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3. Écrire au bord du trou

Pages 69 à 97

Citer ce chapitre


  • Garnier, X.
(2015). 3. Écrire au bord du trou. Sony Labou Tansi : Une écriture de la décomposition impériale (p. 69-97). Karthala. https://shs.cairn.info/sony-labou-tansi--9782811113698-page-69?lang=fr.

  • Garnier, Xavier.
« 3. Écrire au bord du trou ». Sony Labou Tansi Une écriture de la décomposition impériale, Karthala, 2015. p.69-97. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/sony-labou-tansi--9782811113698-page-69?lang=fr.

  • GARNIER, Xavier,
2015. 3. Écrire au bord du trou. In : Sony Labou Tansi Une écriture de la décomposition impériale. Paris : Karthala. Lettres du Sud, p.69-97. URL : https://shs.cairn.info/sony-labou-tansi--9782811113698-page-69?lang=fr.

Notes

  • [1]
    La formule, maintes fois répétée, sert de titre du quatrième chapitre du Commencement des douleurs.
  • [2]
    Cf. Ranajit Guha, Dominance without Hegemony: History and power in colonial India, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1997. Guha s’appuie sur une analyse de Gramsci qui introduit la notion de subalternisme à propos de l’Italie méridionale (voir Cahiers de prison (Cahiers 19-29), Paris, Gallimard, « Bibliothèque de philosophie », 1992. Voir également l’article « Quelques thèmes de la question méridionale » écrit en octobre 1926, consultable en ligne en traduction française : http://www.marxists.org/francais/gramsci/works/1926/10/gramsci_19261000.htm).
  • [3]
    L’Anté-peuple, p. 33-34.
  • [4]
    Le Coup de vieux, L’hors d’œuvre, sc. 1, p. 25.
  • [5]
    Machin la Hernie, p. 110.
  • [6]
    Ibid., p. 51.
  • [7]
    Le Coup de vieux, L’hors d’œuvre, sc. 1, p. 24.
  • [8]
    Tchicaya U Tam’si, « Portrait d’un écrivain par un autre », dans Équateur, n° 1, p. 10.
  • [9]
    Les Sept solitudes de Lorsa Lopez, p. 23-24.
  • [10]
    Qu’ils le disent, qu’elles le beuglent, sc. 1, Scène calcaire, p. 10.
  • [11]
    Ibid., sc. 1, Scène calcaire, p. 7.
  • [12]
    Machin la Hernie, p. 123.
  • [13]
    « À quand la vie », dans L’Autre monde, p. 129.
  • [14]
    Le Coup de vieux, « L’hors d’œuvre », sc. 1, p. 13.
  • [15]
    « L’image », Équateur, n° 1, p. 56.
  • [16]
    Ibid., p. 57.
  • [17]
    Cette question du terrorisme sera directement abordée dans le chapitre 5.
  • [18]
    Les Yeux du volcan, p. 45.
  • [19]
    Les Yeux du volcan, p. 54-55.
  • [20]
    Les Yeux du volcan, p. 159.
  • [21]
    Phyllis Clark, « Passionnate engagements: a reading of Sony Labou Tansi’s private ancestral shrine », Research in African Literatures 31.3, 2000, p. 39-68.
  • [22]
    Les Yeux du volcan, p. 44.
  • [23]
    Cette dernière observation est cependant à nuancer, dans la mesure où de nombreuses divergences semblent être progressivement apparues à l’intérieur du mcddi entre Sony Labou Tansi et les partisans de Kolelas.
  • [24]
    Texte cité par Phyllis Clark, op. cit., p. 55-56.
  • [25]
    Sony Labou Tansi, « La planète des signes », dans L’Autre monde. Écrits inédits, Paris, Revue Noire Éditions, 1997, p. 114-115.
  • [26]
    Simon Kimbangu a passé trente ans en prison avant de mourir en 1951 à la prison d’Élisabethville (actuelle Lubumbashi) ; André Matsoua a passé douze ans dans la prison de Mayama au Tchad où il est mort en 1942.
  • [27]
    Antoine m’a vendu son destin, Tableau III, sc. 7, p. 57.
  • [28]
    L’Anté-peuple, p. 90.
  • [29]
    Ibid., p. 96.
  • [30]
    La Parenthèse de sang, prologue du troisième soir, p. 44.
  • [31]
    Antoine m’a vendu son destin, Tableau II, sc. 6, p. 54.
  • [32]
    Si l’on osait, on inventerait ici la notion de « chronocorps », calquée sur celle de « chronotope » chez Bakhtine.
  • [33]
    Antoine m’a vendu son destin, Tableau I, sc. 3, p. 32.
  • [34]
    Daniel Bensaïd, Walter Benjamin sentinelle messianique, Paris, Les prairies ordinaires, 2010, p. 168.
  • [35]
    « Éternel Yahvé ! […] Établis un royaume devant moi sur un rayon de douze mille kilomètres » (manuscrit de Sony Labou Tansi, cité par Phyllis Clark, op. cit., p. 53).
  • [36]
    Les Sept solitudes de Lorsa Lopez, p. 13.
  • [37]
    Cf. Gregory Bateson, « Comment penser sur un matériau ethnologique », Vers une écologie de l’esprit 1, Paris, Seuil, 1977, p. 105-121.
  • [38]
    On retrouve le même schéma dans la guerre qui oppose la Katalamanasie et le Darmellia dans La Vie et demie.
  • [39]
    Le Trou, scène 4.
  • [40]
    Le Trou, scène 8.
  • [41]
    Martin Mégevand, « Le corps et la pathologie du pouvoir dans le théâtre de Sony Labou Tansi », dans P. S. Diop et X. Garnier (dir.), Sony Labou Tansi à l’œuvre, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 83.

Plusieurs lectures critiques de l’œuvre de Sony Labou Tansi insistent sur la nécessité de tenir compte du substrat nationaliste kongo qui y serait comme encrypté. Il ne s’agira pas ici de revenir sur les nombreux éléments d’information susceptibles d’appuyer cette thèse, mais de proposer une lecture qui donne sa place à cette dimension de l’œuvre à partir d’une analyse des procédés de cryptage. S’il existe un élan nationaliste chez Sony, celui-ci est étroitement associé à la critique virulente d’un certain état du pays hérité de « ce truc à retardement » qu’est la colonisation. L’éventuel nationalisme de Sony Labou Tansi prend une forme singulière liée à une situation géopolitique qu’il résume en une formule lapidaire : « On nous a piqué cinq siècles » et nous devons partir de ce constat que la nation dont il se réclame a été occultée pendant une longue période. C’est bien évidemment à la mise sous tutelle de l’Afrique qu’il pense, depuis le premier débarquement des Portugais sur la côte atlantique de l’Afrique centrale au cours du xve siècle. Depuis ce temps, le peuple est rentré dans l’alignement des administrations coloniales et postcoloniales, dépossédé de lui-même et de toute capacité d’intervention. Comme pour de très nombreux écrivains postcoloniaux, l’humiliation de la mise sous tutelle administrative est le terreau de l’écriture nationale.De nombreuses pièces inédites, écrites au cours des années 70, mettent en scène des figures de résistants aux prises avec des régimes autoritaires…


Date de mise en ligne : 27/07/2022

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