L’Union européenne au cinéma
- Par Cyriaque Bayle
Pages 48 à 51
Citer cet article
- BAYLE, Cyriaque,
- Bayle, Cyriaque.
- Bayle, C.
https://doi.org/10.3917/servir.528.0048
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- Bayle, C.
- Bayle, Cyriaque.
- BAYLE, Cyriaque,
https://doi.org/10.3917/servir.528.0048
Notes
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[1]
Jean-Baptiste Thoret, Peter Bogdanovitch. Le cinéma comme élégie, 2018.
-
[2]
La revue Revus et corrigés indique qu’à l’occasion d’une projection du Napoléon de Gance au Royal Albert Hall de Londres en 2016, cinq mois après le vote du Brexit, « l’immense salle applaudit spontanément, comme en liesse ».
Le sujet de l’Union européenne n’a pas suscité une production cinématographique très abondante, et les cinéastes qui abordent ses institutions tombent parfois dans l’imprécision ou l’anachronisme - le récent Goliath (Frédéric Tellier, 2022) parle ainsi de « communauté européenne ». L’esprit européen travaille cependant de belles productions, qu’il s’agisse de films, de séries, ou encore d’un système de coproductions européennes dont l’éclat n’a peut-être pas entièrement pâli.
Dans ce film de Cédric Klapisch, Romain Duris incarne Xavier, étudiant de 25 ans en DEA d’économie en Erasmus à Barcelone, qui cohabite avec sept autres étudiants venus de divers pays européens : Alessandro l’Italien, Isabelle la Belge, Lars le Danois, Soldedad l’Espagnole, Tobias l’Allemand, Wendy et son frère William les Britanniques. Le film suit leurs aléas sentimentaux et met symboliquement en scène la construction européenne à l’échelle d’un appartement, rythmée par les petites frictions quotidiennes – disputes au sujet du partage de l’espace disponible dans le réfrigérateur, les quiproquos linguistiques - « Tu veux rire, tu dis « la fuck » [la fac] pour dire « l’université ? », la persistance des stéréotypes nationaux – le Britannique nargue l’Allemand par un salut nazi, les réconciliations dans les soirées arrosées en boîte, les discussions animées - quand la Belge trouve paradoxale la défense des langues régionales en Catalogne « quand on est en train de construire l’Europe ». Le « bordel innommable »…
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