Article de revue

7 octobre 2023 : une défaite de la pensée

Pages 150 à 152

Citer cet article


  • Paoli, P.-F.
(2024). 7 octobre 2023 : une défaite de la pensée. Revue des deux Mondes, Décembre(9), 150-152. https://doi.org/10.3917/rd2m.2412.0150.

  • Paoli, Paul-François.
« 7 octobre 2023 : une défaite de la pensée ». Revue des deux Mondes, 2024/9 Décembre, 2024. p.150-152. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-9-page-150?lang=fr.

  • PAOLI, Paul-François,
2024. 7 octobre 2023 : une défaite de la pensée. Revue des deux Mondes, 2024/9 Décembre, p.150-152. DOI : 10.3917/rd2m.2412.0150. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-9-page-150?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2412.0150


Notes

  • [1]
    Le Monde d’après. 7 octobre 2023, sous la direction de Danielle Cohen-Levinas, Éditions du Cerf, 2024.
  • [2]
    Daniel Sibony, Les Non-dits d’un conflit. Le Proche-Orient après le 7 octobre, Éditions Intervalles, 2024.
  • [3]
    Gilles Kepel, Le Bouleversement du monde. L’après 7 octobre, Plon, 2024.

Comment évoquer la catastrophe qui a frappé Israël le 7 octobre 2023 et les tragédies qui se sont ensuivies à Gaza sans céder à la passion de l’invective ? C’est à cet exercice délicat que se livre Le Monde d’après. 7 octobre 2023 (), ouvrage supervisé par la philosophe Danielle Cohen-Levinas, auquel ont contribué une quarantaine d’auteurs, juifs et non juifs, parmi lesquels Haïm Korsia, Antoine Compagnon, Élie Barnavi, Monique Canto-Sperber ou la romancière Sylvie Germain. Au-delà des différences de sensibilités et d’analyse, les auteurs de ce livre, qui fut achevé au début de l’été, insistent sur la nécessité absolue de faire une distinction de nature entre les actes de barbarie planifiés du Hamas et l’action de Tsahal à Gaza, que certains n’hésitent pas à accuser de génocide en violentant le sens des mots, puisque la définition du génocide implique la volonté délibérée de détruire un groupe humain à part entière. Parmi ces contributions parfois inégales, on relèvera celle, courte mais décisive, de Dominique Schnapper, peu connue pour céder aux vertiges de la polémique : « Désormais, aux yeux de l’opinion européenne et mondiale, les morts, les responsabilités et les sorts sont au mieux également répartis, quand Israël n’est pas accusé de génocide. La spécificité du 7 octobre et la mémoire de la Shoah sont évacuées de la conscience historique des Européens […] Les féministes ont pu manifester contre des gestes déplacés de leur supérieur hiérarchique et ignorer les femmes israéliennes torturées, mutilées, violées et exposées devant une foule en liesse à Gaza…


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2412.0150

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