Chapitre IX. L’Église et la ville : convergences et tensions
- Par Patrick Gilli
Pages 297 à 342
Citer ce chapitre
- GILLI, Patrick,
- Gilli, Patrick.
- Gilli, P.
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- Gilli, P.
- Gilli, Patrick.
- GILLI, Patrick,
Notes
- [1]
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[2]
Voir les différentes contributions sur l’argument dans M. Haines et L. Riccetti, [1996].
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[3]
P. Boucheron, [2000].
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[4]
M. Miller, [2003].
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[5]
M. Ronzani, [1986].
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[6]
Pour tout ce qui suit, E. Hubert, [1999].
-
[7]
A.I. Pini, [1999].
-
[8]
C. Caby, [1999].
-
[9]
C. Caby, 2000].
-
[10]
G. M. Cantarella, V. Polonio, R. Rusconi, [2001].
-
[11]
A. Vauchez, [1987].
-
[12]
L. Paolini, [2002],
-
[13]
L. Paolini, 1999.
-
[14]
M. P. Alberzoni, 1998.
-
[15]
A. Vauchez, 1993].
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[16]
A. Thompson, [1992].
-
[17]
A. Vauchez, [2001].
-
[18]
C. Caby, [2004].
-
[19]
Ibid.
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[20]
J. Chiffoleau, [2004],
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[21]
C. Caby, 2004.
Bourgeonnement associatif, ingéniérie administrative, organisation fiscale, essor économique, dans chacun de ces domaines, la présence des clercs a été occasionnellement évoquée. À dire vrai, la puissance sociale comme le rôle spirituel de l’Église ne sauraient être minorés pour comprendre la dynamique urbaine italienne. Société de marchands, émergence d’une véritable question sociale, luttes politiques aboutissant à de profondes déchirures civiques, toutes ces questions interpellaient les clercs chargés d’encadrer ce monde des villes profondément inégalitaire et changeant. Si l’on ajoute que la culture civique et l’identité urbaine venaient très souvent se mêler à l’exaltation d’une originalité religieuse locale, on comprend que les institutions ecclésiales eurent une influence décisive aussi bien dans l’organisation topographique et matérielle de la cité que dans la prise en charge des besoins spirituels ou idéologiques, voire dans l’analyse des relations sociales entendues comme expression de l’amor patriae et de la caritas. De part en part de la société urbaine, le poids de l’Église n’est en rien réductible à une superstructure idéologique, en quelque sorte extérieure et surimposée à la vie sociale.
Dans le même temps, l’émergence d’une culture politique urbaine, le rôle des laïques dans l’Église et leurs nouvelles exigences spirituelles venaient heurter l’ordonnancement de la société chrétienne tel qu’issu péniblement de la réforme grégorienne. À peine sortie de cet effort sans précédent de réorganisation des relations entre le pouvoir religieux et le pouvoir temporel, l’Église devait affronter en Italie une situation périlleuse où l’autorité épiscopale censément revigorée par la réforme se trouvait en butte à l’action de la commune et où l’intensification des échanges venait questionner le modèle d’une perfection chrétienne assimilée à la fuite du monde et au monachisme réformé…
Date de mise en ligne : 01/09/2025
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