Thermodynamique du commandement
- Par Brice Erbland
- et Jordan Marteau
Pages 25 à 32
Citer cet article
- ERBLAND, Brice
- et MARTEAU, Jordan,
- Erbland, Brice.
- et al.
- Erbland, B.
- et Marteau, J.
https://doi.org/10.3917/infle.059.0025
Citer cet article
- Erbland, B.
- et Marteau, J.
- Erbland, Brice.
- et al.
- ERBLAND, Brice
- et MARTEAU, Jordan,
https://doi.org/10.3917/infle.059.0025
Notes
-
[1]
Lire dans ce numéro l’article de Frédéric Jordan, « L’art de la guerre, un antidote au chaos… du champ de bataille », pp. 97-103.
-
[2]
C. von Clausewitz, De la guerre, 1832.
-
[3]
G. Haberey et H. Perot, Les Sept Péchés capitaux du chef militaire. Les plus grandes erreurs tactiques de l’Antiquité à nos jours, Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2017.
-
[4]
M. Gasnier, Un officier français. Gérard de Cathelineau, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1960.
Pour saint Thomas, l’ordre est un état naturel où les choses sont liées entre elles de manière cohérente. Et si l’univers tend naturellement vers l’ordre, c’est donc l’Homme qui sème le chaos. Mais c’est aussi lui qui rétablit l’ordre pour en imposer un « nouveau ». Le chaos apparaît alors comme une période transitoire entre deux situations stables et sensiblement distinctes.
La guerre peut parfois être assimilée au chaos ; cela serait notamment le cas d’un conflit nucléaire total. Pourtant, c’est un phénomène qui possède ses règles propres et qui est beaucoup étudié par des approches méthodiques. La doctrine française l’analyse même avec trois principes. La guerre n’est donc pas forcément le chaos, mais elle le génère forcément. Cela va dans le sens de saint Thomas, puisque l’affrontement a une durée finie, qu’il engendre naturellement un nouvel ordre, et que le but des parties engagées est bien que celui-ci leur soit favorable. Or, en pleine guerre, il est difficile d’en prévoir l’issue, car les situations de désordre sont nombreuses. C’est même parfois une crise d’ampleur qui dépasse les hommes, allant jusqu’au chaos. Alors comment faire pour imposer un ordre qui nous soit favorable et le plus rapidement possible afin de limiter le chaos et de préserver des vies humaines ?
Une ébauche de solution réside dans l’approche cartésienne qui consiste à découper le problème global de la guerre en plusieurs problèmes plus petits et plus à la portée des hommes. Il s’agit donc de diviser la guerre en différents niveaux (stratégique, opératif et tactique), ou encore en différents théâtres, de manière à la rendre plus intelligible localement…
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