packaging et la publicité. Mes clients principaux sont les agences de publicité, et parfois les fabricants eux-mêmes, ou les institutions qui défendent tel ou tel type de produit. Les secteurs sont séparés, je n’ai ainsi jamais eu à faire de spots pour la télévision ou pour Internet. De même, je ne photographie pas les cuisiniers, ni d’ailleurs les mangeurs, et rarement les accessoires de cuisine, parfois un fouet pour évoquer la cuisine familiale, ce qui ne m’empêche pas d’évoquer une certaine ambiance liée à un plat, par son environnement, ses couleurs et ses lumières. Il convient de préciser que c’est un métier que l’on n’exerce pas seul. Depuis quelque temps, la photographie culinaire recourt à la spécialisation des genres et des tâches. Elle doit suivre les prescriptions des fabricants, qui font appel aux agences pour rédiger des cahiers des charges pour chaque photo, accompagnés d’un dessin ou d’un photomontage qui indiquent comment les produits doivent apparaître à l’image, dans quelle position, avec quelle lumière, quels accessoires ou décors, quels ingrédients doivent figurer, lesquels doivent être mis en valeur, etc…


Date de mise en ligne : 24/02/2013

https://doi.org/10.3917/mediu.028.0155

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