Article de revue
Julien Gracq et le souci du latin
- Par Cécilia Suzzoni
Pages 78 à 89
Citer cet article
- SUZZONI, Cécilia,
- Suzzoni, Cécilia.
- Suzzoni, C.
https://doi.org/10.3917/espri.1101.0078
Citer cet article
- Suzzoni, C.
- Suzzoni, Cécilia.
- SUZZONI, Cécilia,
https://doi.org/10.3917/espri.1101.0078
Notes
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[*]
Professeur de chaire supérieure au lycée Henri IV, présidente de l’Association le latin dans les littératures européennes (Alle).
-
[1]
Michel Deguy, l’Expérience pensive du poème, dans Pensées pour le nouveau siècle, Paris, Fayard, 2008, p. 230.
-
[2]
Antoine Compagnon, les Antimodernes, Paris, Gallimard, 2005.
-
[3]
Pierre Judet de La Combe, Heinz Wismann, l’Avenir des langues, Paris, Cerf, 2004.
-
[4]
Francis Ponge, Pour un Malherbe, Paris, Gallimard, 1965, p. 78.
-
[5]
Saint-John Perse, Pour Dante, dans Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de La Pléiade », 1972, p. 459.
-
[6]
Julien Gracq, Lettrines 2, Paris, José Corti, 1983, p. 94.
-
[7]
Id., Autour des Sept Collines, Paris, José Corti, 1988, p. 25.
-
[8]
Id., Lautréamont toujours, dans Préférences, Paris, José Corti, 1961, p. 125.
-
[9]
J. Gracq, Autour des Sept Collines, op. cit., p. 117.
-
[10]
Id., Préférences, op. cit., p. 107.
-
[11]
Id., Entretien avec Bernhild Boie, dans Entretiens, Paris, José Corti, 2002, p. 182.
-
[12]
Id., Autour des Sept Collines, op. cit., p. 129.
-
[13]
Ibid., p. 118.
-
[14]
Arria Marcella est une nouvelle fantastique de Théophile Gautier (1852) dans laquelle le jeune héros, Octavien, à l’occasion d’un voyage en Italie, fait l’expérience mi-fantastique, mi-onirique, d’une Pompéi « ressuscitée » ; déambulant dans la ville, il entre ainsi en contact avec des habitants qui parlent latin : « Langue morte dans une bouche de vivant. »
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[15]
J. Gracq, Autour des Sept Collines, op. cit., p. 134.
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[16]
Cité par Albert Algoud : « Quelques heures avec Monsieur Gracq », dans Le Point, 19 janvier 2007. Citation complète : « Sur le seuil de sa maison, et tandis que la pluie menace, il évoque curieusement sa nostalgie du latin, cette langue qui, en nous parvenant à travers le tamis des chefs-d’œuvre, semble n’avoir été parlée que par des écrivains. »
-
[17]
J. Gracq, Carnets du grand chemin, Paris, José Corti, 1992, p. 149.
-
[18]
J. Gracq, Lettrines 2, pour les citations précédentes aussi, p. 110-111.
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[19]
Id., En lisant en écrivant, Paris, José Corti, 1980, p. 275.
-
[20]
Voir note 16.
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[21]
Je me permets de revenir ici sur des remarques que j’ai développées dans l’intervention « Quand le mort saisit le vif », à l’occasion de la journée « Humanités », organisée par l’Association des professeurs de lettres, le samedi 27 mars 2010 (actes à paraître).
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[22]
Bernard Cerquiglini, Une langue orpheline, Paris, Minuit, 2007, p. 212.
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[23]
Wilfried Stroh, Le latin est mort, vive le latin ! Petite histoire d’une grande langue, traduit de l’allemand et du latin par Sylvain Bluntz, Paris, Les Belles Lettres, 2008, p. 110.
-
[24]
Hubert Juin, « Julien Gracq et le fil des images », dans L’Herne. J. Gracq, no 20, Paris, Éd. de L’Herne, 1997, p. 335.
-
[25]
F. Ponge, Pour un Malherbe, op. cit., p. 210.
-
[26]
B. Cerquiglini, Une langue orpheline, op. cit., p. 205.
-
[27]
J. Gracq, En lisant en écrivant, op. cit., p. 181.
-
[28]
Id., Entretien avec Bernhild Boie, op. cit., p. 302.
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[29]
J. Gracq, En lisant en écrivant, op. cit., p. 254.
-
[30]
W. Stroh, Le latin est mort, vive le latin !…, op. cit., p. 282.
-
[31]
Place publique Nantes/Saint-Nazaire, La Revue urbaine, Conversation autour de Julien Gracq, le jeudi 10 janvier 2007.
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[32]
F. Ponge, Pour un Malherbe, op. cit., p. 187.
-
[33]
J. Gracq, André Breton, Paris, José Corti, 1948, p. 194.
-
[34]
André Breton, Nadja, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de La Pléiade », 1988, p. 748 « Un soir que je conduisais une automobile sur la route de Versailles à Paris, une femme à mon côté qui était Nadja, mais qui eût pu, n’est-ce-pas, être toute autre […] voulait que nous n’existassions plus, sans doute à tout jamais, que l’un pour l’autre, qu’ainsi à toute allure nous nous portassions à la rencontre des beaux arbres » (c’est nous qui soulignons).
-
[35]
Yves Bonnefoy, l’Arrière-pays [1972], Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2003.
-
[36]
J. Gracq, Carnets du grand chemin, op. cit., p. 297-298.
-
[37]
M. Deguy, l’Expérience pensive du poème, op. cit., p. 230.
-
[38]
J. Gracq, En lisant en écrivant, op. cit., p. 212.
-
[39]
Id., Carnets du grand chemin, op. cit., p. 143. Traduction en bas de page : « À travers les demeures vides et le royaume désert de Pluton » (comme Montaigne – mais il donne quand même la traduction… –, Julien Gracq se soucie peu de préciser la référence).
-
[40]
Ibid., p. 56 : « Ibant obscuri sola sub nocte per umbram / Perque domos ditis vacuas et inania regna / Quale, per incertum lunam, sub luce maligna / Est iter in silvis… » [Traduction en bas de page : Ils allaient sombres, sous la nuit solitaire, à travers l’ombre / Et les demeures vides et le royaume inconsistant de Pluton, / Tel le chemin qu’on suit dans les bois, par une lune incertaine, / Sous une lumière blafarde…]
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[41]
Yves Bonnefoy, l’Italie et la Grèce (1987), dans Entretiens sur la poésie, Paris, Mercure de France, 1990, p. 348-349.
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[42]
J. Gracq, « En littérature, je n’ai plus de confrères », « Inédit » au journal Le Monde, du 5 février 2000.
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[43]
Id., Carnets du grand chemin, op. cit., p. 235-236.
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[44]
George Steiner, Passions impunies, Paris, Gallimard, coll. « Nrf Essais », 1996, p. 139.
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[45]
J. Gracq, Carnets du grand chemin, op. cit., p. 282.
-
[46]
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, II, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de La Pléiade », 1951, p. 924.
-
[47]
J. Gracq, « En littérature, je n’ai plus de confrères », art. cité.
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[48]
Id., Un centenaire intimidant, dans Préférences, op. cit., p. 172 : « C’est ce qui enhardit les célébrateurs de centenaires : n’importe qui peut faire ami avec les morts. »
Français
Méfiant des héritages littéraires, admirateur des surréalistes, insensible aux ruines de Rome, Julien Gracq ne peut guère passer pour un nostalgique des langues anciennes. La langue latine est pourtant présente à travers son œuvre, toujours liée à sa réflexion sur la langue française, aux potentialités de son expression, à sa rigueur et à sa créativité. En quoi cet attachement dépasse-t-il la singularité du lecteur et du styliste Gracq ?
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