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Compte rendu

Enjeux théologiques des parcours de formation de laïcs à la responsabilité ecclésiale

Analyse des parcours proposés par la Formation des Responsables de l’École Cathédrale (Paris) et de l’Institut de théologie pratique de l’Université catholique de l’Ouest (Angers)

Pages 103 à 105

Citer cet article


  • Molinario, J.
(2013). Enjeux théologiques des parcours de formation de laïcs à la responsabilité ecclésiale Analyse des parcours proposés par la Formation des Responsables de l’École Cathédrale (Paris) et de l’Institut de théologie pratique de l’Université catholique de l’Ouest (Angers) Lumen Vitae, LXVIII(1), 103-105. https://doi.org/10.2143/LV.00.0.0000000.

  • Molinario, Joël.
« Enjeux théologiques des parcours de formation de laïcs à la responsabilité ecclésiale : Analyse des parcours proposés par la Formation des Responsables de l’École Cathédrale (Paris) et de l’Institut de théologie pratique de l’Université catholique de l’Ouest (Angers) ». Lumen Vitae, 2013/1 Volume LXVIII, 2013. p.103-105. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-lumen-vitae-2013-1-page-103?lang=fr.

  • MOLINARIO, Joël,
2013. Enjeux théologiques des parcours de formation de laïcs à la responsabilité ecclésiale Analyse des parcours proposés par la Formation des Responsables de l’École Cathédrale (Paris) et de l’Institut de théologie pratique de l’Université catholique de l’Ouest (Angers) Lumen Vitae, 2013/1 Volume LXVIII, p.103-105. DOI : 10.2143/LV.00.0.0000000. URL : https://shs.cairn.info/revue-lumen-vitae-2013-1-page-103?lang=fr.

https://doi.org/10.2143/LV.00.0.0000000


Notes

  • [1]
    Catherine Chevalier a assuré diverses responsabilités au service de la formation chrétienne des adultes dans le diocèse de Malines-Bruxelles (jeunes, jeunes parents, animateurs pastoraux, École de la foi, formation d’animateurs de groupes bibliques) et est actuellement déléguée du Vicariat du Brabant Wallon pour la formation continue et formatrice au Centre universitaire de théologie pratique (UCL).
  • [2]
    Le jury fut composé de : Henri Derroitte, promoteur pour l’UCL, Jean-Louis Souletie, directeur pour l’Institut Catholique de Paris, Joël Morlet, docteur en sociologie pour l’ISPC, Alphonse Borras pour l’UCL et François-Xavier Amherdt, expert extérieur pour la faculté de Théologie de Fribourg.

1 Le 15 juin 2012 à l’Institut catholique de Paris, Catherine Chevalier [1] a soutenu publiquement une thèse pour l’obtention du doctorat en théologie après la présentation de ses conclusions effectuée le 30 mars à Louvain-la-Neuve. En effet, la thèse de Catherine Chevalier est le résultat d’une cotutelle entre l’école doctorale de l’Institut Catholique de Paris et la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain, à Louvain-la-Neuve. Le promoteur de la thèse pour Louvain était Henri Derroitte, le directeur pour Paris était Jean-Louis Souletie.

2 La soutenance fut un bel événement à plusieurs titres. D’abord par la qualité de la leçon doctorale et la richesse des échanges qui ont suivi, par la qualité du jury qui sut honorer le travail effectué et entrer en débat [2], par la collaboration réussie entre l’UCL et l’ICP et enfin et surtout grâce à la thèse proposée, sa pertinence, son argumentation, sa méthodologie que le jury loua par la meilleure mention summa cum laude.

3 La thèse est composée de trois parties dont la cohérence interne et la grande clarté ont été très appréciées. La première partie s’attache à un dépouillement systématique de la réflexion francophone sur la formation depuis 50 ans avec notamment une analyse de la thèse sur ce sujet de Robert Moldo dans la ligne des entretiens Vavin. La deuxième partie analyse deux parcours de formation de laïcs en France : la Formation des Responsables (École cathédrale, Paris) et celle de l’Institut de théologie pratique (UCO, Angers). Pour cela, Catherine Chevalier a mis en place un processus d’analyse sociologique des données qui croise des entretiens semi-directifs, des comptes rendus de réunions, et divers documents écrits. L’ensemble est ressaisi à l’aide des paradigmes catéchétiques de Denis Villepelet. Enfin, dans une troisième partie plus spéculative, Catherine Chevalier veut repenser la question de l’objectivité des savoirs théologiques à l’aide d’une réflexion de Denis Villepelet sur l’identité narrative (sur base de d’apports de Ricœur) et de la notion de vérité intégrale développée par Emmanuel Durand.

4 On ne peut dans notre chronique exposer l’ensemble de l’intérêt soulevé par cette thèse ni évoquer tous les débats et les diverses pistes engagées au cours de la soutenance. J’en évoquerai trois.

  • La rigueur du travail, la précision des analyses, la constitution des données et leurs traitements, la capacité à entrer dans la complexité sont exemplaires d’une recherche en théologie pratique réussie. Cette rigueur permet avec finesse de sortir des postures idéologiques qui ont marqué la formation en Église ces trente dernières années.
  • Le travail de thèse de Catherine Chevalier se présente comme un scénario. Une hypothèse est émise en début de recherche sur la différence entre les deux instituts de formation des laïcs. Ce serait la différence entre tradition et modernité, ou l’attachement à la personne vs à l’institution. Très vite, l’analyse complexe, à partir notamment des paradigmes de Denis Villepelet, permet d’éliminer cette opposition enfermante. C’est qu’il faut entrer dans la complexité pour voir que les deux instituts peinent à penser le rapport à la doctrine et au savoir théologique qu’ils gardent comme une objectivité instrumentalisée. C’est alors qu’il faut rechercher une autre manière de penser le savoir théologique en formation. Il y a donc une réelle dynamique dans la thèse qui est celle de la recherche.
  • Cette thèse est bienvenue. Il manquait un travail sur la formation des responsables en Église et en monde francophone. Le travail est fait. Il manquait aussi un travail cohérent en théologie pratique montrant comment la formation en Église est un réel lieu théologique. La chose est maintenant faite et bien faite.

5 Évidemment, le jury demanda à Catherine Chevalier s’il n’y avait pas moyen d’analyser d’autres parcours de formation, en dehors de la France ? S’il n’aurait pas été intéressant de convoquer d’autres auteurs en dehors de la France et de l’Europe.

6 Il reste que cette thèse montre comment des questions de théologies fondamentales surgissent d’une pratique ecclésiale et que l’analyse critique en théologie articulée à des sciences humaines peut aboutir à une thèse réellement éclairante. Nous attendons avec impatience la prochaine publication de cette recherche.


Date de mise en ligne : 08/12/2019

https://doi.org/10.2143/LV.00.0.0000000