Islam et politique
Au regard des formes historiques d’identification (une esquisse)
- Par Jacques Couland
Pages 73 à 85
Citer cet article
- COULAND, Jacques,
- Couland, Jacques.
- Couland, J.
https://doi.org/10.3917/lp.412.0073
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- Couland, J.
- Couland, Jacques.
- COULAND, Jacques,
https://doi.org/10.3917/lp.412.0073
Notes
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[1]
Sous des « ismes » péjoratifs : islamisme, fondamentalisme, intégrisme (ici connoté par le précédent), ou sans « isme » : islam radical, islam politique.
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[2]
Intervention de Bernard Michaux dans le débat « Marxisme et islam » (avec Hadj-Eddine Sari, porte-parole de l’Institut musulman de la mosquée de Paris, et Jacques Couland), « Le Tour du monde en 90 », n° spécial de Révolution, janvier 1991, p. 114. Pour un retour, objectif et contextuel, aux « fondateurs », cf. notamment Michèle Bertrand, Le Statut de la religion chez Marx et Engels, Éditions sociales, 1979.
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[3]
Comme nous l’avions déjà établi dans notre étude, « Islam et politique. Essai d’approche », « Islam, société et politique », dossier spécial de La Pensée, n° 229, septembre-octobre 1982. Nous n’insisterons ici que sur ce qui nous semble faire encore problème dans les travaux parus depuis, en tenant compte de quelques avancées de notre séminaire de recherche doctorale sur « L’évolution des formes d’identification et de solidarité dans l’histoire contemporaine des Arabes », plusieurs fois amené à aborder ce thème.
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[4]
« L̓intégrisme musulman et l’intégrisme de toujours (1984) », L’Islam : politique et croyance, chapitre. IX, Fayard, 1993, p. 244.
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[5]
« Gens du Livre », se réclamant d’une religion monothéiste révélée, en intersection donc avec le principe de « la promotion du Bien et du pourchas du Mal ». L’exercice de leurs pratiques cultuelles et de leurs « statuts personnels » est admis en contrepartie d’un tribut de capitation.
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[6]
Cf. les schémas théoriques proposés, autour du cas de la formation sociale française de la fin du xviiie siècle, par Régine Robin, Histoire et Linguistique, Amand Colin, 1973, p. 107-117. (On voudra bien noter sa critique des acceptions mécanistes du concept althussérien d’appareil idéologique d’État [AIE].)
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[7]
Ibidem, p. 114.
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[8]
Non pas, comme on le verra, au sens de Samir Amin qui considère le féodalisme européen comme une forme périphérique, non achevée, du mode tributaire, en contraste avec un monde arabe alors en position de centre. Cf. notamment La Nation arabe-nationalisme et luttes de classes, Minuit, 1976, p. 136.
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[9]
Maurice Godelier, L’Idéel et le matériel. Pensée, économies, sociétés, Fayard, 1984, p. 206-207.
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[10]
Deux contributions de psychologues nous auront plus particulièrement mis sur la voie : Philippe Malrieu, « Vers une recherche marxiste en psychologie », La Pensée, n° 235, sept.-oct. 1983 ; Friedhart Klix, « L’Acquisition et l’utilisation du savoir. Moyens d’exploration de l’activité de la mémoire humaine », La Pensée, n° 231, janvier-février 1983.
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[11]
Takhlîs al-Ibrîz Fi Talthîs Bâriz, rédigé en 1830 à Paris, publié en Égypte en 1834. Une traduction par Anouar Louca est maintenant accessible sous le titre L’Or de Paris, Sindbad, 1988.
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[12]
Peter Gran, Islamic Roots of Capitalism in Egypt, 1760-1840, Austin, University of Texas Press, 1979.
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[13]
Jacques Couland, « L’égypte de Muhammad « AH : transition et développement » », in Catherine Coquery-Vidrovitch, D. Hémery, J. Piel (éd.), Pour une histoire du développement. États, sociétés, développement, L’Harmattan, 1988.
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[14]
Hamdan Khodja, Le Miroir. Aperçu historique et statistique sur la régence d’Alger. Goetschy, 1833 ; Sindbad, 1985. Khayr al-Dîn al-Tûnusî, Aqwam al-Masâlik Fi Maiifat Ahwâl al-Mamâlik (La plus sûre des voies pour connaître l’état des royaumes), publié en 1867. Une version française, partiellement réécrite, en a été donnée par l’auteur (Khereddin) sous le titre : Réformes nécessaires aux États musulmans : la plus sûre direction pour connaître l’état des nations, Dupont, 1868.
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[15]
Expression empruntée à Philippe Malrieu, « Biographie et restructurations sociales », La Pensée, n° 297, janvier-mars 1994, p. 82.
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[16]
Et quand il l’est, il prend soin de se préserver de tout « panislamisme », quand ce n’est pas du « panarabisme ». Cf. par exemple « Allâl al-Fâsî qui écrit : « Mais le Maghreb, bien qu’il ait adopté l’islam comme religion et l’arabe comme langue, demeura toujours soucieux de son existence propre », al-Harakât al-Istiqlâlîya Fî al-Maghrib al-Arabî (Les mouvements d’indépendance au Maghreb arabe), Le Caire, Matba’at al-Risâla, 1948, réimpression, Tanger, A.S. Guessous, s.d. p. « A ».
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[17]
Voir à ce sujet, Mroué Hussein, « La Place du patrimoine islamique dans la pensée contemporaine », La Pensée, n° 229, p. 51.
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[18]
FLN, Charte nationale, Alger, Éditions populaires de l’armée, 1976, p. 21.
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[19]
Tîzzînî Tayyib, « Mulâhazât Awwalîya Hawla al-Usûlîya al-Islâmîya » (Premières remarques sur le fondamentalisme islamique), in al-Usûlîya al-Islâmîya Fi *Asri-nâ al-Râhin (Le Fondamentalisme islamique à notre époque), Le Caire, Livre XIII-XIV de Qadâyâ Fikriya, 1993, p. 297. Cf. aussi sur ces questions : al-Taba ‘îyaFi ‘AlamMutaghayyir (La Dépendance dans un monde changeant), Damas, Livre 3 de Jadal, 1992.
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[20]
Traboulsi Fawaz, Identités et solidarités croisées dans les conflits du Liban contemporain, thèse inédite d’histoire, Paris VIII, 1993, p. 622.
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[21]
Idem. Signalons aussi pour ses éclairages, la thèse, en voie de soutenance, de Djamel Cheridi, Changements et continuité dans l’Algérie des années 1980 : les espaces urbains de sociabilité (Histoire, Paris VII). Plus proprement consacré aux espaces religieux, cf. Rouadjia Ahmed, Les Frères et la mosquée, Karthala, 1990.
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[22]
Olivier Carré, Gérard Michaud (pseud. de Michel Seurat), Les Frères musulmans (1928-1982), Gallimard/Julliard, 1983, p. 29-31.
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[23]
Olivier Roy, « Les Nouveaux Intellectuels islamistes : essai d’approche philosophique », in Gilles Kepel, Yann Richard (dir.), Intellectuels et militants de l’islam contemporain, Seuil, 1990, p. 263-264.
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[24]
Ibidem. p. 267.
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[25]
« Intellectuels en crise dans l’égypte contemporaine », Intellectuels et militants de l’islam contemporain, op. cit., p. 222-223.
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[26]
Ibidem, p. 302.
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[27]
Muqallid Muhammad’Ali, « Usûlîyât Dînîya Am Tatarruf Siyâsî » (Fondamentalismes religieux ou extrémisme politique ?), al-Tariq (Beyrouth), n° 3, mai 1994.
L’auteur s’interroge sur le regain des formations discursives à dominante islamiste. Il rappelle les traits communautaires des formations tributaires précapitalistes, et les conséquences du colonialisme quant au passage inachevé au capitalisme et à l’individuation des rapports sociaux dans le monde arabe. La première phase des indépendances amorçait une sécularisation. Tout autant que les facteurs internes, les facteurs externes ont pour cause les crises profondes, où le discours et l’activisme islamiques trouvent leur crédibilité.
Mots-clés
- colonisation
- État-nation
- sécularisme
- islam
- intégrisme
- nationalisme
- société de classes
Mots-clés éditeurs : colonisation, État-nation, intégrisme, islam, nationalisme, sécularisme, société de classes
Islam and politics with respect to the historical forms of identification
The author questions the revival of Islamic dominated discursive formations. He recalls the community features of pre-capitalistic tributary formations, as well as the consequences of colonialism regarding the unfinished passage to capitalism and to the individuation of social relations in the Arab world. The first phase of independences were starting up secularization. Just as much as internal factors, external factors created deep crises, in which islamic discourse and activism find their credibility.
Keywords
- colonization
- nation-state
- secularism
- Islam
- fundamentalism
- nationalism
- class society
Mots-clés éditeurs : class society, colonization, fundamentalism, Islam, nation-state, nationalism, secularism