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Compte rendu

Haskins Society Journal. Studies in Medieval History, éd. Laura L. Gathagan, William North, t. 25, Woodbridge, Boydell, 2014 ; 1 vol., xiv–264 p. ISBN : 978-1-84383-946-0. Prix : € 45,00.

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  • Lachaud, F.
(2018). Haskins Society Journal. Studies in Medieval History, éd. Laura L. Gathagan, William North, t. 25, Woodbridge, Boydell, 2014 ; 1 vol., xiv–264 p. ISBN : 978-1-84383-946-0. Prix : € 45,00. Le Moyen Age, Tome CXXIV(1), X-X. https://doi.org/10.3917/rma.241.0145j.

  • Lachaud, Frédérique.
« Haskins Society Journal. Studies in Medieval History, éd. Laura L. Gathagan, William North, t. 25, Woodbridge, Boydell, 2014 ; 1 vol., xiv–264 p. ISBN : 978-1-84383-946-0. Prix : € 45,00. ». Le Moyen Age, 2018/1 Tome CXXIV, 2018. p.X-X. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2018-1-page-X?lang=fr.

  • LACHAUD, Frédérique,
2018. Haskins Society Journal. Studies in Medieval History, éd. Laura L. Gathagan, William North, t. 25, Woodbridge, Boydell, 2014 ; 1 vol., xiv–264 p. ISBN : 978-1-84383-946-0. Prix : € 45,00. Le Moyen Age, 2018/1 Tome CXXIV, p.X-X. DOI : 10.3917/rma.241.0145j. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2018-1-page-X?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.241.0145j


1 Les contributions qui composent le 25e volume du Haskins Society Journal permettent de connaître les avancées de la recherche historique sur le Moyen Âge central. Deux études toutefois portent sur le haut Moyen Âge, celle d’A. Boyle, qui propose plusieurs interprétations pour le mystérieux site d’inhumations en masse découvert en 2009 près de Weymouth (Dorset) – on peut regretter qu’il s’agisse de la seule contribution du volume dans le domaine de l’archéologie –, ainsi que l’étude de C. Twomey sur les conversions de rois dans l’œuvre de Bède : le roi sur le point d’être converti est présenté par Bède comme un cathéchumène, et c’est donc la cathéchèse, davantage que le baptême, qui représente le moment fondateur de la conversion. Des aspects très variés de l’histoire sociale, politique et culturelle sont abordés. Élisabeth van Houts s’interroge, à partir de la figure de Serlon de Bayeux, sur la destinée des fils de prêtres en Normandie, une des premières régions d’Occident où la politique qui consistait à imposer le célibat aux prêtres fut soutenue par les princes. La question de l’éducation du prince est envisagée ici à nouveaux frais par P. Byrne, qui propose une lecture originale du texte de Giraud de Barri, le Speculum duorum, en montrant que cet ouvrage tardif, qui a l’allure d’un pamphlet, comprend en fait une réflexion assez sombre sur l’échec potentiel de l’éducation à la vertu et du coup sur la légitimité du caractère héréditaire du pouvoir. Deux contributions portent sur l’exercice du pouvoir au féminin : K.E. Sjursen examine le rôle de la comtesse de Champagne Blanche de Navarre dans la défense du comté, et démontre son implication dans la guerre, et K.M. Krause souligne pour sa part le fait que les comtesses Marie de Ponthieu († 1250) et sa fille Jeanne († 1279) exercèrent pleinement un pouvoir public, quelle qu’ait été leur situation maritale.

2 Environ la moitié des contributions portent sur l’historiographie, un des domaines d’enquête les plus foisonnants depuis quelques années, et l’on ne peut que se féliciter de ce que les grandes œuvres écrites dans les décennies qui suivirent la Conquête normande et la Première croisade fassent l’objet d’analyses toujours plus fines et plus poussées. Si l’on met à part la contribution de V. Gazeau à la fin du volume sur les aléas de la figure de Guillaume le Conquérant chez les historiens français des xixe et xxe siècles, toutes les études réunies dans le volume concernent en effet la production historiographique de la fin du xie et de la première moitié du xiie siècle. M. Bull reconstitue finement la manière dont les récits de la Première croisade sont centrés sur les destinées des chefs originaires de la France du Nord, les personnalités les plus marquantes étant assimilées à cet espace même si elles sont originaires d’autres régions. Dans sa contribution sur le prieuré cathédral de Durham, C. Rozier examine les liens entre l’activité annalistique à Durham dans le premier quart du xiie siècle – que marque la personnalité de Simeon de Durham – et d’autres champs du savoir comme le comput. L’écriture de l’histoire apparaît ici comme une entreprise collective, qui reposait notamment sur la possession par le prieuré d’ouvrages comme les œuvres de Suétone ou de Trogue Pompée. J.P. Gates suit les transformations de la figure du « traître » Eadric Streona et son châtiment dans les différents récits du règne de Cnut – chez William de Malmesbury, Henry de Huntingdon et Gaimar –, jusqu’à devenir un véritable exemplum sur le rôle de la justice dans l’unité du royaume. E.A. Winkler s’interroge sur l’agenda historique de William de Malmesbury et de John de Worcester, en comparant les récits qu’ils font des règnes d’Æthelred II et de Harold, et en particulier du rôle joué par ces rois dans la défense de l’Angleterre. Enfin, c’est le texte de la Vie de saint Gilles, sans doute rédigé pour la cour royale anglaise vers la fin du xiie siècle, qui fait l’objet d’une lecture fine et originale par W.M. Hoofnagle, à la lumière du rôle de la chasse et de la forêt dans l’élaboration d’une image de la monarchie anglaise inspirée du modèle carolingien.

3 Frédérique Lachaud


Date de mise en ligne : 23/05/2019

https://doi.org/10.3917/rma.241.0145j