2 - Jean Métellus : Insuffler une respiration jacmélienne à la mémoire haïtienne
- Propos recueillis par Ginette Adamson
Pages 39 à 48
Citer ce chapitre
- Propos recueillis par ADAMSON, Ginette,
- MÉNARD, Nadève,
- Propos recueillis par Adamson, Ginette.
- Propos recueillis par Adamson, G.
- N. Ménard
https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0039
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- Propos recueillis par Adamson, G.
- N. Ménard
- Propos recueillis par Adamson, Ginette.
- Propos recueillis par ADAMSON, Ginette,
- MÉNARD, Nadève,
https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0039
Notes
-
[1]
Voir « Jean Métellus lit La Peau et autres poèmes ». Ginette Adamson, Jean-Claude Charles, Louis-Philippe Dalembert, Mariann Mathéus, Claude Mouchard, Antoine Fritz Pierre présentent son œuvre. Conférence filmée le lundi 8 janvier 2007 au Théâtre du Lucernaire, DVD, Paris, L’Harmattan.
-
[2]
La ville de Bonneuil où réside Jean Métellus lui a consacré deux rencontres, en 2006 pour célébrer l’attribution du Prix Léopold Sédar Senghor qui lui a été décerné par La Nouvelle Pléiade et en 2007 à la sortie de son recueil La Peau et autres poèmes. Des Lycéens ont pu y lire quelques-uns de ses poèmes. La même année, Métellus s’est encore une fois vu attribuer le Grand Prix de Poésie 2007 pour l’ensemble de son œuvre par la Société des Gens de Lettres. Voir http://www.jeanmetellus.com/poesie-videos.html
-
[3]
La peau et autres poèmes, Paris, Éditions Pierre Seghers, 2006, p. 35-40.
Jean Métellus, comment aimerais-tu parler de ton écriture d’Haïti,
selon ton engagement envers toi-même ? Qu’est-ce qui compte pour toi
lorsque tu écris tes œuvres et de quelles manières déclines-tu Haïti ?
Écrire Haïti pour moi c’était quelque chose de très important parce que
j’ai commencé à écrire vraiment de façon très consciente pendant mes
études de médecine à un moment où je me sentais particulièrement seul à
Paris. Je n’avais aucun lien affectif. Je n’avais qu’un seul ami ou deux qui
étaient des Français. C’est Claude Mouchard, mon plus ancien ami
français.
Et qui a fait partie des sept personnes qui t’ont rendu un hommage
vraiment mérité en janvier 2007 au théâtre du Lucernaire
.
Et puis Roland Chollet, mon ami suisse, et lui il faisait déjà des études
post-universitaires puisqu’il préfaçait Honoré de Balzac. Et c’est grâce à
lui que je suis devenu un grand lecteur de Balzac. Je profitais de la
conjonction de deux éléments, d’une part les études, et d’autre part les
lectures que j’ai pu faire à la maison Suisse à la Cité universitaire, en frère
avec Claude Mouchard qui habitait à côté la maison de la Norvège et avec
Roland Chollet qui résidait aussi la maison Suisse un étage au-dessus du
mien. C’était mes deux seuls amis. En même temps, la solitude trop
lourde à supporter commençait à me peser et j’ai commencé à me livrer au
papier, je me suis mis à écrire.
Donc, tu as commencé à écrire pour toi.
Oui pour moi uniquement parce que la solitude était trop lourde voire
impossible à supporter…
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