Nouveaux regards sur la catéchèse
- Par Claude Flipo
Pages 365 à 372
Citer cet article
- FLIPO, Claude,
- Flipo, Claude.
- Flipo, C.
https://doi.org/10.3917/etu.994.0365
Citer cet article
- Flipo, C.
- Flipo, Claude.
- FLIPO, Claude,
https://doi.org/10.3917/etu.994.0365
Notes
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[1]
Les recommençants, Hors-série du Service National du Catéchuménat, Cerf, 2001.
-
[2]
Cf. Le nouvel engagement intellectuel des catholiques français, Le Figaro, 15 février 2003 : « Jamais, dans l’histoire du catholicisme français, le niveau intellectuel moyen n’a été aussi élevé », Elie Maréchal.
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[3]
Catechesi tradendae. Exhortation apostolique de Jean Paul II, 1979. Catéchisme de l’Eglise catholique, 1992, 1999. Directoire général pour la catéchèse, 1997.
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[4]
Cf. encore, le Colloque de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique, février 2003 : La catéchèse dans un monde en pleine mutation ; et l’ouvrage de Denis Villepelet (de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique, Paris), L’avenir de la catéchèse, Ed. de l’Atelier, 2003.
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[5]
Assemblée plénière 2002, Textes et documents, Bayard-Fleurus-Cerf, 2003.
-
[6]
J.-C. Dhôtel, Les origines du catéchisme moderne, Aubier, coll. Théologie, 1967.
-
[7]
Cf. Dorothée Gaujal, « La pédagogie du silence avec les enfants », Christus, avril 2002.
1Pour la première fois de son histoire, l’Eglise annonce l’Evangile à un monde sans Dieu. Depuis le Concile, nous en avons pris conscience à travers de douloureuses tensions entre les nostalgiques et les impatients. Ces débats sont dépassés, devant le phénomène massif de l’indifférence religieuse et les questions qu’elle pose à l’institution du catéchisme. Sur une population scolaire de 2 450 000 enfants, 1 033 000 étaient catéchisés lors du dernier recensement de 1994, soit 42 % d’entre eux. Aujourd’hui, ce taux s’est réduit à environ un tiers des enfants, avec une baisse régulière de plus d’un pour cent par an. Cette diminution, très variée selon les régions, est plus sensible dans les diocèses où la pratique était jusqu’ici la plus forte. Mais, désormais, il n’y a pas plus d’un Français sur cinq à penser que l’instruction religieuse de ses enfants est « très importante ». Si la moitié des 8-12 ans — l’âge du catéchisme — se disent catholiques, 13 % seulement vont à la messe une à deux fois par mois. L’inscription au catéchisme n’est plus spontanée pour bien des parents qui ont perdu leurs racines chrétiennes et qui sont réticents à aborder la question religieuse en famille. Hésitants sur leur propre foi, ayant pris de la distance par rapport à l’Eglise, ils sont souvent devenus eux-mêmes destinataires de la catéchèse lors des rencontres proposées. Comment, dès lors, transmettre la foi chrétienne à des enfants qui sont une petite minorité ou parfois seul chrétien dans leur classe ?
2Alors que l’on constate cette progressive érosion, l’institution elle-même se trouve secouée : l’image que l’on se fait d’un catéchisme régulier fréquenté par les enfants chaque semaine durant quatre ans est fortement écornée. Le travail de la mère, les déménagements, les activités de sport et de loisir, les modifications des horaires, rendent cette régularité aléatoire. D’autant qu’une augmentation du nombre d’enfants non baptisés dans les groupes de catéchèse ne facilite guère un enseignement progressif et structuré.
3Par ailleurs, c’est toute une génération de catéchistes, mères de famille et religieuses engagées « par vocation », qui laisse la place à d’autres, plus jeunes, souvent mobilisées par leur vie professionnelle et moins disponibles. Les prêtres qui accompagnaient les équipes de catéchistes ont pris de l’âge, se trouvent peu en accord avec les enfants et sont relégués dans le cultuel. Cet ensemble de difficultés, qui participent de la crise de transmission générale propre à notre temps, conduit les responsables à mettre en œuvre de nouveaux modes de regroupement, une ou deux fois par mois, le samedi ou le dimanche. Ces expériences permettent aux enfants de se retrouver en plus grand nombre, avec parents et catéchistes, autour du prêtre, dans une assemblée qui intègre enseignement et célébration. Préfigurent-elles la catéchèse de demain ?
4Ce genre de question ne peut trouver de réponse sans tenir compte d’une nouvelle donne, plus significative encore que l’érosion du catéchisme — à savoir que la catéchèse en France ne se résume plus à l’institution du catéchisme ; elle la déborde de toute part. De nombreux adultes demandent chaque année à entrer en catéchuménat (ils sont aujourd’hui plus de 9 000), au point qu’il est devenu fréquent de célébrer le baptême d’un ou plusieurs adultes au cours de la veillée pascale. Le nombre de ces baptêmes se stabilise depuis quelques années autour de 2 300. Il en est de même de la demande du sacrement de confirmation, qui ne concerne pas seulement les adolescents, mais de nombreux jeunes de 18 à 30 ans. La préparation au mariage elle-même, qui concerne chaque année environ 125 000 couples, offre bien souvent l’occasion d’une sorte de catéchèse, sans parler des « recommençants » qui retrouvent de plus en plus nombreux le chemin de l’Eglise [1], ni de la multiplication des lieux de formation pour laïcs dans les Instituts, les diocèses et les mouvements [2]. Comme le soulignait Mgr Ricard, président de la Conférence des évêques de France, lors de leur assemblée de Lourdes à la Toussaint 2002 :
Catéchèse, catéchuménat, aumôneries de jeunes, accueil d’adultes qui se remettent en route sur le plan de la foi ont pu paraître à beaucoup comme des activités adjacentes, particularisées, sectorisées dans la vie des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, ces activités doivent être au centre même des préoccupations de ces communautés.
Un chantier pour les communautés
6C’est pourquoi les évêques ont repris le dossier de la catéchèse. Au terme de leur assemblée, ils ont adressé une « Lettre à l’ensemble du Peuple de Dieu », pour appeler les communautés chrétiennes à en renouveler la pratique. Cette initiative fait suite à la « Lettre aux catholiques de France : Proposer la foi dans la société actuelle » de 1996, dans laquelle ils prenaient acte des bouleversements de la société, marquée notamment par l’émergence de l’individualisme et par le principe de la laïcité, et se déterminaient pour une pastorale de la proposition. Mais il restait à préciser comment l’inscrire dans le concret, en particulier en ce qui concerne la catéchèse.
7Pour répondre à sa nouvelle donne, ce sont désormais les communautés chrétiennes elles-mêmes qui se trouvent interrogées sur leur responsabilité ; et qui sont appelées non seulement à accueillir fraternellement enfants, jeunes et adultes, mais aussi à les accompagner dans l’expérience de la foi. La catéchèse ne peut plus, comme elle l’était dans un contexte de large adhésion à la culture chrétienne, demeurer à l’écart, comme une affaire de spécialistes. La transmission de la foi dans une culture sécularisée, qui a fait table rase de la mémoire chrétienne, suppose une plongée dans la foi d’une communauté qui vit en profondeur du mystère du Christ. « Sortir d’un en-soi de la catéchèse, afin de la réintégrer dans la vie d’une communauté chrétienne et permettre à celle-ci de catéchiser et d’être catéchisée », disaient déjà les évêques en 1991. Et le Directoire romain, tout en insistant sur une proposition « structurée et cohérente » de la foi, souligne que, plus qu’un enseignement, elle est un apprentissage de la vie chrétienne, une initiation qui vise les racines de l’expérience chrétienne et incorpore dans une communauté qui vit, célèbre et témoigne de la foi [3].
8Il s’agit donc d’aller à l’essentiel, au cœur de la foi : « Pour guider la démarche, disent les évêques, nous avons fait le choix d’aller à ce cœur tel que la veillée pascale nous le fait vivre chaque année. » Telle est la perspective que propose le document de travail élaboré au lendemain de l’assemblée de Lourdes par la Commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat, et largement diffusé depuis février dernier : « Aller au cœur de la foi, questions d’avenir pour la catéchèse ». Cet outil de travail est adressé à toutes les communautés pour les inviter à réfléchir, prendre le temps de la méditation et du dialogue, avant d’exprimer leurs réponses en vue d’un nouveau Directoire. La démarche n’est pas nouvelle : depuis le dernier Directoire qui date de 1964, le « texte de référence » de 1979 d’où sont nés les parcours catéchétiques, le document « Pierres vivantes » de 1981, le Catéchisme pour adultes de 1991, sans parler des documents romains [4], ont balisé le chemin. Ce qui est nouveau, c’est l’invitation à faire un détour, à ne pas se précipiter vers de nouvelles normes et de nouveaux parcours, mais à s’interroger d’abord sur la dimension proprement spirituelle du Mystère pascal, pour y puiser l’inspiration d’une autre démarche. Ainsi, dans ce document, la catéchèse n’est considérée qu’à travers le prisme de la vigile pascale, comme paradigme de l’expérience chrétienne. Contempler le sommet de la montagne ne permet-il pas de choisir le sentier qui y conduit ?
9Pourquoi ce choix ? Mgr Dubost, président de la Commission, l’exprime avec une conviction fervente :
La Vigile pascale est dans notre histoire la meilleure expression de l’Alliance entre Dieu et l’homme, elle est une présentation organique et complète de la foi, elle est comme la mère de la liturgie, elle fonde une relecture de toute la Bible, elle est par essence communautaire, elle permet à chacun d’exprimer son engagement personnel, elle est une école de symbolisme, elle arme, par les exorcismes, pour le combat spirituel, elle fait le lien entre la liturgie juive et la liturgie chrétienne, mais surtout elle inscrit chacun de nous dans le cosmos et dans l’histoire du monde, le place dans la nouvelle création et lui donne mission d’être saint, en attendant l’aurore, au cœur de nos nuits [5].
11Reprenant les quatre étapes de la Veillée pascale : la célébration de la lumière du Christ et l’écoute des grands textes bibliques de l’histoire du salut, le baptême introduit par l’intercession des saints, l’engagement à renoncer au mal et la profession de foi, enfin la prière eucharistique, ce guide prend appui sur leur dimension initiatique pour poser un regard neuf sur la catéchèse et ses enjeux. Chaque étape suscite une série de questions sur le lien vivant qui relie la catéchèse à la liturgie et à la communauté croyante.
12Les auteurs du document, conscients que celui-ci resterait sans effet s’il ne rejoignait pas ses destinataires, ont appelé les équipes des services diocésains de catéchèse à une large consultation. Sept forums de deux jours, de janvier à mars 2003, à Lyon, Bordeaux, Le Mans, Salon-de-Provence, Nevers, Dijon et Soissons, ont permis de réunir chaque fois de 60 à 100 participants, venus de nombreux diocèses, sur les différents thèmes abordés par le document. Rencontre de sensibilisation, d’ouverture à des questions nouvelles, de dialogue heureux, qui font sortir de l’isolement et entrer dans la proposition. Comme l’exprimait le Père Reichert, responsable du Centre National de l’Enseignement Religieux, « on s’était habitué à se situer en techniciens et organisateurs de la catéchèse, on s’est retrouvé entre croyants, conscients d’une expérience à transmettre ».
Retour à l’initiation spirituelle
13Le chantier est en cours, exigeant, fondamental. Ce détour de la démarche catéchétique par la Vigile pascale a pour but de manifester avec force que l’initiation chrétienne est de l’ordre de l’expérience spirituelle. Non pas seulement du savoir, mais du sentir intérieur, du renouvellement de l’intelligence et du cœur. Les difficultés actuelles de la transmission nous font comprendre que la pastorale est un tout, qu’elle concerne la personne dans sa globalité, individu et communauté, et que la Parole de Dieu ne produit son fruit qu’en étant accueillie dans la profondeur de la conscience. Pendant des siècles, on a considéré la catéchèse comme l’assimilation d’un corps de doctrine : il fallait « lutter contre les erreurs du temps », « remédier à la prodigieuse ignorance », « instruire les enfants en chrétienté », et ce, grâce à l’extraordinaire bouleversement provoqué par l’invention de l’imprimerie. Mais il existait une autre tradition vénérable :
De tout temps, les mamans avaient appris les prières à leurs petits enfants ; le Moyen-Age avait attribué à chacun des douze apôtres un article du symbole ; il avait rimé les commandements de Dieu dans une cantilène qui s’est transmise jusqu’à nous ; il avait puisé aux sources patristiques les rapports entre les péchés capitaux, les vertus, les sacrements et le Pater. Et tout cela, illustré par les sculptures des portails et des chapiteaux, faisait une catéchèse qui n’avait pas besoin du livre, mais que le livre, à son heure, avait reproduite [6].
15Ce n’était pas le catéchisme que nous connaissons, bien que son contenu fût identique. On apprenait le Symbole, les commandements, la prière, les sacrements, les vertus et les vices, les fins dernières, non dans un livre, mais par une osmose vitale, une greffe sur le tissu ecclésial. Il ne s’agit pas aujourd’hui de restaurer les pratiques du Moyen-Age, mais de mettre au jour les nouveaux chemins de l’initiation chrétienne. L’exemple des « communautés nouvelles » devrait nous avertir. Dans le même temps où nos églises se vidaient, les communautés de base se développaient. Pour ne prendre ici qu’un exemple, les Communautés de Vie Chrétienne, qui ne dépassaient pas les 800 membres en 1970, sont aujourd’hui plus de 6 000 en France. Comment expliquer ce contraste saisissant ? A la question, l’un de ses membres donnait cette réponse significative :
Voyant ce que vivent les catéchumènes, j’en ai été jaloux. Je voulais, comme eux, m’approprier la foi et la vie ecclésiale, en progressant à mon pas, par étapes, avec d’autres. C’est ce qui m’a attiré au cheminement proposé : la possibilité d’un travail sur soi, dans l’Esprit, au sein d’une équipe où l’écoute est première, qui est de l’ordre de l’expérience et de la restauration de la personne. Dans ce domaine, la paroisse propose peu, et avant la formation venant du diocèse, il faut que le terrain soit labouré, que l’eau vive puisse le traverser.
17Pour eux, la première catéchèse était restée extérieure à leur expérience adulte. Ils se voulaient recommençants.
18Il ne s’agit donc pas d’abandonner le contenu de la catéchèse, mais de l’intégrer à une initiation chrétienne, telle que la symbolise le déroulement liturgique de la Veillée pascale. C’est d’abord une initiation à la Parole de Dieu, considérée non seulement comme un savoir, mais d’abord comme une Parole qui s’adresse à l’homme et requiert son attention. Les chrétiens ont redécouvert avec joie que notre Dieu est un Dieu qui leur parle, dans l’actualité de leur histoire personnelle et collective. Et que cette parole, pour ne pas rester extérieure, a besoin d’être méditée, intériorisée, jusqu’à conduire à la prière. C’est dire que la catéchèse ne pourra être renouvelée sans que l’on découvre en même temps la valeur du silence. Comment, alors que les jeunes sont saturés de sons et d’images, mettre en œuvre une pédagogie du silence, à la façon de la célèbre leçon de silence de Maria Montessori [7] ?
19Initiation aussi à la vie dans l’Esprit. Sans doute la catéchèse doit-elle apprendre les lois de cette « république spirituelle » dont parlait l’Epître à Diognète, et donner aux jeunes les repères du discernement moral. Mais n’ont-ils pas droit à plus, à découvrir qu’ils ont reçu « l’Esprit en guise de loi », selon la belle formule de saint Thomas d’Aquin, cet Esprit saint qui attire au Christ et révèle la paternité de Dieu ? C’est dire que la catéchèse, si elle veut aller au cœur de la foi, devra aussi donner une formation première au discernement spirituel, à ce sentir intérieur de l’Esprit qui donne force et chaleur à la vie, et se manifeste comme le dynamisme de l’amour, une voix pleine d’amitié qui rappelle les paroles du Christ et les adapte à la situation de chacun. Cette voix, disait Newman, porte en elle la preuve de sa divine origine :
Mon cœur s’y attache et l’aime comme si c’était une personne pleine d’amabilité. En lui obéissant, je suis toute joyeuse ; si je suis rebelle, je me sens triste. Il me semble que je contrite ou réjouis tour à tour un ami vénéré…
21Initiation, enfin, à la vie de communion dans l’Eglise. Car la Parole et l’Esprit, que saint Irénée appelait les deux mains de Dieu, ne trouvent réellement leur dimension chrétienne que dans la communion des croyants, le corps ecclésial que le Chrit ressuscité se donne en ce monde. C’est dans ce Corps qu’habite la Parole, et elle ne se dit que dans la foi partagée. C’est sur ce Corps que l’Esprit repose, et il ne se communique à chacun qu’en étendant sa présence. Aujourd’hui encore, les chrétiens redécouvrent avec bonheur cette dimension de la communion, cette communion des saints qu’ils invoquent lors du baptême en nommant par leur nom ces frères vénérés en Christ, et à laquelle ils se sentent appelés par le chemin d’une fraternité sans frontières.
22* * *
23Le nouveau regard sur la catéchèse qu’appellent les temps présents interroge la famille ecclésiale. S’il y a actuellement crise de la transmission, n’est-ce pas d’abord parce qu’il n’y a plus de « vivre ensemble » ? Alors que les liens sociaux se sont distendus et que chacun est livré à soi-même, les jeunes, les catéchumènes, les recommençants de toute sorte trouveront-ils une place fraternelle dans la communauté, un lieu d’écoute et de parole où, avant d’être sollicités pour un service, ils puissent partager leur expérience spirituelle de la foi au point où ils en sont et de façon gratuite ? Telle est peut-être la question première : la communauté chrétienne est-elle accueillante à ces attentes si fortes ? Que doit-elle être, comment doit-elle vivre, en sorte que le Christ puisse s’en servir, comme dans ses commencements, « pour attirer à lui tous les hommes » (Jn 12,32) ? Il ne s’agit pas, pour y répondre, d’utiliser la liturgie pour faire du catéchisme ou de se focaliser sur le dimanche, ce qui serait encore une recette, mais d’enraciner l’initiation chrétienne dans le terreau d’un vivre-ensemble chrétien, dont la liturgie est une dimension fondatrice. A ce titre, c’est la communauté chrétienne elle-même qui, de nos jours, se découvre « recommençante ». C’est l’Eglise bien concrète et familière, diminuée mais bien vivante, vieille et toujours jeune, jamais découragée, l’Eglise toujours recommencée.