Thorsten W. D. MARTINI, Facetten literarischer Zorndarstellungen. Analysen aus gewählter Texte der mittelalterlichen Epik des 12. und 13. Jahrhunderts unter Berücksichtigung der Gattungsfrage, Heidelberg, Universitätsverlag Winter, 2009 ; 1 vol. in-8o, 387 p. (Beiträge sur älteren Literaturgeschichte). ISBN : 978-3-8253- 5598-2. Prix : € 48,00.
- Par Astrid Guillaume
Page XXXVII
Citer cet article
- GUILLAUME, Astrid,
- Guillaume, Astrid.
- Guillaume, A.
https://doi.org/10.3917/rma.183.0683zk
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- Guillaume, Astrid.
- GUILLAUME, Astrid,
https://doi.org/10.3917/rma.183.0683zk
Notes
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[1]
La colère dans la poésie épique, du Moyen Âge à la fin du XVIe siècle, Cahiers de Recherches médiévales et humanistes, t. 11 spécial, 2004, mis en ligne le 18 octobre 2007, http://crm.revues. org//index2002.html.
1 Cet ouvrage de 387 p. sur les différentes facettes littéraires des représentations de la colère se divise en treize parties : une introduction, un aperçu de la recherche sur les émotions en général, un autre aperçu de la recherche exclusivement axé sur la colère, les représentations philosophico-théologiques de fond sur cette question, les différentes catégories analytiques, un catalogue des genres concernés accompagnés d’un choix de textes, puis une étude de cas littéraires, où l’A. s’intéresse à des œuvres des XIIe et XIIIe siècles et, plus particulièrement, à Herzog Ernst ou la colère politique, Erec et Iwein ou la colère entre qualité et défaut, Das Eckenlied ou les affinités colériques de Dietrich von Bern, Kudrun ou la colère dans le cadre schématique de la demande en mariage, le Reinhart Fuchs ou la colère parodiée, puis une conclusion sur le sujet et, enfin, une bibliographie de dix-huit pages quasi exclusivement constituée d’ouvrages en langue allemande.
2 Dans le contexte des œuvres retenues, il s’avère que la colère est un élément central, voire constitutif des différentes intrigues, dans la mesure où les personnages n’évoluent que dans l’optique de faire valoir leur dignité, celle-ci se défendant soit par des combats contre des ennemis intérieurs ou extérieurs, des conflits ou jeux de concurrences, des maladies ou des souffrances diverses pouvant engendrer une colère, voire des colères. Dans les six œuvres, on tue, on se venge, on se bat et on juge sous l’impulsion de la colère. L’autorité et la hiérarchie passent par la colère, ce qui influe non seulement sur la structure de l’œuvre, mais également sur l’intrigue. La colère est alors perçue comme dynamique de l’intrigue permettant de faire évoluer l’histoire dans un sens ou dans un autre. Chaque œuvre présente une facette de la colère : ici elle est synonyme de manque de courtoisie, ici d’autorité, là de stratégie. Chaque œuvre, à sa façon, présente directement ou indirectement comment surmonter sa colère.
3 L’A. voulait montrer que parmi les émotions, la colère est celle qui a le plus de conséquences dans les six œuvres littéraires retenues, mais il est évident que dans d’autres œuvres tout aussi incontournables de la même époque comme Tristan und Isolde, par exemple, la colère ne joue pas un rôle aussi fondamental. C’est davantage l’amour qui dynamise le récit, la colère y est quasi absente même chez l’époux trompé, Mark, qui aurait eu pourtant toutes les raisons du monde de se mettre en colère. La présente étude est donc bien limitée à un corpus, une époque et à un genre précis.
4 Sur le plan des références bibliographiques, on déplore, comme bien souvent dans les ouvrages en langue allemande, une bibliographie prioritairement germanique, alors que des études en langue française auraient pu être citées dans ce contexte comme l’art. de B. Méniel [1], ce qui montre une fois encore que la germanistique allemande se cantonne aux études critiques de la sphère germanique, ce qui est regrettable. Une approche contrastive des recherches faites ailleurs en Europe sur cette question aurait été bienvenue ici.
5 Astrid GUILLAUME