Actes imaginatifs urbains : pratiques artistiques et ambiances en partages
- Par Marc El Samrani
Pages 97 à 108
Citer cet article
- EL SAMRANI, Marc,
- El Samrani, Marc.
- El Samrani, M.
https://doi.org/10.3917/soc.159.0097
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- El Samrani, Marc.
- EL SAMRANI, Marc,
https://doi.org/10.3917/soc.159.0097
Notes
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[1]
J. Mecarsel, Architecture et présence : entre idée, image et communication, thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication, Université de Toulon, Toulon, 2014.
-
[2]
M. de Certeau, L’Invention du quotidien. 1. Arts de faire, Gallimard, Paris, 1980, p. 174.
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[3]
A. Mons. Les lieux du sensible. Villes, hommes, images, CNRS Éditions, Paris, 2013.
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[4]
J. J. Wunenburger, L’imaginaire, Presses universitaires de France, Paris, 2003.
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[5]
A. Caron et L. Caronia, Culture mobile : les nouvelles pratiques de communication, Montréal, Presses universitaires de Montréal, 2005.
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[6]
« C’est que l’ambiance donne vie au monde environnant, le rend véritablement habitable, et renvoie à des aspects extrêmement sensibles de la condition humaine. Que serait donc un monde dépourvu d’ambiances ? Il suffit de se poser la question pour comprendre combien il convient plus que jamais de nourrir ce domaine fondamental de l’habiter et du vivre ensemble. » J.-P. Thibaud et C. Rose Duarte, Ambiances urbaines en partage. Pour une écologie sociale de la ville sensible, Metis Presses, Genève, 2013.
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[7]
En s’inspirant de ce que Husserl définit comme étant la Phantasie : « […] la description phénoménologique de la Phantasie révèle que l’acte imaginatif, loin de consister en un décrochage à l’égard du réel, purement fantaisiste, entretient avec le réel des liens étroits. La quasi-expérience de la Phantasie se caractérise alors par deux aspects essentiels : d’une part, en tant que modification reproductive, elle désigne une perception modifiée, c’est-à-dire qu’elle reproduit dans son absence même un objet pouvant faire l’objet d’une perception. Elle comporte ainsi une dimension d’attente, de prospective par laquelle elle tend à se donner son objet – sur fond d’absence. » A. Hervy, « Perception et imagination : la problématique des actes », Bulletin d’analyse phénoménologique, vol. 9, n° 1, 2013.
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[8]
L. Barakat et H. Chamussy, « Les espaces publics à Beyrouth », Géocarrefour, 2002, pp. 275-281.
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[9]
T. Paquot, « Préface », in T. Riffaud, L’espace public artisanal, Elya Éditions, Seyssinet-Pariset, 2021.
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[10]
T. Khayyat, « La rue, espace réservé : voituriers et vigiles dans les nouvelles zones de loisirs à Beyrouth », Géocarrefour, 2002, pp. 283-288.
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[11]
K. N. Hampton, O. Livio et L. Sessions, « The Social Life of Wireles Urban Spaces: Internet Use, Social Networks, and the Public Realm », Journal of Communication, 2011.
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[12]
A. Delage, « La rue : espace public, quel(s) public(s) ? », Traces. Revue de sciences humaines, 2004.
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[13]
H. Abou Raad, La (re)conquête de l’espace public dans une société multicommunautaire. L’exemple du Liban entre place publique et agora médiatique, thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication, Université Sorbonne Paris Cité, Paris, 2016.
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[14]
R. Chaker, « La “dubaïsation” de Beyrouth », in Urbanités, février 2013.
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[15]
G. Perec, Espèces d’espaces, Galilée, Paris, 2000, p. 179.
La ville est créatrice d’images qui stimulent un imaginaire collectif. Le passant la découvre au gré de ses sensations, d’une perception qui lui est propre. La ville est pour lui le théâtre de la rencontre entre le profane et le sacré, le privé et le public, l’intime et l’extime, etc., elle permet une structuration de ces rapports et de ces échanges et offre ainsi une multiplicité de scénarios alimentant plusieurs possibilités narratives à l’origine de la fabrique de ces images. Il en devient pertinent, en posant les sociabilités et les spatialités de la ville comme instituantes de ces imaginaires, de se pencher sur les possibilités qu’offre la production artistique en espace public dans la formation de nouveaux récits collectifs. Cet article étudiera deux exemples très distincts de médiations artistiques appliquées à l’espace public pour observer les modifications qu’elles apportent aux ambiances urbaines et voir si elles favorisent l’émergence de véritable spatialité urbaine en ville.
- interventions artistiques
- espaces publics
- ambiances urbaines
- imaginaires urbains
Mots-clés éditeurs : ambiances urbaines, espaces publics, imaginaires urbains, interventions artistiques
Urban imaginative acts: Artistic practices and shared ambiences
The city creates images that stimulate a collective imaginary. The passer-by discovers it according to his feelings, to a perception of his own. The city is for him, the theater of the encounter between the profane and the sacred, the private and the public, the intimate and the extimate, etc., it allows a structuring of his exchanges within the urban setting and thus offers a multiplicity of scenarios feeding several narrative possibilities. It becomes relevant, by posing the sociabilities and spatialities of the city as instituting of these imaginaries, to look into the possibilities offered by artistic production in public space in the formation of new collective narratives. This article will study two very distinct examples of artistic mediations applied to public space to observe the changes they bring to urban ambiances and see if they promote the emergence of true urban spatialities within the city.
- artistic interventions
- public spaces
- urban ambiances
- urban imaginaries
Mots-clés éditeurs : artistic interventions, public spaces, urban ambiances, urban imaginaries