Article de revue

La question des « prophètes postérieurs ». Entre singularité sacrale et complexité bibliothécaire

Pages 13 à 14

Citer cet article


  • Gibert, P.
(2015). La question des « prophètes postérieurs ». Entre singularité sacrale et complexité bibliothécaire. Recherches de Science Religieuse, 103(1), 13-14. https://doi.org/10.3917/rsr.151.0013.

  • Gibert, Pierre.
« La question des “prophètes postérieurs”. Entre singularité sacrale et complexité bibliothécaire ». Recherches de Science Religieuse, 2015/1 Tome 103, 2015. p.13-14. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-recherches-de-science-religieuse-2015-1-page-13?lang=fr.

  • GIBERT, Pierre,
2015. La question des « prophètes postérieurs ». Entre singularité sacrale et complexité bibliothécaire. Recherches de Science Religieuse, 2015/1 Tome 103, p.13-14. DOI : 10.3917/rsr.151.0013. URL : https://shs.cairn.info/revue-recherches-de-science-religieuse-2015-1-page-13?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rsr.151.0013


Notes

  • [1]
    Un ensemble confirmé par un jeu de transitions le plus souvent d’artificielle explicitation entre ses différents livres.

1En réponse à une sollicitation des RSR, les quatre contributions qui constituent ce dossier ont pour but d’établir une sorte de Sitz-im-Leben à un corpus, le corpus prophétique qui par sa spécificité n’est pas aussi intégré qu’on le croie spontanément à l’intérieur de « l’Ancien Testament ». Partie prenante et constitutif de celui-ci, il n’en est pas moins distinct de ses autres grandes composantes, présentant à la différence de ces dernières un jeu d’autonomie radical puisque constituant un corpus à lui seul.

2Certes, le prophète au sens le plus générique du terme n’est pas ignoré de la synthèse historienne que présente de façon caractéristique l’ensemble qui court du Livre de la Genèse à la fin du 2e Livre des Rois [1]. Ainsi, trouve-t-on explicitement cité dans le 2e Livre des Rois (2 Rois 19sv.) le prophète Isaïe dont sont recopiés quatre chapitres de son livre (Isaïe 36-39).

3Mais faut-il rappeler qu’il s’agit là d’une seule occurrence ? Et pour retrouver ce nom et trouver celui de Jérémie, on devra se reporter aux Livres des Chroniques, à celui d’Esdras, voire aux Livres des Maccabées, des livres éminemment tardifs, en l’occurrence…

4Quant aux livres sapientiaux, on relève bien ici et là ces mêmes noms, mais principalement sinon exclusivement dans le Livre du Siracide. Et même si le terme comme générique ou allusif est assez fréquemment présent dans le corpus sapientiel, ce ne sera jamais pour y retrouver la force de précision et de signification qui ressortissent aux livres proprement prophétiques.

5Ainsi, devons-nous commencer par convenir d’un questionnement inévitable dans la mesure précisément où nous sommes en présence, dans l’Ancien Testament, à la fois d’un double sinon d’un triple ensemble dont une des composantes, les livres prophétiques (ou « prophètes postérieurs »), offre une totale autonomie de corpus. De là, la question d’une spécificité posant inévitablement question dans le cadre de l’ensemble vétérotestamentaire.

6C’est pourquoi, les quatre interventions sollicitées l’ont été pour confirmer un état des lieux qui ne peut que renforcer notre questionnement, les deux premières le faisant quasi par défaut, tandis que les deux autres, dont une provoquée en quelque sorte par une culture étrangère, la culture hellénistique, imposent, pour ainsi dire, le concept de prophète tel qu’on le reçoit désormais des livres bibliques.


Date de mise en ligne : 18/03/2015

https://doi.org/10.3917/rsr.151.0013