Compte rendu

Comptes rendus. Isabelle Backouche

Paris transformé. Le Marais 1900-1980, Ivry-sur-Seine, Créaphis, [2016] 2019, 435 p.

Pages 625 à 627

Citer cet article


  • Topalov, C.
(2023). Comptes rendus. Isabelle Backouche Paris transformé. Le Marais 1900-1980, Ivry-sur-Seine, Créaphis, [2016] 2019, 435 p. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 78e année(3), 625-627. https://doi.org/10.1017/ahss.2023.123.

  • Topalov, Christian.
« Comptes rendus. Isabelle Backouche : Paris transformé. Le Marais 1900-1980, Ivry-sur-Seine, Créaphis, [2016] 2019, 435 p. ». Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2023/3 78e année, 2023. p.625-627. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-annales-2023-3-page-625?lang=fr.

  • TOPALOV, Christian,
2023. Comptes rendus. Isabelle Backouche Paris transformé. Le Marais 1900-1980, Ivry-sur-Seine, Créaphis, [2016] 2019, 435 p. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2023/3 78e année, p.625-627. DOI : 10.1017/ahss.2023.123. URL : https://shs.cairn.info/revue-annales-2023-3-page-625?lang=fr.

https://doi.org/10.1017/ahss.2023.123


Notes

  • [1]
    Sources qui ont permis à I. Backouche, Sarah Gensburger et Éric Le Bourhis de développer une autre enquête, sur les traces des « appartements juifs » à l’échelle de Paris tout entière. Voir, de ces trois auteurs : « Opportunities and Antisemitism: Housing in Paris, 1943-1944 », Politika, [2017] 2022, https://www.politika.io/en/notice/opportunities-and-antisemitism-housing-in-paris-19431944 ; « Spoliation et voisinage. Le logement à Paris, 1943-1944 », Histoire urbaine, 62, 2022-1, p. 79-102 ; « Une opinion publique située. Les gérants immobiliers parisiens et la disparition des locataires juifs (1941-1944) », in L. Joly (dir.), La France et la Shoah. Vichy, l’occupant, les victimes, l’opinion, 1940-1944, Paris, Mémorial de la Shoah/Calmann-Lévy, 2023, p. 333-376.
  • [2]
    La zone non aedificandi au-delà des fortifications, détruites depuis peu, fut vidée de sa population entre les années 1920 et 1960, une histoire parallèle à celle de l’îlot 16 qui fait l’objet d’une autre enquête d’I. Backouche : Isabelle Backouche, « La Zone et les zoniers parisiens. Un territoire habité, un espace stigmatisé », in E. Bellanger et al. (dir.), Genres urbains. Autour d’Annie Fourcaut, Ivry-sur-Seine, Créaphis, 2019, p. 49-66 ; ead. « La fabrique d’un espace urbain qui fait peur : la zone de Paris (1900-1950) », in P. Chassaigne, A. Delaporte et C. Le Mao (dir.), Peurs urbaines,xvie-xxiesiècle, La Crèche/Pessac, La Geste/MSHA, 2022, p. 245-257 ; ead., « La Zone de Paris : un interstice urbain ? Question de point de vue », colloque « Espaces à saisir : interstices et communs urbains. La ville à l’épreuve de l’interdisciplinarité », Tours, 20-11 déc. 2020, actes à paraître.
  • [3]
    Isabelle Backouche, « Élucider le changement urbain. Le tuilage des contextes de l’îlot 16 à Paris (1920-1980) », in F. Brayard (dir.), Des contextes en histoire. Actes du forum du CRH, 2011, Paris, Centre de recherches historiques, 2014, p. 151-179.

Pourquoi tant de hâte ? C’est autour de cette question qu’Isabelle Backouche organise son enquête sur la rénovation urbaine qui a frappé l’îlot 16, la partie sud de ce qu’on appellera plus tard le Marais, en bord de Seine et à l’arrière de l’Hôtel de Ville, pendant l’Occupation et au lendemain de la guerre. Entre décembre 1941 et l’été 1944, 2 810 familles de locataires – résidents et artisans – ont été expulsées, c’est-à-dire jetés à la rue, parfois en trois semaines (parmi lesquelles 2 406 familles « non juives » et 404 familles « juives », soit 14,4 % d’entre elles – au total, 66,6 % des ménages recensés en 1936). Pour qu’il en soit ainsi, il a fallu au préalable que les autorités de Vichy réforment la procédure d’expropriation de façon à pouvoir l’appliquer à des immeubles en bon état situés dans le périmètre d’un îlot classé comme insalubre, tout en fixant les indemnités par voie d’expertise et non de décision judiciaire – mesures réclamées depuis des décennies par les « urbanistes » et auxquelles s’étaient opposés efficacement jusqu’alors Parlement et Conseil d’État.
Il a fallu aussi que soit bouleversé l’ordre dans lequel le Conseil de Paris, par son classement des « îlots insalubres » établi en 1906 et révisé en 1920, avait prévu de procéder : ces zones destinées à la démolition avaient été numérotées selon un ordre d’urgence fixé par la mortalité par tuberculose, dont l’insalubrité était considérée comme la cause. Quinze opérations auraient donc dû précéder celle-là, alors que seuls les îlots 1, 4, 5 et 9 avaient été partiellement entrepris quand l’îlot 16 fut évacué…


Date de mise en ligne : 13/03/2024

https://doi.org/10.1017/ahss.2023.123

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