Jean-Philippe Juchs, Des guerres que aucuns nobles font entre eulx. La faide à la fin du Moyen Âge, Paris, Classiques Garnier, 2021 ; 1 vol., 765 p. (POLEN. Pouvoirs, lettres, normes, 22). ISBN : 978-2-406-11296-9. Prix : € 58,00
Pages 1085 à 1086
Citer cet article
- MASSON, Christophe,
- Masson, Christophe.
- Masson, C.
https://doi.org/10.3917/rma.303.1085
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https://doi.org/10.3917/rma.303.1085
Tirée d’une thèse de doctorat défendue en 2012 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, la présente monographie entend aborder la faide à la fin du Moyen Âge dans deux ensembles voisins, le royaume de France et la principauté impériale de Liège. Plus précisément, du fait des sources mobilisées, c’est le discours porté sur cette pratique qui est au centre des préoccupations de l’A. Pour ce faire, trois types de documents ont été sélectionnés : les ordonnances des rois de France, telles qu’éditées dans la série bien connue née au xviiie siècle (n’y retenant que les textes pour lesquels l’expression « guerre privée » a été indexée, ce qui amène peut-être à négliger des documents utiles), les arrêts et plaidoiries du Parlement de Paris et le Traité des guerres d’Awans et de Waroux, un texte narratif composé par Jacques de Hemricourt à l’extrême fin du xive siècle dans la principauté de Liège. Cette association a, entre autres, pour but d’éviter l’effet de sources qui découlerait d’une documentation uniquement produite par des institutions royales.
Ce travail repose avant tout sur une approche lexicographique (choix, récurrence ou encore cooccurrence des mots) rendue possible par la mise sur pied d’une base de données dont une bonne partie des résultats compose les riches annexes de fin de volume (p. 425–701). Un des apports d’une telle démarche est de confirmer ce que d’autres avaient déjà pu observer des investissements, essentiellement en sens contraires, de mêmes termes par des auteurs en fonction des dynamiques politico-culturelles dans lesquelles ils s’inscrivaient…