Article de revue

Troubles psychiques et malaise social : une société sous tension

Pages 14 à 16

Citer cet article


  • Pelissolo, A.
(2025). Troubles psychiques et malaise social : une société sous tension. Servir, 538(5), 14-16. https://doi.org/10.3917/servir.538.0014.

  • Pelissolo, Antoine.
« Troubles psychiques et malaise social : une société sous tension ». Servir, 2025/5 n° 538, 2025. p.14-16. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-servir-2025-5-page-14?lang=fr.

  • PELISSOLO, Antoine,
2025. Troubles psychiques et malaise social : une société sous tension. Servir, 2025/5 n° 538, p.14-16. DOI : 10.3917/servir.538.0014. URL : https://shs.cairn.info/revue-servir-2025-5-page-14?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/servir.538.0014


Les troubles psychiques s’expliquent par une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. C’est le fameux modèle « bio-psycho-social », qui suppose une part variable de ces trois composantes, en fonction des troubles et des personnes touchées, mais aussi des interactions fortes de ces facteurs entre eux. En effet, certaines fragilités neurobiologiques peuvent d’autant plus conduire à des pathologies qu’ils sont associés à des facteurs psychologiques et socio-environnementaux défavorables. Il est donc essentiel de bien comprendre et de bien répertorier les facteurs sociaux pouvant augmenter les risques de troubles psychiques, afin si possible de les réduire et en tout cas de mieux protéger et accompagner les populations les plus vulnérables.
L’épidémiologie est claire sur le fait que les troubles psychiques sont plus fréquents chez les personnes ayant de faibles revenus ou socialement défavorisées Toutes les pathologies sont concernées, des dépressions à la schizophrénie en passant par les troubles anxieux ou les addictions. On retrouve ces inégalités sur de nombreux indicateurs, qu’il s’agisse du niveau de revenus, des types de métiers ou de la situation professionnelle, le chômage en particulier, du niveau d’étude atteint, ou encore du degré de vulnérabilité ou de stress économique qui reflète un niveau de précarité général.
Cette corrélation entre faible niveau socio-économique et risque de troubles psychiques existe dès le plus jeune âge. Une méta-analyse, incluant notamment 25 études prospectives, a montré que le fait de vivre la pauvreté dans l’enfance conduisait à multiplier au moins par deux le risque de souffrir de troubles psychiatriques, avec un impact proportionnel à la durée et à l’intensité de cette précarité économiqu…


Date de mise en ligne : 26/08/2025

https://doi.org/10.3917/servir.538.0014

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