Une pathologie sexuée dans le discours médical du xvie siècle : des « secrets » divulgués ?
Pages 39 à 48
Citer cet article
- BERRIOT-SALVADORE, Évelyne,
- Berriot-Salvadore, Évelyne.
- Berriot-Salvadore, É.
https://doi.org/10.3917/litt.219.0039
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- Berriot-Salvadore, É.
- Berriot-Salvadore, Évelyne.
- BERRIOT-SALVADORE, Évelyne,
https://doi.org/10.3917/litt.219.0039
Notes
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[1]
« On donnera légitimement la première place à l’homme, pour lequel la nature semble avoir engendré tout le reste, compensant toutefois ses considérables présents par un grand et cruel tribut, en sorte qu’on ne peut déterminer vraiment si elle est plutôt pour l’homme une bonne mère ou une sinistre marâtre. » (Pline l’Ancien, Histoire naturelle, éd. et trad. Stéphane Schmitt, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2013, liv. 7, 1, p. 311).
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[2]
Ambroise Paré, Les Œuvres, éd. É. Berriot-Salvadore, J. Céard, G. Pineau, Paris, Classiques Garnier, 2019, t. 1, livre II, chap. xxii « Comme l’Homme est plus excellent et parfaict que toutes les bestes ensemble », p. 358 et sv.
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[3]
Jean Liebault, Trois livres appartenant aux infirmitez et maladies des femmes, Lyon, Jacques du Puys, 1598, Au lecteur, fol. +2 v. : « Encores que le corps humain soit composé d’un artifice admirable […] si est-ce qu’il est plus foible, plus delicat, plus tendre, moins sain et plus subject à maladie que pas un corps des autres animaux. C’est pourquoy Pline se complainct fort de nature, l’appelle noverque aux hommes, et mere aux autres bestes […]. L’on cognoistra que le nombre des maladies qui affligent le corps humain, surpasse de beaucoup le nombre, non de trois cens seulemlent, mais de plusieurs myriades […]. Or ceste miserable condition sujette à tant de maladies, est plus à deplorer au corps de la femme, qu’en celuy de l’homme […] ». Nous citons d’après cette édition de 1598, disponible sur medic@, qui reprend le titre et le texte de la première (1582).
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[4]
Œuvres choisies d’Hippocrate, traduites et annotées par le Dr Daremberg, Paris, Labé, 1855, Appendice xv « Des maladies des femmes », p. 666.
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[5]
Voir Ce sont les Secres des Dames deffendus à révéler, publiés d’après des manuscrits du xve siècle, Paris, Edouard Rouveyre, 1880 ; et le mémoire de Jennifer Préfontaine, « Secrets des femmes : édition critique », Département de langue et littérature françaises, Mémoire, Université McGill, Montréal, 2006.
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[6]
En particulier Olivier Maillard, prédicateur parisien du xve siècle, qui dans ses Sermones de aventu dénonce toute cette littérature (s. 111, cité par Josèph Nève dans M. Menot, Sermons choisis, Paris, Champion, 1924, p. 37).
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[7]
Ce sont les Secres des dames, éd. cit., p. 3-4.
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[8]
Voir Dinora Corsi, « Les secrés des dames : tradition, traductions », Médiévales, Printemps 1988, no 14, p. 47-57 et Dominique Brancher, Équivoques de la pudeur. Fabrique d’une passion à la Renaissance, Genève, Droz, 2015, chap. II, p. 265-290.
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[9]
Il trattato ginecologico-pediatrico in volgare « Ad mulieres ferrarienses de regimine pregnantium et noviter natorum usque ad septennium » di Michele Savonarola, ed. Luigi Belloni, Milan, Stucchi, 1952.
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[10]
Euchaire Rodion, Des divers travaux et enfantemens des femmes, Paris, Jehan Foucher, 1536, f. ib. C’est nous qui soulignons.
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[11]
Jacques Sylvius, De la nature et utilité des moys des femmes, et de la curation des maladies qui en surviennent, Paris, Guillaume Morel, 1559, épître de Guillaume Chrestian à Diane de Poitiers.
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[12]
Ibid., p. 105.
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[13]
Ce sous-titre emprunté à l’ouvrage de Danielle Gourevitch (Le mal d’être femme. La femme et la médecine à Rome, Paris, 1984) est un hommage qui lui est rendu.
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[14]
En atteste la collection que rassemble le médecin zurichois, Gaspar Wolphius (Caspar Wolf, 1525-1601), à la demande de Conrad Gesner : son Gynæciorum sive de Mulierum affectibus commentarii publié à Bâle en 1586 chez Conrad Waldkirch, comprend huit traités dans le premier tome et neuf dans le second. Le nombre de traités en français se multiplie de même durant le xvie siècle (voir Valérie Worth-Stylianou, Les traités d’obstétrique en langue française au seuil de la modernité. Bibliographie critique, Genève, Droz, 2007). On consultera aussi avec profit le « Catalogue chronologique des médecins qui ont écrit des Traités particuliers sur les Maladies des femmes » dans Jean Astruc, Traité des maladies des femmes, t. 3, Avignon, Libraires Associés, 1763, p. 283 et sv.
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[15]
« In hoc meo libro Deo auxiliante de aegritudinibus, quę propriè milieribus accidunt, tractare intendo, et quia mulieres utplurimum sunt animalia venenosa, de morsu animalium venenosorum consequenter tractabo, et postea de anthrace, carbunculo, et fistulis […] » (Arnaldi Villanovani summi philosophie et medici excellentissimi, Praxis Medicinalis, Lyon, Jean Stratius, 1586, « Compendium medicanae practicae Arnaldi de Villa Nova », livre III, p. 111. Ou bien, Arnaldi Villanovani philosophi et medici summi, Opera omnia, Bâle, Conrad Waldkirch, 1585, « Arnaldi Villa Nova breviarii, lib. III », col. 1319).
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[16]
Le Medicine partenenti all’infermità delle donne, Venise, 1562 et 1563. Sur les apports importants de Liebault au livre de Marinello, voir V. Worth-Stylianou, op. cit., p. 259-263, et Florence Bourdon, « Jean Liébault (1535-1596), médecin hippocratique : vers la gynécologie moderne », Renaissance et Réforme, été 2010, vol. 33, no 3, p. 61-84.
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[17]
Liebault, éd. cit., « Au lecteur », fol. +3 r.
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[18]
Voir par exemple, Les secrets miracles de nature de Levin Lemne (1566) ; Les secrets et merveilles de nature de Jean-Jacques Wecker (1586) ; Les secrets du seigneur Alexis Piemontois (1557) etc. On verra sur le sujet William Eamon, Science and the Secrets of Nature. Books of Secrets in Medieval and Early Modern Culture, Princeton, Princeton University Press, 1994.
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[19]
Liebault, éd. cit., « Au lecteur », fol. +4 r.
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[20]
Paré, Les Œuvres, éd. cit., liv. XXIV, chap. lii, vol. 3, p. 2636.
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[21]
Platon, dans le Timée (90c) décrit la matrice comme un « vivant possédé du désir de faire des enfants » mais après avoir expliqué que, chez les mâles, « ce qui touche la substance des parties honteuses est insolent et autoritaire, tel un vivant rebelle au raisonnement ». Arétée de Cappadoce transmet cette conception mais en la réservant au seul organe féminin (Traité des signes, des causes et de la cure des maladies aiguës et chroniques, éd. M. L. Renaud, Paris, Lagny, 1834, liv. II, chap. xi « De la suffocation de la matrice », p. 66-67) : la matrice est un viscère féminin, ayant complètement la nature d’un animal ; c’est un animal dans l’animal. Elle est de nature errante et instable, se délectant des odeurs suaves, et fuyant les odeurs nauséabondes. Galien, quant à lui, réfute ces opinions, attribuant les mouvements de l’utérus à une réaction des ligaments et vaisseaux qui le tiennent. Sur cette controverse, voir André Du Laurens, Les Œuvres, trad. Theophile Gelée, Paris, Pierre Billaine, 1639, liv. VII, question 8 « Sçavoir si le mouvement de la Matrice est naturel ou animal », p. 359-360.
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[22]
Le miroir de la beauté et santé corporelle, Lyon, Antoine Chard, 1625, liv. V, chap. x « Du mal de la mere, autrement suffocation de matrice », p. 820.
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[23]
J. Liebault, op. cit., liv. II, chap. xl, p. 409.
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[24]
Selon le terme employé par Liebault, ibid., liv. III, chap. ii, p. 530 : « Considerez je vous prie combien de troubles, de seditions, de commandemens petulans et imperieux la matrice suscite au corps de la femme […]. »
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[25]
Voir Paré, Les Œuvres, éd. cit., liv. XXIV, chap. lii « De la suffocation de la matrice, appellee des femmes, le mal de la mere, et de ses causes », p. 2632.
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[26]
Chrestian, dans sa traduction du Livre des moys de Sylvius emploie « symptomes hysteriques » (op. cit., p. 141.). On relève aussi « hysterique » chez Liebault pour caractériser les femmes qui souffrent de « suffocation de matrice (éd. cit., p. 415).
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[27]
« La matrice reçoit toutes les superfluitez du corps (514) et est comme une cloaque (1012) » (Paré, op. cit., « Table des matieres et choses notables », p. 3416) ; « La matrice est comme la sentine et cloaque de tout le corps foeminin » (Liebault, liv. II, chap. lxvii, p. 514).
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[28]
Liebault, op. cit., liv. I, chap. ii, p. 6.
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[29]
André Du Laurens résume toutes ces croyances dans ses « Controverses anatomiques. Sçavoir si le sang menstrual est de qualité nuisible » (L’Histoire anatomique, trad. François Size, Paris, Jean Bertault, 1610, p. 844).
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[30]
Jean Fernel, [Physiologia, 1554] La Physiologie, trad. Ch. de Saint-Germain, Paris, Jean Guignard, 1655, liv. VII, chap. xi, p. 756.
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[31]
Liebault, op. cit., liv. II, chap. xxx, p. 325.
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[32]
Voir Jean Breche, Les Aphorismes d’Hippocrates, Paris, Jacques Kerver, 1552, f. 178.
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[33]
Paracelse, Œuvres complètes, trad. Grillot de Givry, Paris, 1913, t. II, p. 201 : « Le vase qui conçoit et protège l’enfant est communément désigné sous le nom de matrice, bien que la femme soit celle-ci tout entière […] c’est à cause de ce vase que la femme a été constituée, et non pour la nécessité d’aucun autre membre ou partie. »
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[34]
Liebault, op. cit., p. 6-7.
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[35]
Voir Évelyne Berriot-Salvadore, « La question du “séminisme” à la Renaissance », Histoire des sciences médicales, tome LI, 2017, no 2, p. 265-271.
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[36]
Sylvius, De la nature et utilité des moys des femmes, éd. cit., p. 258 ; Paré, op. cit., liv. XXIV, chap. lii, p. 2633 ; Liebault, op. cit., liv. I, chap. xxii « Retention de sperme ».
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[37]
Liebault, liv. II, chap. xl, p. 416.
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[38]
Sylvius, op. cit., p. 272.
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[39]
Liebault, liv. II, chap. xlv « Precipitation de matrice », p. 448.
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[40]
Ibid., liv. I, chap. iii « Le projet des choses qui seront icy traitees », p. 7-8.
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[41]
Louise Bourgeois, dite Boursier, Observations diverses sur la sterilité, perte de fruict, foecondité, accouchement et maladies des femmes et enfants nouveaux naiz, Paris, M. Mondiere, 1626, liv. II, p. 67.
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[42]
Les deux livres des épidémies et éphémérides de Guillaume de Baillou, éd. et trad. Joël Coste et Hélène Kalnin-Maggiori, Paris, Les Belles Lettres, 2021, p. 102.
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[43]
Ibid., p. 291.
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[44]
Louise Boursier allègue, dans l’Instruction à ma fille, le témoignage de « Monsieur Honoré », accoucheur reconnu, pour regretter le temps où les femmes n’auraient jamais accepté l’intervention d’un praticien : « une infinité de coquetes disent qu’elles ayment beaucoup mieux qu’aux accouchemens où l’enfant se presente bien, qu’il les accouche, qu’une femme ; cela est à present la mode » (éd. C. Winn, Genève, Droz, 2000, p. 130).
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[45]
Voir, par exemple Laurent Joubert, Erreur populaire au fait de la medecine et regime de santé, Bordeaux, S. Millages, 1578, liv. III, chap. v « Que c’est un grand abus de mepriser les maus qui vienet a raison de la groisse », p. 291.
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[46]
L’expression est de Louis de Serres qui veut montrer que les femmes stériles sont en quelque sorte bienheureuses dans leur malheur (Discours de la nature, causes, signes, et curation des empeschemens de la conception, et de la sterilité des femmes, Lyon, Antoine Chard, 1625, p. 119).
L’homme naît fragile et nu, en butte aux agressions et à nombre de maladies. C’est un motif récurrent dans le thème de la dignitas/miseria hominis qui emprunte à Pline la question d’une nature mère bénigne ou marâtre cruelle. « Homme » est alors à entendre comme « espèce humaine » ainsi que le fait Ambroise Paré dans son livre sur l’excellence de l’homme. Mais Jean Liebault, dans le traité Des maladies et infirmitez des femmes, reprend ce discours en donnant au mot « homme » un sens genré pour établir une comparaison non plus entre les diverses espèces animales mais entre l’homme et la femme. Si la condition humaine est à déplorer, combien davantage l’est-elle pour la femme ! En plus des « myriades » de maladies qui affectent l’homme et qui l’atteignent aussi, elle supporte de si nombreuses affections que, sans les joies de la maternité, elle devrait plutôt souhaiter n’être jamais venue au monde. Là se trouvent en somme justifiées, si nécessaire, des publications médicales qui prennent en compte la spécificité d’une pathologie et thérapeutique féminines. Elles s’inscrivent dans une tradition « des secrets des femmes » dont les infléchissements retiendront notre attention ici.
Sans doute le corpus hippocratique suffit-il à légitimer une littérature médicale spécialement consacrée aux pathologies féminines, puisque « le traitement des maladies des femmes diffère beaucoup de celui des maladies des hommes ». Cependant le genre des « secrets des femmes » ou des « secrets des dames » qui se développe dès l…
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