François Frédéric. Interprétation et dialogue chez des enfants et quelques autres : recueil d'articles 1988-1995
Lyon : Éd. de l'ENS, 2005. – 288 p. (Langages).
Page 19
Citer cet article
- MOTTIER LOPEZ, Lucie,
- Mottier Lopez, Lucie.
- Mottier Lopez, L.
https://doi.org/10.4000/rfp.661
Citer cet article
- Mottier Lopez, L.
- Mottier Lopez, Lucie.
- MOTTIER LOPEZ, Lucie,
https://doi.org/10.4000/rfp.661
François Frédéric. Interprétation et dialogue chez des enfants et quelques autres : recueil d’articles 1988-1995. Lyon : Éd. de l’ENS, 2005. – 288 p. (Langages).
L’ouvrage réunit un ensemble d’articles publiés entre 1988 et 1995 dont le trait commun est d’interroger sans relâche la relation entre le dialogue et l’interprétation. L’auteur réfute l’idée d’une « grammaire des enchaînements » qui seule caractériserait le dialogue ; il argumente, avec force et moult « mouvements », l’interprétation comme dialogisme. Ce livre témoigne de la pensée dialogique de François peut-être d’abord avec lui-même, dans ses détours, ses interrogations, ses exemples, ses références.
Dans une longue introduction de trente-sept pages, François propose un éclairage « actuel » (fin 2004) de ses articles dans une logique, dit-il, de « continuité-déplacement ». Il prend comme point de départ la question du sens qui comporte à la fois un côté « fermé » – un assignable, un dominant – et un côté « ouvert » avec des entours plus ou moins partagés, labiles, dicibles, des champs de possibilités, de ressemblances, d’interrogations… entre constance et variance, entre unité et diversité, toujours dans un processus d’interprétation dialogique. Ce faisant, l’auteur introduit des premières oppositions parmi de nombreuses autres dichotomies qu’il n’aura cesse, ensuite, de discuter et de remettre en question tout au long de son livre : physique/mental, cognition/affect, réel/irréel, générique/particulier, interne/externe, continu/variable, quotidien/scientifique, partagé/non partagé/supposé partagé… Le ton est donné : l’auteur nous livre sa pensée non dualiste et relativiste, avec le paradoxe peut-être que, pour ce faire, il s’appuie constamment sur des oppositions qu’il remet en cause mais dont il reconnaît pourtant une forme d’utilité et de permanence pour « penser le sens »…