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Compte rendu

Étienne Fouilloux, Bernard Hours (dir.), Les Jésuites à Lyon, XVIe-XXe siècle, Lyon, ENS Éd., 2005, 274 p.

Pages 719za à 768za

Citer cet article


  • Hilaire, Y.-M.
(2006). Étienne Fouilloux, Bernard Hours (dir.), Les Jésuites à Lyon, XVIe-XXe siècle, Lyon, ENS Éd., 2005, 274 p. Revue historique, 639(3), 719za-768za. https://doi.org/10.3917/rhis.063.0719za.

  • Hilaire, Yves-Marie.
« Étienne Fouilloux, Bernard Hours (dir.), Les Jésuites à Lyon, XVIe-XXe siècle, Lyon, ENS Éd., 2005, 274 p. ». Revue historique, 2006/3 n° 639, 2006. p.719za-768za. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-historique-2006-3-page-719za?lang=fr.

  • HILAIRE, Yves-Marie,
2006. Étienne Fouilloux, Bernard Hours (dir.), Les Jésuites à Lyon, XVIe-XXe siècle, Lyon, ENS Éd., 2005, 274 p. Revue historique, 2006/3 n° 639, p.719za-768za. DOI : 10.3917/rhis.063.0719za. URL : https://shs.cairn.info/revue-historique-2006-3-page-719za?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhis.063.0719za


1 Cet ouvrage rassemble des textes de 16 historiens sur une congrégation religieuse qui a contribué à façonner la mentalité lyonnaise et dont l’influence déborde largement le cadre lyonnais. La présence des Jésuites à Lyon pendant cinq siècles est étudiée ici sous ses aspects les plus divers : histoire locale, architecture, établissements d’enseignement et évolution de leur éducation, bibliothèque, édition, action sociale, mission au Levant. S’exerçant au moyen de trois instruments – collèges, « congrégations », retraites –, l’influence des Jésuites sur la société lyonnaise est particulièrement importante entre 1705 et 1762 et entre 1850 et 1960.

2 Pour la période contemporaine, quatre études apportent des synthèses neuves : Bruno Dumons montre comment, grâce à ses Jésuites, Lyon a été de 1880 à 1940 l’un des pôles du catholicisme intransigeant. Bernard Comte évoque ensuite la jeune génération des jésuites de Fourvière qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, a opéré une étape décisive de la réconciliation de la Compagnie avec la France républicaine et moderne en s’engageant dans la Résistance. Cette génération a également participé activement au renouveau théologique et spirituel du catholicisme contemporain, notamment lors du concile Vatican II, sujet que Dominique Avon analyse à propos de la prétendue « école » de Fourvière qui a fini par imposer aux théologiens la référence aux Pères de l’Église en deçà de la scolastique thomiste et qui a renouvelé la christologie. Enfin, Étienne Fouilloux conclut par un épilogue dans lequel il oppose la légende noire, l’antijésuitisme du XIXe siècle, à une sorte de légende rose, le philojésuitisme du XXe siècle, et il propose des explications à ce contraste.

3 Yves-Marie HILAIRE.


Date de mise en ligne : 01/01/2008

https://doi.org/10.3917/rhis.063.0719za