Qu’est-ce qu’un philosophe ?
- Entretien avec Sophie Nordmann,
- Propos recueillis par Nathalie Sarthou-Lajus
Pages 51 à 61
Citer cet article
- Entretien avec NORDMANN, Sophie,
- Propos recueillis par SARTHOU-LAJUS, Nathalie,
- Entretien avec Nordmann, Sophie.,
- et al.
- Entretien avec Nordmann, S.,
- Propos recueillis par Sarthou-Lajus, N.
https://doi.org/10.3917/etu.4335.0052
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- Entretien avec Nordmann, S.,
- Propos recueillis par Sarthou-Lajus, N.
- Entretien avec Nordmann, Sophie.,
- et al.
- Entretien avec NORDMANN, Sophie,
- Propos recueillis par SARTHOU-LAJUS, Nathalie,
https://doi.org/10.3917/etu.4335.0052
Notes
-
[1]
Max Weber, « Le métier et la vocation de savant » et « Le métier et la vocation de politique », dans Le savant et le politique, édition et traduction de l’allemand par Julien Freund, préface de Raymond Aron, Plon, 1959.
-
[2]
Sophie Nordmann, La vocation de philosophe, Puissance de la mise en question, Calmann-Lévy, « Liberté de l’esprit », 2025.
-
[3]
Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini [1957], traduction de l’anglais par Raïssa Tarr, Presses universitaires de France, 1962.
-
[4]
Ludwig Wittgenstein, « Manuscrit n° 213 » [1933], Revue internationale de philosophie, n° 43, 1989, p. 184.
Alors qu’on attend souvent du philosophe qu’il apporte des réponses à nos interrogations, Sophie Nordmann explore un autre aspect de la vocation philosophique. Selon elle, ce qui caractérise le philosophe est davantage sa pratique de « la mise en question ». Cette capacité de mettre en question est le meilleur antidote à tous les dogmatismes. Quels que soient les objets sur lesquels elle porte, elle n’est pas un simple exercice intellectuel. Elle met en jeu une attitude subversive qui, à chaque époque, bouscule la société et les individus qui s’y risquent. Car elle ouvre des brèches, des espaces concrets où s’exerce la liberté de penser et d’être. Cette relecture de l’histoire de la philosophie est une véritable bouffée d’oxygène.