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Compte rendu

Contributions à l’étude de l’ancien occitan : textes lyriques et non lyriques en vers, éd. Peter T. RICKETTS, Birmingham, A.I.E.O., 2000 ; 1 vol., 118 p. (Association Internationale d’Études occitanes, 9). ISBN : 0-9512004-6-1.

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Citer cet article


  • Henrard, N.
(2002). Contributions à l’étude de l’ancien occitan : textes lyriques et non lyriques en vers, éd. Peter T. RICKETTS, Birmingham, A.I.E.O., 2000 ; 1 vol., 118 p. (Association Internationale d’Études occitanes, 9). ISBN : 0-9512004-6-1. Le Moyen Age, Tome CVIII(2), XIV-XIV. https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2002-2-page-XIV?lang=fr.

  • Henrard, Nadine.
« Contributions à l’étude de l’ancien occitan : textes lyriques et non lyriques en vers, éd. Peter T. RICKETTS, Birmingham, A.I.E.O., 2000 ; 1 vol., 118 p. (Association Internationale d’Études occitanes, 9). ISBN : 0-9512004-6-1. ». Le Moyen Age, 2002/2 Tome CVIII, 2002. p.XIV-XIV. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2002-2-page-XIV?lang=fr.

  • HENRARD, Nadine,
2002. Contributions à l’étude de l’ancien occitan : textes lyriques et non lyriques en vers, éd. Peter T. RICKETTS, Birmingham, A.I.E.O., 2000 ; 1 vol., 118 p. (Association Internationale d’Études occitanes, 9). ISBN : 0-9512004-6-1. Le Moyen Age, 2002/2 Tome CVIII, p.XIV-XIV. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2002-2-page-XIV?lang=fr.

1 Ce volume est constitué d’un ensemble de dix-neuf textes lyriques et de deux textes non lyriques en vers, qu’on pouvait lire jusqu’ici dans des éditions anciennes et généralement dépassées ; un des textes non lyriques, une paraphrase du Credo d’une quarantaine de vers, est un inédit. Pour chaque pièce sont indiquées les éditions précédentes, la liste des mss, la formule strophique (avec référence au répertoire d’I. Frank) ; l’édition est suivie d’une traduction et de notes critiques.

2 La démarche de P.T. Ricketts est liée à l’élaboration de la Concordance de l’occitan médiéval (COM) [voir compte rendu infra]. En introduisant les poèmes dans la base de données de la COM, P.T.R. a été amené à rééditer certaines œuvres, ou à encoder de nouvelles éditions encore non publiées que lui avaient transmises des collègues. L’ouvrage vise à mettre à la disposition de chacun ces matériaux. Pour ce qui est des poèmes lyriques, l’édition offre quelques menues variantes par rapport à la version qu’on peut déjà lire dans la COM1, corrections qui seront intégrées dans la base de données lors de la parution de la COM2; c’est seulement dans cette deuxième tranche – dont la sortie est prévue pour 2002-2003 – que l’on retrouvera les textes non lyriques.

3 Les troubadours qui figurent ici sont pour la plupart des minores: Arnaut Peire d’Agange (P.C. 31, 1), Bernart (tenso avec Gaulcelm, P.C. 52, 3), Bernart Tot-lo-Mon (P.C. 69, 1), Faure (tenso avec Falconet, P.C. 149, 3), Gui de Cavaillon (tenso avec Falco, P.C. 192, 2a), Guilhem Evesque (P.C. 215,1), Guionet (tenso avec Maenard Ros, P.C. 238, 1a), Peire Lunel (P.C. 289, 1, 1a, 2 et 3) et Uguet (tenso avec Reculaire, P.C. 458, 1). On pourrait s’étonner de rencontrer parmi ces noms celui de l’illustre Marcabru, dont on lit aux p. 51-57 la chanson Contra l’ivern que s’enansa (P.C. 293, 14), d’autant que l’on doit à S. Gaunt, R. Harvey et L. Paterson une toute récente édition complète du poète. Les circonstances ont fait que cette édition, parue quelques mois seulement avant la sortie de la COM1, n’a pu être utilisée pour la base de données. Dans le cas de Marcabru, les auteurs de la Concordance ont donc eu recours, en plus de la vieille édition du Dr Dejeanne, à des éditions isolées de divers poèmes (Roncaglia, Pirot, Ricketts et Hathaway…). Pour ce qui est de la pièce P.C. 293, 14, le texte et les notes de P.T.R. ont pu bénéficier sur plusieurs points du travail de Gaunt, Harvey et Paterson, mais P.T.R. prolonge de façon intéressante le débat critique en se livrant à un examen attentif et nuancé des propositions des trois éditeurs. Avec un troubadour aussi difficile à interpréter que Marcabru, il est vrai que la discussion est loin d’être finie, et la confrontation des points de vue ne manque jamais de faire progresser d’une manière ou d’une autre la compréhension des textes.

4 Aux pièces des troubadours cités plus haut s’ajoutent six chansons anonymes (P.C. 461 : 34, 76a, 128, 189, 194 et 204). En ce qui concerne les œuvres non lyriques enfin, nous avons déjà évoqué une paraphrase inédite du Credo, tirée du ms. Ashburnham 40 de la Laurentienne. Le second texte (680 alexandrins répartis en onze laisses monorimes quelquefois terminées par un vers orphelin) est Las Novas del Heretge, que l’on date de la fin du XIIIe. En fait de Novas, il s’agit plutôt d’un débat mettant en scène un hérétique cathare, Sicart de Figueiras, que le poète Izarn tente avec succès de ramener à la foi orthodoxe. Cette œuvre de propagande catholique n’avait plus plus connu de réédition complète depuis sa première publication par P. Meyer en 1879. C’est une heureuse initiative de P.T.R. que de sortir de l’oubli ces deux textes dignes d’intérêt.

5 En résumé, ce petit recueil servira aussi bien les utilisateurs de la Concordance que tous ceux qui étudient la poésie occitane médiévale.
Nadine HENRARD