La coopération technique internationale, pilier fondamental de l’intégration européenne
- Par Jérémie Pellet
Pages 45 à 47
Citer cet article
- PELLET, Jérémie,
- Pellet, Jérémie.
- Pellet, J.
https://doi.org/10.3917/servir.528.0045
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- Pellet, Jérémie.
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https://doi.org/10.3917/servir.528.0045
La politique de coopération internationale remonte à l’origine même de la Communauté économique européenne. Dès 1957, le Traité de Roma créé le Fonds Européen de Développement. En 1964, les premiers partenariats de coopération sont signés, puis élargis à l’ensemble de l’Afrique et à certains États des Caraïbes et du Pacifique.
La chute du mur de Berlin en 1989 marque un tournant pour l’Europe, générant une demande croissante d’expertise des pays d’Europe Centrale et Orientale sur des sujets complexes : transition vers une économie de marché, consolidation démocratique, modernisation des institutions. Elle a conduit la Commission européenne à diversifier ses instruments (premiers jumelages entre administrations en 1998), à accroître ses financements et à davantage travailler avec les Etats membres. Dans le même temps, ces derniers ont rationalisé leurs dispositifs internes pour répondre à cette demande : forte croissance de l’agence de coopération technique allemande (GTZ), devenue GIZ en 2011, réforme de la coopération en France en 1998 qui voit naître l’Agence française de développement sous sa forme actuelle, premiers financements européens pour les opérateurs de coopération technique des ministères français tels que l’ADETEF pour les finances ou l’ADECRI pour la sécurité sociale, tous fusionnés en 2015 au sein d’Expertise France. L’objectif est de favoriser un partenariat de pair à pair et un transfert d’expertise pour doter ces nouveaux Etats de l’acquis communautaire…
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