Anne-Sophie Petitfils, Sébastien Ségas, Arthur Delaporte (dir.), Les Partis font-ils encore la campagne ? Les coulisses des élections municipales de 2020, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Espaces politiques », 2024. 234 p.
- Par Benjamin Riviale
Pages 138 à 141
Citer cet article
- RIVIALE, Benjamin,
- Riviale, Benjamin.
- Riviale, B.
https://doi.org/10.3917/lp.425.0138
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- Riviale, B.
- Riviale, Benjamin.
- RIVIALE, Benjamin,
https://doi.org/10.3917/lp.425.0138
Notes
-
[1]
Alexandre Dézé, Fin de parti : enquête sur le présumé déclin, Paris, Presses de Sciences Po, 2025, 296 p.
-
[2]
Michel Offerlé, « Illégitimité et légitimation du personnel politique ouvrier en France avant 1914. », Annales, 1984, no 39-4, p. 681-716.
-
[3]
Bernard Pudal, Prendre parti : pour une sociologie historique du PCF, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989.
-
[4]
Francisco Roa Bastos, « Des partis paradigmatiques : “LaPalombara & Weiner”, “Lipset & Rokkan” et la science normale du politique dans les années 1960 », Revue française de science politique, vol. 67, no 1, 2017, p. 97-119.
-
[5]
Julian Mischi, Des élus en campagne : luttes municipales dans les bourgs industriels (xxe-xxie siècles), Paris, Presses de Sciences Po, 2025.
-
[6]
Antonin Cohen, « Sur trois états du champ politique. La “parenthèse Vichy” à l’épreuve d’une analyse processuelle » dans Philippe Riutort, Philippe Juhem et Antonin Cohen (dir.), Sur l’État parlementaire. Rencontres avec Bernard Lacroix, Vulaines-sur-Seine, Éd. du Croquant, 2025, p. 346.
Les partis font-ils encore la campagne ?
L’ouvrage dirigé par Arthur Delaporte,
Anne-Sophie Petitfils et Sébastien Ségas n’est
assurément pas la première contribution à
une question de recherche devenue centrale
pour un pan entier de la science politique.
C’est du reste l’un des mérites essentiels de
ce travail collectif que de tenir ensemble
une littérature riche et cohérente (particulièrement développée en France après
l’effondrement électoral des deux principaux « partis de gouvernement » lors des
scrutins de 2017) et la focale microscopique
d’une série de monographies analysant les
transformations partisanes contemporaines.
Celles-ci se déploient sur des échelles
variées : deux contributions appréhendent
des phénomènes d’ampleur nationale, et
si cinq chapitres sont consacrés à des campagnes tenues dans des grandes villes (Paris,
Toulouse, Marseille, Strasbourg et Nantes),
la perspective d’enquête adoptée varie du
« terrain municipal » abordé au crible de
plusieurs campagnes concurrentes à l’ethnographie d’un collectif militant particulier,
dans un cas à l’échelle d’un arrondissement.
L’ouvrage défend, contre les thèses déclinistes dont le récent ouvrage d’Alexandre
Dézé objective et historicise l’émergence, la
consolidation et la félicité, la proposition
d’un relatif maintien des partis au niveau
local, malgré des apparences sur lesquelles
le brouillage des repères partisans pèse
lourdement. Il avance plus spécifiquement
la thèse stimulante d’un maintien de la centralité des partis jusque dans les processus de
contestation symbolique dont ils font l’objet,
en particulier à travers les entreprises de
« citoyennisation » (p…