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Chapitre X. Pratiques civiques et culture politique

Pages 343 à 386

Citer ce chapitre


  • Gilli, P.
(2005). Chapitre X. Pratiques civiques et culture politique. Villes et sociétés urbaines en Italie : Milieu du XIIe-milieu du XIVe siècle (p. 343-386). Éditions Sedes. https://shs.cairn.info/villes-et-societes-urbaines-en-italie--9782718194561-page-343?lang=fr.

  • Gilli, Patrick.
« Chapitre X. Pratiques civiques et culture politique ». Villes et sociétés urbaines en Italie Milieu du XIIe-milieu du XIVe siècle, Éditions Sedes, 2005. p.343-386. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/villes-et-societes-urbaines-en-italie--9782718194561-page-343?lang=fr.

  • GILLI, Patrick,
2005. Chapitre X. Pratiques civiques et culture politique. In : Villes et sociétés urbaines en Italie Milieu du XIIe-milieu du XIVe siècle. Paris : Éditions Sedes. Hors collection, p.343-386. URL : https://shs.cairn.info/villes-et-societes-urbaines-en-italie--9782718194561-page-343?lang=fr.

Notes

  • [1]
    J. Najemy, [1982].
  • [2]
    E. Salvatori, 2002.
  • [3]
    C. Casagrande et S. Vecchio, [1991].
  • [4]
    E. Artifoni, [2002].
  • [5]
    P. Cammarosano, [2000].
  • [6]
    Id.
  • [7]
    R. Bordone et B. Garofani, [2000].
  • [8]
    M. Giansante, [1999].
  • [9]
    Voir les différentes études sur Ambrogio Lorenzetti et l’idéologie politique des fresques, dans S. Adorni Braccesi et M. Ascheri, [2001].
  • [10]
    Sur ces questions, voir R.M. Dessi, « I nomi dei guelfi e ghibellini da Carlo I d’Angio a Petrarca », communication au colloque de Milan, à paraître en 2005. Un grand merci à l’auteur pour m’avoir fourni l’occasion d’une lecture anticipée de ce travail stimulant.
  • [11]
    R.M. Dessi, [2004].
  • [12]
    Pour tout ce qui suit, voir les différentes études de cas réunies par E. Crouzet-Pavan, [2003].
  • [13]
    E. Crouzet-Pavan, [1992].
  • [14]
    D. Ciampoli et T. Szabo, [1992].
  • [15]
    G. Pampaloni, [1973].
  • [16]
    Pour tout ce qui suit, A. Vauchez, [1995], H.-C. Peyer, [1998], D. Webb, [1996],
  • [17]
    P. Golinelli, dans I. Heullant-Donat, [2000].
  • [18]
    A. I. Pini, [1999].
  • [19]
    H. C. Peyer, [1998].
  • [20]
    P. Golinelli, 1999.

Les villes italiennes ont non seulement établi de nouveaux types de relations sociales, mais elles ont contribué à façonner une culture du citoyen qui mêlait leçons d’urbanité et éducation politique. Certes, on chercherait en vain dans toute la période un miroir du citoyen, comme on trouve des miroirs des princes dans les régimes monarchiques contemporains. Nonobstant cette absence, les traces d’une spécificité du fait urbain et de son mode de fonctionnement ne manquent pas dans la production savante du temps, littéraire ou artistique. Cette société urbaine si violemment inégalitaire est en même temps une société qui élabore une doctrine de la vie civique, puisant aux sources religieuses comme aux autorités intellectuelles reconnues.
Pour être précis, deux niveaux sont à saisir : le plus facile, en un certain sens, est celui de la production normative, qui donne la mesure de l’élaboration progressive du sentiment d’appartenir à une communauté civique. Il est plus facile à saisir, disais-je, car il s’illustre dans des ouvrages nombreux : chroniques urbaines, traités du bon gouvernement, doctrines juridiques, religion civique aussi, avec le culte des saints locaux.
Mais il est un second niveau de la culture de la ville, nettement moins aisé à appréhender. Il est alors question de ces valeurs typiquement urbaines, dont tous les citoyens sont si fiers et qui les différencient des ruraux. Cette urbanité, dans le sens de « politesse de la ville » et plus largement dans la façon de vivre les relations sociales, n’est saisissable qu’à travers des indices fugaces…


Date de mise en ligne : 01/09/2025

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