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Valoriser les compétences en langue maternelle : l’ELAL d’Avicenne

Pages 109 à 122

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  • Simon, A.
(2021). Valoriser les compétences en langue maternelle : l’ELAL d’Avicenne. Dans
  • S. Legrand
  • et S. Torregrosa
Transmission(s) autour des tout-petits : Des psychologues s’interrogent (p. 109-122). érès. https://doi.org/10.3917/eres.legra.2021.01.0109.

  • Simon, Amalini.
« Valoriser les compétences en langue maternelle : l’ELAL d’Avicenne ». Transmission(s) autour des tout-petits Des psychologues s’interrogent, érès, 2021. p.109-122. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/transmissions-autour-des-tout-petits--9782749271231-page-109?lang=fr.

  • SIMON, Amalini,
2021. Valoriser les compétences en langue maternelle : l’ELAL d’Avicenne. In :
  • LEGRAND, Servane
  • et TORREGROSA, Sylvie,
Transmission(s) autour des tout-petits Des psychologues s’interrogent. Toulouse : érès. 1001 bébés, p.109-122. DOI : 10.3917/eres.legra.2021.01.0109. URL : https://shs.cairn.info/transmissions-autour-des-tout-petits--9782749271231-page-109?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.legra.2021.01.0109


Notes

  • [1]
    A. Bentolila, « Le goût de l’autre », L’autre. Cliniques, cultures et sociétés, vol. 9, n° 2, 2008, p. 187-194.
  • [2]
    R. Kochmann, « Y a-t-il une langue maternelle dans la salle ? », Langue française, n° 54, 1982, p. 119-128.
  • [3]
    Ibid.
  • [4]
    G. Lüdi, B. Py (1986), Être bilingue, Berne, Peter Lang, Éditions scientifiques européennes, 2003.
  • [5]
    O. Reveyrand-Coulon, A. Diop-Ben Geloune, « Désir de langue, désir de mère : la transmission dans la migration », Les cahiers de l’infantile, n° 5, Langue(s) maternelles, 2006, p. 87-102.
  • [6]
    D. Rezzoug, « Langue maternelle, migration et développement précoce », dans M.R. Moro, R. Riand, V. Plard, Psychopathologie du bébé et de sa famille, Grenoble, La pensée sauvage, 2010, p. 233-242.
  • [7]
    Ibid.
  • [8]
    O. Mitrofanova, Y. Decherieva, « La langue maternelle : sources, limites et perspectives », Perspectives, Unesco, vol 17, n° 63, 1987, p. 499-506.
  • [9]
    R. Berthelier, « Adaptation sociale, adaptation scolaire », dans A. Yahyaoui, Troubles du langage et de la filiation chez le Maghrébin de la deuxième génération, Grenoble, La pensée sauvage, 1988.
  • [10]
    Ibid.
  • [11]
    R. Berthelier, op. cit. ; F. Rosenbaum, Approche transculturelle des troubles de la communication. Langage et migration, Paris, Masson, 1997.
  • [12]
    L. Anooshian, P. Hertel, « Emotionality in free recall: Language specificity in bilingual memory », Cognition & Emotion, vol 8, n° 6, 1994, p. 503-514.
  • [13]
    A. Aycicegi, C. Harris, « Bilinguals’recall and recognition of emotion words », Cognition and Emotion, vol 18, n° 7, 2004, p. 977-987.
  • [14]
    S. Kim, D. Starks, « The role of emotions in L1 attrition: The case of Korean-Englis late bilinguals in New Zealand », International Journal of Bilingualism, vol 12, n° 4, 2008.
  • [15]
    C. Harris, A. Aycicegi et coll., « Taboo and emotion words elicit greater autonomic reactivity in a first language than in a second language », Applied Psycholinguistics, n° 4, 2003, p. 561-578.
  • [16]
    A. Pavlenko, « Bilingalism and emotions », Multilingua, n° 21, 2002, p. 45-78.
  • [17]
    M. Bond, Tat-Ming Lai, « Embarrassment and code-switching into a second language », The Journal of Social Psychology, vol. 126, n° 2, 1986, p.179-186.
  • [18]
    Cité par S. Kim, D. Starks, « The role of emotions in L1 attrition: The case of Korean-English late bilinguals in New Zealand », op. cit.
  • [19]
    Cité par D. Rezzoug, S. de Plaen, M. Bensekhar-Bennabi, M.R. Moro, « Bilinguisme chez les enfants de migrants, mythes et réalités », Le français aujourd’hui, n° 158, Enseigner les langues d’origine, 2007, p. 61-68.
  • [20]
    M.R. Moro, « L’enfant exposé », Nouvelle revue d’ethno-psychiatrie, vol. 12, 1989, p. 69-84.
  • [21]
    A. Tabouret-Keller, « Langue maternelle et langue étrangère : de l’existence à la communication. Questions en vue d’une psychologie clinique du bilinguisme », dans M. Sguan, Enseñanza en dos lenguas y resultados escolares, Publications de l’université de Barcelone, 1985, p. 171- 182.
  • [22]
    Ibid.
  • [23]
    A. Blackledge , A. Pavlenko, « Negotiation of identities in multilingual contexte », International Journal of Bilingualism, vol. 5, n° 3, p. 243-257.
  • [24]
    M. Kail, L’acquisition du langage, Paris, Puf, 2015.
  • [25]
    M.R. Moro, D. Rezzoug, M. Bennabi-Bensekhar, A. Simon, H. Camara, L. Rakotomalala et coll., Manuel de l’elal -d’Avicenne©, Florence, Giunti Eurotest, 2017.
  • [26]
    Ibid.
  • [27]
    S. Di Meo, Évaluation pluridisciplinaire des troubles du langage oral chez les enfants de migrants consultant au centre du langage de l’hôpital Avicenne à Bobigny : place de la bilingualité et des facteurs transculturels, thèse de médecine, Paris 5 Descartes, 2010.
  • [28]
    A. Simon, H. Camara, A. Rizzi, « Le contre-transfert langagier », Soins pédiatrie-puériculture, vol. 64, n° 836, 2019, p. 29-32.

Il n’est plus nécessaire aujourd’hui de démontrer l’importance de la langue maternelle dans le développement de l’enfant. Plusieurs recherches valorisent la transmission de la langue maternelle, que ce soit aux niveaux identitaire, linguistique, cognitif, transgénérationnel. Nous nous proposons de partir de l’importance de la langue maternelle et du bilinguisme, afin de présenter un outil inédit en France : l’elal d’Avicenne (Évaluation langagière pour allophones et primo-arrivants).
La notion de langue maternelle est chargée de plusieurs connotations. C’est une notion qui prête souvent à confusion et soulève des difficultés de définition au niveau psycholinguistique. En outre, elle montre toute sa complexité quand on la traite dans le cadre des familles migrantes.
Le terme « maternelle » renvoie d’une façon générale à la mère. Comme le souligne A. Bentolila, langue maternelle ne signifie pas seulement la langue parlée par la mère, mais, bien plus encore, la langue apprise par la mère.
Selon Kochmann, cette notion peut désigner trois éléments, chacun d’eux suffirait à assurer une telle désignation :
– la langue parlée par l’un des géniteurs, en principe la mère ;
– la langue parlée dans le pays où l’on est né ;
– la langue pour laquelle celui qui parle manifeste un sentiment d’appartenance plus marqué que pour les autres langues qu’il pratiquerait.
Cependant, Kochmann nous rappelle qu’on ne peut pas accorder le même statut à la langue maternelle dans un pays où l’unilinguisme est la norme et dans un pays où le plurilinguisme est la règle…


Date de mise en ligne : 23/09/2021

https://doi.org/10.3917/eres.legra.2021.01.0109

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