Sony Labou Tansi
Une écriture de la décomposition impériale
- Par Xavier Garnier
Lettres du Sud
2015
254 pages
Citer cet ouvrage
- GARNIER, Xavier,
- Garnier, Xavier.
- Garnier, X.
Présentation
À partir d’une lecture critique de l’œuvre de l’écrivain congolais Sony Labou Tansi (1947-1995), cette étude se propose d’analyser la façon dont la littérature peut tirer parti de la circulation d’énergies au sein des espaces impériaux. Si la colonisation fut bien un phénomène mondial, les différents empires ont déployé des nappes spatiales différenciées, qui n’obéissent ni au principe d’intériorité nationale, ni à celui de mise en connexion globale, mais à des dynamiques de spatialisation encore actives aujourd’hui.
Le déploiement des empires coloniaux, qui a été vécu par les conquérants comme d’enthousiasmantes ouvertures d’espace, a eu comme envers l’expérience faite par les colonisés d’un effondrement de leurs lieux de vie. Le souffle de cet effondrement est une contre-énergie, un principe de décomposition, qui ne cesse de remonter de la périphérie aux centres impériaux, et dont la littérature de Sony Labou Tansi témoigne merveilleusement. La tonalité apocalyptique de son écriture, qui « invente un poste de peur dans ce vaste monde qui fout le camp », naît de l’expérience de ceux qui sont condamnés à parler depuis des lieux de relégation. C’est depuis une Afrique postcoloniale en voie de décomposition que cet auteur interpelle le monde pour le rappeler à l’espoir et au sens de l’humain.
Sommaire
Première partie. La gueule
Deuxième partie. Le ventre
Troisième partie. L’esprit
Date de parution : 29/01/2015
Date de mise en ligne : 27/07/2022
ISBN 9782811113698
https://doi.org/10.3917/kart.garni.2015.01Cet ouvrage est en accès conditionnel
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