Article de revue

Grossman, premiers pas sur le champ de mines

Pages 152 à 155

Citer cet article


  • Verger, F.
(2024). Grossman, premiers pas sur le champ de mines. Revue des deux Mondes, Décembre(9), 152-155. https://doi.org/10.3917/rd2m.2412.0152.

  • Verger, Frédéric.
« Grossman, premiers pas sur le champ de mines ». Revue des deux Mondes, 2024/9 Décembre, 2024. p.152-155. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-9-page-152?lang=fr.

  • VERGER, Frédéric,
2024. Grossman, premiers pas sur le champ de mines. Revue des deux Mondes, 2024/9 Décembre, p.152-155. DOI : 10.3917/rd2m.2412.0152. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-9-page-152?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2412.0152


Notes

  • [1]
    Vassili Grossman, Le Peuple est immortel, traduit par Claire Delaunay et Luba Jurgenson, préface de Luba Jurgenson, édition, notes et postface de Robert Chandler et Julia Volohova, Calmann-Lévy, 2024.

On connaît bien désormais les grands traits de la vie de Vassili Grossman : des premiers romans dans les années trente, d’admirables carnets de correspondant de guerre et les trois romans qu’il en a tirés : Le Peuple est immortel en 1942, Pour une juste cause en 1952, et enfin son chef-d’œuvre, Vie et Destin, interdit, confisqué, et qui ne paraîtra qu’en 1980, hors de l’URSS, seize ans après sa mort.
La nouvelle réédition du premier (), le moins connu, est intéressante malgré sa moindre valeur artistique, ou peut-être à cause d’elle, car ses limites donnent à méditer sur l’histoire ou la littérature.
Grossman a rédigé son roman – le premier mettant en scène un conflit qui faisait rage depuis moins d’un an – d’avril à juillet 1942. Frappé par le talent exceptionnel d’évocation de la guerre dont témoignaient ses articles d’Étoile rouge, son rédacteur en chef lui avait accordé un congé pour l’écrire. Le roman, paru dans le journal en août, au moment où les Allemands semblaient devoir l’emporter à Stalingrad, connut un succès considérable. Nominé pour le prix Staline en 1943, il disparut de la liste finale pour des raisons qui posent, elles aussi, des questions intéressantes.Le roman, assez court, raconte comment, à la fin du mois d’août 1941, au moment de l’avancée allemande, un régiment soviétique surmonte, grâce à son commissaire politique Bogariov, le désarroi et le découragement, frappe les Allemands où ils ne s’y attendaient pas et échappe à l’encerclement. Grossman s’est inspiré d’un récit d’un commissaire politique, Nikola Chliapine, qu’il avait recueilli sur le front dès septembre…


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2412.0152

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