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Compte rendu

Concordance de l’occitan médiéval (COM), sous la dir. de Peter T. RICKETTS et de Alan REED, coll. F.R.P. AKEHURST, John HATHAWAY et Cornelis VAN DER HORST, Turnhout, Brepols, 2001 ; 2 vol., 61 + 16p. et un CD-ROM (COM1). ISBN : 2-503-51159-7. Prix : € 300.

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  • Henrard, N.
(2002). Concordance de l’occitan médiéval (COM), sous la dir. de Peter T. RICKETTS et de Alan REED, coll. F.R.P. AKEHURST, John HATHAWAY et Cornelis VAN DER HORST, Turnhout, Brepols, 2001 ; 2 vol., 61 + 16p. et un CD-ROM (COM1). ISBN : 2-503-51159-7. Prix : € 300. Le Moyen Age, Tome CVIII(2), XV-XV. https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2002-2-page-XV?lang=fr.

  • Henrard, Nadine.
« Concordance de l’occitan médiéval (COM), sous la dir. de Peter T. RICKETTS et de Alan REED, coll. F.R.P. AKEHURST, John HATHAWAY et Cornelis VAN DER HORST, Turnhout, Brepols, 2001 ; 2 vol., 61 + 16p. et un CD-ROM (COM1). ISBN : 2-503-51159-7. Prix : € 300. ». Le Moyen Age, 2002/2 Tome CVIII, 2002. p.XV-XV. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2002-2-page-XV?lang=fr.

  • HENRARD, Nadine,
2002. Concordance de l’occitan médiéval (COM), sous la dir. de Peter T. RICKETTS et de Alan REED, coll. F.R.P. AKEHURST, John HATHAWAY et Cornelis VAN DER HORST, Turnhout, Brepols, 2001 ; 2 vol., 61 + 16p. et un CD-ROM (COM1). ISBN : 2-503-51159-7. Prix : € 300. Le Moyen Age, 2002/2 Tome CVIII, p.XV-XV. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2002-2-page-XV?lang=fr.

1 C’est un outil de travail exceptionnel que nous offrent ici P.T. Ricketts, A. Reed et toute l’équipe qui a travaillé avec eux.

2 Le projet, conçu il y a plus d’une trentaine d’années, était d’encoder la totalité des textes littéraires écrits en occitan, depuis le premier attesté jusqu’aux œuvres datant de la fin du XVe siècle, de manière à permettre aux chercheurs de retrouver n’importe quel mot dans son contexte. Lorsque l’entreprise sera terminée, on disposera ainsi d’une gigantesque base de données d’environ sept millions de mots. C’est aujourd’hui la première tranche du projet qui trouve son aboutissement. Vu l’ampleur de la tâche, il n’a en effet pas été possible d’envisager une publication qui aurait donné immédiatement accès à la totalité des textes du corpus. Les concepteurs ont donc décidé de diviser la base de données en trois parties. La première, qui vient de paraître, reprend la poésie lyrique des troubadours, soit plus de 2 500 pièces reprises dans les éditions critiques. Une deuxième tranche, dont la sortie devrait intervenir aux environs de 2002, contiendra les textes non lyriques en vers. Les textes en prose feront l’objet d’un troisième morceau. Si tous les textes ne sont pas encore encodés, toutes les options qui valent pour la base de données entière sont elles d’ores et déjà installées, et l’outil est donc parfaitement opératif en qui concerne le corpus lyrique.

3 La Concordance se présente sous la forme d’un CD-ROM (COM1, sur lequel se trouvent la tranche 1, le logiciel d’installation et le logiciel de recherche), d’un manuel d’installation en français et en anglais (2 x 16 p.) et d’un volume reprenant la bibliographie (61 p.). Les références aux poètes et aux pièces y suivent exactement l’index bibliographique établi dans le Répertoire métrique de Frank d’après Pillet-Carstens.

4 Le manuel d’utilisation est d’une grande clarté. L’installation est aisée, même pour des néophytes (configuration minimale requise d’après la fiche technique : un micro-ordinateur de type PC 486 DX, 50 Mhz, avec une mémoire centrale de 16 MB ; lecteur CD-ROM, vitesse 2 x minimale ; multilecteur recommandé ; Windows 95 et versions suivantes). Les options de recherche sont multiples : la consultation peut se faire sur l’ensemble du vocabulaire, en opérant par mot entier, par préfixe ou par suffixe ; on peut aussi limiter l’investigation au vocabulaire de la rime (interne ou en finale de vers, avec mentions distinctes des pourcentages d’occurrences) ; il est aussi possible de trouver un mot en association avec un autre, qu’il s’agisse de deux termes directement voisins ou que ces termes soient distants (avec un maximum de neuf mots de séparation). Les concepteurs ont choisi dès le départ de ne pas lemmatiser ; des opérateurs booléens simples à utiliser dès qu’on s’est un peu familiarisé avec le système permettent de chercher très commodément les variantes d’un mot (formes fléchies ou variantes orthographiques). Les formes sont triées alphabétiquement, avec mention de leur fréquence ; on dispose aussi d’une liste des noms propres, groupés à la fin et facilement identifiables grâce au signe @ qui les précède.

5 Une fois repérée la forme sur laquelle porte la recherche, on peut en visualiser les différents exemples dans un contexte pouvant aller jusqu’à sept vers. Pour ceux qui le désirent, une commande permet de relire la citation dans le poème complet. Une autre commande donne à tout moment accès à la bibliographie des poèmes, soit dans son ensemble, soit pour une référence en particulier, en partant alors de l’exemple donné dans son contexte ou de la pièce entière affichée à l’écran. Les résultats collectés peuvent être transférés vers un fichier ou sur une disquette grâce à la commande Disquette ; ils peuvent aussi bien sûr être imprimés. Dans le but de protéger les droits d’auteur (que le texte soit toujours sous le coup d’un copyright ou non), le système ne permet toutefois pas d’imprimer ou d’exporter des contextes de plus de sept vers (trois vers maximum de chaque côté de l’exemple), ni, a fortiori, des poèmes complets.

6 Peut-être cette description paraîtra-t-elle compliquée, mais que les utilisateurs se rassurent : le mode d’emploi est, répétons-le, didactique et très accessible, et une fois devant l’écran, tout devient encore plus simple. Dans un premier temps, nous avions pour notre part regretté que le manuel ne reproduise pas les figures très explicites que contenait le dépliant publicitaire, tant il est vrai que dans le cas des outils électroniques, un petit dessin vaut parfois mieux qu’un grand discours… On trouve toutefois sur le CD-ROM une démonstration des fonctions principales du système qui compense cette absence.

7 On imagine sans peine tous les services que pourront rendre ces Concordances, pour des enquêtes lexicales bien évidemment, mais aussi dans le cadre de recherches thématiques ou stylistiques, dans des études de versification et dans bien d’autres cas encore. Les possibilités sont immenses, et les développements technologiques mettent aujourd’hui les avantages de la forme électronique à la portée du plus grand nombre.

8 Travailleur infatigable, P.T.R. espère encore pouvoir réaliser une quatrième tranche qui permettrait d’avoir aussi accès aux variantes. Cette tranche reprendrait le contenu de tous les chansonniers des troubadours en fournissant, à côté de la version interprétative des pièces, une édition semi-diplomatique « respectant la coupure des mots tels qu’ils existent dans les manuscrits, et indiquant les fins de lignes dans les colonnes, tout en marquant, par exemple, les ratures et les formes lexicales superscrites ». Ce gros travail, qui serait sans nul doute très utile, requerra à lui seul une équipe de quatre chercheurs occupés à temps plein pendant cinq ans… On forme donc des vœux pour que P.T.R. et A.R. obtiennent tous les moyens nécessaires pour terminer l’ensemble de ce vaste projet, qui, si tout se passe bien, devrait être enfin complètement achevé et publié en 2010.
Nadine HENRARD