Compte rendu

Jacques Guilhaumou, Discours et événement. L'histoire langagière des concepts

Pages 112 à 115

Citer cet article


  • Lamizet, B.
(2007). Jacques Guilhaumou, Discours et événement. L'histoire langagière des concepts. Mots. Les langages du politique, 84(2), 112-115. https://doi.org/10.4000/mots.1083.

  • Lamizet, Bernard.
« Jacques Guilhaumou, Discours et événement. L'histoire langagière des concepts ». Mots. Les langages du politique, 2007/2 n° 84, 2007. p.112-115. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-mots-2007-2-page-112?lang=fr.

  • LAMIZET, Bernard,
2007. Jacques Guilhaumou, Discours et événement. L'histoire langagière des concepts. Mots. Les langages du politique, 2007/2 n° 84, p.112-115. DOI : 10.4000/mots.1083. URL : https://shs.cairn.info/revue-mots-2007-2-page-112?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/mots.1083


Notes

  • [1]
    On a tellement l’habitude des mots qu’on finit par oublier la plénitude du sens qu’ils introduisent dans les usages de la langue. Attardons-nous sur ce mot : porte-parole. Il s’agit de porter une parole, autrement dit, de rendre à la parole sa dimension réelle, matérielle, presque physique. Le porte-parole fait de la parole un fardeau, qui a son poids, qu’il porte dans l’espace public et dont il propose l’expérience à ceux qui l’entourent, après en avoir fait lui-même l’expérience dans son activité langagière.
  • [2]
    Lille, Presses universitaires du Septentrion.
  • [3]
    Qu’il nous soit permis de rappeler tout de même ici que Lacan appelle, justement, « parole pleine » la parole par laquelle le sujet, confronté à la matérialité de sa propre parole, prend conscience de son identité (et de ce qui lui donne sa dimension réelle : le désir) et en fait prendre conscience à l’autre dans l’expérience de la communication.

Jacques Guilhaumou, 2006, Discours et événement. L’histoire langagière des concepts, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté (Annales littéraires de l’université de Franche-Comté, série « Linguistique et sémiotique », n° 47), 241 p.
Un événement, c’est la survenue d’une discontinuité du réel qui vient rompre le continuum de l’activité symbolique. Jacques Guilhaumou, qui a une grande expérience en matière d’événements – car il est historien – et en matière de discours et de langage – car il est un analyste des pratiques langagières et de la signification –, nous propose ici une réflexion sur la naissance des concepts et sur ce que l’on peut appeler leur événementialité : leur irruption dans notre activité symbolique, philosophique ou langagière. Ce qui est important dans le concept d’événement – et c’est pourquoi les événements font l’objet de l’activité d’information et de communication des médias et des historiens –, c’est que, par la rupture même qu’ils constituent, ils nous font prendre conscience de la consistance de notre sociabilité. Confronté à la rupture que représente un événement qui, au sens propre, m’arrive, vient du dehors vers moi, je prends conscience de la continuité symbolique qui, jusqu’à cet instant, constituait mon identité – aux institutions de la médiation, ensuite, de recoudre le lien, de tisser de nouveau le continuum identitaire en y intégrant le sens de l’événement qui s’est produit.Discours et événement est une analyse d’un type particulier d’événement que l’on peut appeler « événement langagier » ; il s’interroge sur ce qui fait événement dans nos pratiques de langage et il commence par un problème tout simple : « Qu’est-ce qui nous fait parler …


Date de mise en ligne : 01/12/2008

https://doi.org/10.4000/mots.1083

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