Tendre la main aux jeunes éloignés de l’emploi public
- Par Damien Zaversnik
Pages 40 à 42
Citer cet article
- ZAVERSNIK, Damien,
- Zaversnik, Damien.
- Zaversnik, D.
https://doi.org/10.3917/servir.535.0040
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- Zaversnik, Damien.
- ZAVERSNIK, Damien,
https://doi.org/10.3917/servir.535.0040
Le service public se meurt d’une chute inédite de son attractivité, notamment auprès des jeunes. Ce constat, longtemps minoré et éludé, devient désormais une évidence. L’étude de France Stratégie publiée en décembre dernier vient illustrer ce phénomène qui ne cesse de se creuser. Depuis le début des années 2000, le nombre de candidats aux concours de la fonction publique d’État a été divisé par trois. Cette tendance se vérifie dans toutes les catégories et dans les trois fonctions publiques. Le constat est sévère, la fonction publique est menacée d’un lent effondrement faute de ne plus séduire les jeunes générations.
Une des raisons souvent avancée pour expliquer cette profonde dégradation serait le désintérêt des jeunes pour le service public. Cultivés dans le règne de l’immédiateté, les jeunes seraient devenus culturellement réticents à s’engager dans une carrière où les valeurs sont cardinales et la rémunération notoirement moins élevée qu’ailleurs. Ils seraient rétifs à l’idée du concours, synonyme d’une carrière monotone auprès d’un même employeur toute sa vie et finalement peu intéressés par la protection de l’emploi qu’offre le statut de fonctionnaire, préférant la liberté de pouvoir choisir ses propres expériences.
Ces constats conduisent fatalement à une analyse stérile sacrifiant le modèle de fonction publique sur l’autel des évolutions sociétales. Les jeunes sont considérés à tort comme un tout homogène alors que la catégorie « jeunes » recouvre une grande diversité de situations, de perceptions et de vécus différents selon l’origine sociale, la localisation géographique, etc…
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