Article de revue

Bernard Plossu, l'autorité du flou

Pages 182 à 195

Citer cet article


  • Sicard, M.
(2011). Bernard Plossu, l'autorité du flou. Médium, 27(2), 182-195. https://doi.org/10.3917/mediu.027.0182.

  • Sicard, Monique.
« Bernard Plossu, l'autorité du flou ». Médium, 2011/2 N° 27, 2011. p.182-195. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-medium-2011-2-page-182?lang=fr.

  • SICARD, Monique,
2011. Bernard Plossu, l'autorité du flou. Médium, 2011/2 N° 27, p.182-195. DOI : 10.3917/mediu.027.0182. URL : https://shs.cairn.info/revue-medium-2011-2-page-182?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/mediu.027.0182


Notes

  • [1]
    Galeria Spectrum Sotos, du 30 septembre au 27 décembre 2007. Palacio de Montemuzo, du 28 décembre 2006 au 4 février 2007.
  • [2]
    Gilles Mora, Bernard Plossu, « Rétrospective 1963-2006 », Centre national des arts plastiques, 2007.

On a voulu faire de moi le symbole du gars qui fait des flous mais je fais aussi des photos nettes. » « On a dit que j’étais un photographe méditerranéen mais je photographie partout, par tous les temps. » Bernard Plossu casse les catégories et les enfermements. Il aime les trucs, les expériences, les amis, la vie. Ce qu’il est : un chercheur de bouts du monde, luttant contre le convenu, se lançant dans la course à la démythification. De fait, Le Jardin de poussière, collection singulière d’une vingtaine de photographies petit format – 11,4 x 7,6 – aux gris superbes et d’une netteté quasi précieuse, en hommage ou référence aux daguerréotypes des débuts, côtoie les flous des corps, des trains, des dunes, des camions, des cow-boys et des cimetières de voitures. À peine étions-nous habitués aux tremblements que Plossu lançait une nouvelle provocation : après tant de vibrations, le contemplatif et la précision dérangent. Los Jardines de polvo. Desiertos. Oeste americano/Almeria est à recevoir comme une tentative d’échapper aux gardes à vue. La rupture est double : Bernard Plossu se montre non seulement apte à échapper à ses propres codes, mais encore habile à répondre à un Ansel Adams ou aux paysagistes américains canoniques œuvrant sur les mêmes terrains mais utilisant la chambre et les grands formats. Il y eut, autrefois, un Daguerre et un Turner, exacts contemporains. Pour le premier : noir, gris et blancs, miroir, exactitude et précision des contours. Pour le second : éclaboussures de couleurs, brouillages de lumières, matité, destruction des formes…


Date de mise en ligne : 22/02/2013

https://doi.org/10.3917/mediu.027.0182

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