Article de revue
Humour et littérature par temps de comique médiatique
- Par Jean-Marc Moura
Pages 49 à 65
Citer cet article
- MOURA, Jean-Marc,
- Moura, Jean-Marc.
- Moura, J.-M.
https://doi.org/10.3917/espri.1101.0049
Citer cet article
- Moura, J.-M.
- Moura, Jean-Marc.
- MOURA, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/espri.1101.0049
Notes
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[*]
Professeur de littérature française, université Paris Ouest, Nanterre, La Défense, auteur du Sens littéraire de l’humour, Paris, Puf, 2010.
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[1]
Robert Escarpit, l’Humour (1960), Paris, Puf, coll. « Que sais-je ? », 1994.
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[2]
Jeffrey Goldstein et Paul McGhee ne tentent même pas de définir l’humour au début de leur Psychology of Humor, « pour la simple raison qu’il n’existe pas une définition acceptable par tous les chercheurs de ce domaine », New York, Academic, 1972, p. XXI.
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[3]
Sur la critique de la culture comique aux États-Unis, voir R. L. Petersson, Strange Bedfellows. How Late-Night Comedy Turns Democracy into a Joke, Rutgers University Press, 2008.
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[4]
P. Yonnet, Travail, loisir. Temps libre et lien social, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », 1999, p. 234.
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[5]
Ibid., p. 202.
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[6]
Henri Bergson, le Rire, Paris, Puf, coll. « Quadrige », 1999 [1940] ; G. Deleuze et F. Guattari, l’Anti-Œdipe, Paris, Minuit, 1972 ; Mille Plateaux, Paris, Minuit, 1980 ; Sigmund Freud, le Mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient (1905) et l’article « L’humour » (1927) ; André Breton, Anthologie de l’humour noir, Paris, J. J. Pauvert, 1966 ; D. Noguez, l’Arc-en-ciel des humours. Jarry, Dada, Vian, etc., Paris, Hatier, 1996 ; O. Mongin, De quoi rions-nous ? Notre société et ses comiques, Paris, Plon, 2006.
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[7]
Voir Salvatore Attardo, Linguistics Theories of Humor, New York, Mouton/de Gruyter, 1994 ; Humorous Texts. A Semantic and Pragmatic Analysis, New York, Mouton/de Gruyter, 2001 ; Don L. F. Nilsen, Humor Scholarship. A Research Bibliography, Westport (CT), Greenwood Press, 1993 ; les revues Humor. International Journal of Humor Research (éd. Salvatore Attardo), Berlin, Mouton/de Gruyter Inc., 1988, no 1 et Humor Research (eds Victor Raskin, Willibald Ruch), Berlin, Mouton/de Gruyter Inc., 1994, no 1.
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[8]
En France, voir la revue Humoresques, Presses universitaires de Vincennes, 1990, no 1.
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[9]
Thèse de Gilles Lipovetsky, dans l’Ère du vide. Essai sur l’individualisme contemporain, Paris, Gallimard, 1983.
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[10]
P. Yonnet le distingue ainsi du comique et de l’esprit (Travail, loisir…, op. cit., p. 199), G. Lipovetsky renvoie à « l’âge d’or de l’humour anglais ».
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[11]
Voir Jean-Michel Ribes, le Rire de résistance. De Diogène à Charlie Hebdo, Paris, Beaux-Arts Éd., 2007.
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[12]
La notion est liée à la doctrine des humeurs d’Hippocrate.
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[13]
Paul Valéry, dans Aventure, novembre 1921.
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[14]
La distinction en couleurs de l’humour, due à Dominique Noguez, est l’une des plus suggestives (l’Arc-en-ciel des humours…, op. cit.).
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[15]
H. Bergson, le Rire, op. cit., p. 1. Hans Blumenberg y voit même le signe de la philosophie : » Philosophie ist, wenn gelacht wird. Und gelacht wird aus Unverstand « (« La philosophie, c’est quand on rit. Et l’on rit par incompréhension », Das Lachen der Thrakerin, Frankfurt/Main, Suhrkamp, 1987, p. 149).
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[16]
« Il ne faut pas que nos gardiens soient portés à rire ; car si l’on se livre à un rire violent, il entraîne généralement un changement violent dans l’âme… il est inadmissible qu’on représente des hommes respectables dominés par le rire, encore moins les dieux… Donc, une fois de plus, nous n’approuvons pas Homère quand il tient sur les dieux des propos comme celui-ci : “Mais un rire inextinguible éclata parmi les dieux bienheureux quand ils virent Héphaïstos s’empresser à travers la salle” » (République, 388c, 389a).
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[17]
Voir Daniel Ménager, la Renaissance et le rire, Paris, Puf, 1995.
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[18]
Baruch Spinoza, Éthique, partie IV, proposition 45, Paris, Le Seuil, 1988.
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[19]
Cité dans F. Muir, The Oxford Book of Humorous Prose, Oxford University Press, 1992, p. xxvii.
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[20]
Un critique tel Gilles Lipovetsky voit d’ailleurs dans notre société « La société humoristique », l’Ère du vide, op. cit., p. 153.
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[21]
David Victoroff, le Rire et le risible, Paris, Puf, 1952. Pour des exemples de classement de ces théories, voir Éric Smadja, le Rire, Paris, Puf, coll. « Que sais-je ? », 1993, p. 10 sqq.; Jean-Marc Defays, le Comique, Paris, Le Seuil, coll. « Mémo », 1996, p. 15 sqq.
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[22]
Michael Billig en fait une catégorie à part entière (Laughter and Ridicule. Towards a Social Critique of Humour, Londres, Sage Publications, 2005).
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[23]
“A sudden glory arising from some sudden conception of some eminency in ourselves; by comparison with the infirmity of others, or with our own formerly.” Ou relevé par Baudelaire : « Le rire vient de l’idée de sa propre supériorité. Idée satanique s’il en fut jamais », De l’essence du rire. Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 532-543.
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[24]
E. Kant, Critique de la faculté de juger, trad. d’Alain Renaut, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1995, p. 320.
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[25]
T. Lipps, Grundlegung der Ästhetik, Hamburg, Voss, 1914.
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[26]
« Ce rire naît naturellement quand la conscience, après avoir été occupée de grands objets, est réduite à de petits, c’est-à-dire seulement dans le cas de ce qu’on appelle une discordance descendante », H. Spencer, la Physiologie du rire, dans Essais de morale, de science et d’esthétique, t. I : Essais sur le progrès, trad. fr. A. Burdeau, Paris, Librairie Germer Baillère et Cie, 1877, p. 293-314 (2e éd. Paris, Félix Alcan, 1886).
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[27]
Sur les conceptions freudiennes, voir Paul-Laurent Assoun : « L’inconscient humoriste », dans Gérard Cahen (sous la dir. de), l’Humour. Un état d’esprit, Paris, Autrement, 1992, p. 63. Sur les perspectives psychanalytiques sur le rire après Freud, voir É. Smadja, le Rire, op. cit., Hans-Dieter Gelfert, Max und Monty. Kleine Geschichte des deutschen und englischen Humors, Munich, Beck, 1998.
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[28]
Rares sont les tentatives comme celle de Charles Mauron pour décrire les structures littéraires à partir de l’explication freudienne du comique : Psychocritique du genre comique, Paris, José Corti, 1964.
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[29]
Louis Dugas, la Psychologie du rire, Paris, Félix Alcan, 1902.
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[30]
M. Eastman, The Sense of Humour, New York, Charles Scribner’s Sons, 1921 ; Enjoyment and Laughter, New York, Simon and Schuster, 1936.
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[31]
Jean Emelina, le Comique. Essai d’interprétation générale, Paris, Sedes-Cdu, 1991.
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[32]
Voir M. L. Apte, Humor and Laughter. An Anthropological Approach, Ithaca, Cornell University Press, 1985.
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[33]
R. Provine, le Rire, sa vie, son œuvre, Paris, Robert Laffont, 2003, p. 19.
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[34]
Judith Stora-Sandor, l’Humour juif dans la littérature de Job à Woody Allen, Paris, Puf, 1984 ; Joseph Klatzmann, l’Humour juif, Paris, Puf, coll. « Que sais-je ? », 1998.
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[35]
Voir R. Provine, le Rire, sa vie, son œuvre, op. cit.
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[36]
P. Yonnet, Travail, loisir…, op. cit., p. 204.
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[37]
On ne rit pas n’importe où et l’on rit rarement en solitaire – signal social, le rire disparaît presque, lorsqu’on se retrouve seul, voir R. Provine, le Rire, sa vie, son œuvre, op. cit., p. 221.
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[38]
Diogène le Cynique pourrait être ici une figure emblématique.
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[39]
Ben Jonson, Every Man in his Humour (« Chaque homme dans son humeur », 1598) ; Every Man out of his Humour (« Chaque homme hors de son humeur », 1599).
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[40]
Henry Home, alias Lord Kames, le définit ainsi : « Le vrai humour est le propre d’un auteur qui affecte d’être grave et sérieux, mais peint les objets d’une couleur telle qu’il provoque la gaîté et le rire », Elements of Criticism, 1762, cité dans R. Escarpit, l’Humour, op. cit., p. 35.
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[41]
R. Escarpit, l’Humour, op. cit., p. 35.
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[42]
Dans les débats sur l’ironie romantique dans l’Athenäum. Voir Ernst Behler, Klassische Ironie, Romantische Ironie, Tragische Ironie. Zum Ursprung dieser Begriffe, Darmstadt, 1972 et id., Ironie et modernité. Ironie que Novalis assimilait à l’humour : « Ce que Friedrich Schlegel caractérise d’une manière si vive comme l’ironie n’est à ma connaissance rien d’autre que la conséquence, le caractère de la prudence, de la véritable actualité de l’esprit. L’ironie de Schlegel me paraît être un véritable humour. Avoir plusieurs noms est profitable à une idée », cité dans E. Behler, Ironie et modernité, op. cit., p. 213.
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[43]
J. P. Richter, Cours préparatoire d’esthétique, prés. et trad. Jean-Luc Nancy et Anne-Marie Lang, Lausanne, L’Âge d’homme, 1979 [1804].
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[44]
Jean-Jacques Mayoux, l’Humour et l’absurde. Attitudes anglo-saxonnes, attitudes françaises, Oxford, Clarendon Press, 1973, p. 4.
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[45]
Cité par J.-J. Mayoux, l’Humour et l’absurde…, op. cit., p. 5. Sur l’humour anglais, voir Harold Nicolson, The English Sense of Humour and Other Essays, Londres, Constable and Co, 1956.
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[46]
Ce qui faisait écrire à Emerson, en 1850, “The English are a nation of humorists. Individual right is pushed to the uttermost bound compatible with public order”, cité dans A. Mavrocordato, l’Humour en Angleterre, Paris, Aubier-Montaigne, 1967, p. 13.
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[47]
Le premier à avancer la thèse de l’origine anglaise de l’humour fut Sir William Temple (“Of Poetry”, Miscellanea, 1690).
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[48]
Montaigne, Essais, I, 50. « Risible » signifie ici « capable de rire ».
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[49]
Il écrit à propos de Jean Paul : Jean Paul est « humoriste dans toute sa manière de voir, de penser, de sentir ». « On s’étonne quelquefois que l’humorisme puisse s’allier à la sensibilité, on devrait plutôt s’étonner si l’on voyait jamais ces qualités séparées. La véritable essence de l’humorisme, c’est une sympathie exquise, profonde pour toutes les formes de l’existence. […] Le véritable humorisme est la sensibilité parvenue à ce plus haut point de développement, où on pourrait la comparer à la tendresse caressante et enjouée d’une mère pour son enfant », article de l’Edinburgh Review, juin 1827, compte rendu d’Heinrich Doering, Jean Paul Fr. Richters Leben, nebst Charakteristik seiner Werke.
-
[50]
“The happy compound of pathos and playfulness, which we style by that untranslatable term humour”, cité dans L. Cazamian, The Development of English Humour, Durham (NC), Duke University Press, 1952, p. 411.
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[51]
Cité dans L. Pirandello, « L’humour », l’Humour et autres essais, op. cit., p. 29.
-
[52]
C. Baudelaire, Fusées (1851). Voir l’analyse de « De l’essence du rire et généralement du comique dans les arts plastiques » (1855, 1857) que donne Alain Vaillant dans Baudelaire, poète comique, Rennes, Pur, 2007, p. 127 sq.
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[53]
The Celebrated Jumping Frog of Calaveras County (1865) est l’un des plus célèbres.
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[54]
“I think I can recognize humour when I see it but that’s as far as I am prepared to go”, cité dans F. Muir, The Oxford Book of Humorous Prose, op. cit., p. 1119.
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[55]
Selon l’auteur, l’humour « a dans son blason une larme souriante, il est coiffé d’une marotte garnie d’un crêpe, il est chaussé du cothurne tragique et du socque comique ; et il est aussi l’étincelle électrique qui jaillit entre ces deux pôles de noms contraires, “sentimentalité” et “raillerie” ; et nous savons enfin que la joie et le chagrin, s’étant rencontrés dans la forêt nocturne, s’aimèrent sans se connaître ; et il leur naquit un fils, qui était l’humour », (« Les définitions de l’humour », Études d’histoire littéraire, Paris, Hachette, 1907, p. 210).
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[56]
V. Jankélévitch, l’Aventure, l’ennui, le sérieux, Paris, Aubier-Montaigne, 1963.
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[57]
« Conférence sur Dada » (1922), dans T. Tzara, Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1996, p. 273.
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[58]
E. Kästner, Drei Männer im Schnee, 1934.
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[59]
G. Mikes, English Humour for Beginners, Londres, André Deutsch, 1980.
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[60]
Alain, « 81 chapitres sur l’esprit et les passions », les Passions et la sagesse, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1960.
Français
Le rire, omniprésent dans les médias, se diffuse de la scène aux écrans en même temps qu’il se réduit à des stéréotypes et à la critique du pouvoir politique. Quelle place reste-t-il pour cette forme plus insaisissable qu’est l’humour, dont la force est inscrite dans l’histoire de nos littératures ?
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