Hauts fonctionnaires, élus politiques : ensemble au service de la République
- Par Valérie Pécresse
Pages 57 à 58
Citer cet article
- PÉCRESSE, Valérie,
- Pécresse, Valérie.
- Pécresse, V.
https://doi.org/10.3917/servir.540.0057
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- Pécresse, V.
- Pécresse, Valérie.
- PÉCRESSE, Valérie,
https://doi.org/10.3917/servir.540.0057
Lorsque je suis passée du Conseil d’État, juge, à l’Élysée, comme conseillère de Jacques Chirac, je n’ai pas eu le sentiment de franchir une barrière. Le trait d’union, c’était le service de la France. J’ajoute que la situation politique du pays était tendue avec une cohabitation compliquée suite à la défaite de la droite aux élections législatives et déjà la montée de l’extrême droite. C’est aussi dans ce cadre que j’ai « pris mon risque » en rejoignant un Président très affaibli pour défendre, à ses côtés, des idées auxquelles je crois.
Ensuite (puisque l’INSP affirme qu’il n’est plus une Ecole qui classe mais qui forme !), il faut une connaissance plus fine encore des réalités de terrain. À travers des immersions longues et diversifiées, d’abord dans les institutions européennes qui nous sont tellement étrangères, et pourtant tellement importantes, à Bruxelles donc, puis dans les administrations de l’État et enfin dans les collectivités locales que nos fonctionnaires connaissent si mal. Enfin, le stage dans l’entreprise me paraît indispensable pour connaître la logique du privé et les règles de bonne gestion.
Je note l’importance cruciale des compétences managériales (stratégie, finances, ressources humaines) et de conduite du changement. Les hauts fonctionnaires doivent être préparés à être des chefs d’équipe et de projets, pas seulement des producteurs de normes ou des contrôleurs de procédures.
Je déplore la disparition de « corps d’État » préfectoraux, diplomatiques etc dans lesquels se développait une véritable « éthique de mission » et une grande expertise…
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