Article de revue

Camus en son premier roman

Une lecture d’Alice Kaplan

Pages 142 à 154

Citer cet article


  • Samama, G.
(2017). Camus en son premier roman Une lecture d’Alice Kaplan. Esprit, Juin(6), 142-154. https://doi.org/10.3917/espri.1706.0142.

  • Samama, Guy.
« Camus en son premier roman : Une lecture d’Alice Kaplan ». Esprit, 2017/6 Juin, 2017. p.142-154. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2017-6-page-142?lang=fr.

  • SAMAMA, Guy,
2017. Camus en son premier roman Une lecture d’Alice Kaplan. Esprit, 2017/6 Juin, p.142-154. DOI : 10.3917/espri.1706.0142. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2017-6-page-142?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.1706.0142


Notes

  • [1]
    Riad Sattouf, l’Arabe du futur, Paris, Allary, 2014.
  • [2]
    Alice Kaplan, En quête de l’Étranger, traduit de l’anglais par Patrick Hersant, Paris, Gallimard, 2016.
  • [3]
    Voir Guy Samama, « Cet étrange étranger », Approches, octobre 2013, p. 133-150.
  • [4]
    Voir Kamel Daoud, « La plage du siècle et ses maladies », L’Obs, 6-12 octobre 2016.
  • [5]
    Ibid., p. 92.
  • [6]
    Ibid.
  • [7]
    A. Kaplan, En quête de l’Étranger, op. cit.
  • [8]
    Ibid., p. 208-209.
  • [9]
    A. Kaplan, En quête de l’Étranger, op. cit., p. 10.
  • [10]
    A. Kaplan, En quête de l’Étranger, op. cit., p. 97.
  • [11]
    A. Kaplan, En quête de l’Étranger, op. cit., p. 27.
  • [12]
    Ibid., p. 99.
  • [13]
    Jean Dagron, Albert Camus. L’empreinte du silence, Marseille, Crilence, 2013.
  • [14]
    A. Kaplan, En quête de l’Étranger, op. cit., p. 160.
  • [15]
    Camus à Malraux, 2 septembre 1942, dans Cahier de l’Herne Camus, p. 235, cité dans A. Kaplan, En quête de l’Étranger, op. cit., p. 170.
  • [16]
    Voir A. Kaplan, Intelligence avec l’ennemi. Le procès Brasillach [2001], traduit par Bruno Poncharal, Paris, Gallimard, 2003 et Jacqueline Bouvier-Kennedy, Susan Sontag et Angela Davis, Trois Américains à Paris, traduit par Patrick Hersant, Paris, Gallimard, 2012.

L’Arabe du futur revient, titre une partie de la presse nationale au moment où paraît le troisième tome de l’autobiographie en bande dessinée de Riad Sattouf, un franco-syrien aux cheveux blonds dont la famille a déménagé en Libye, puis en Syrie où il vécut ses douze premières années. Traduit en dix-sept langues, écoulé à environ un million d’exemplaires, il rejoint presque Meursault, contre-enquête, le livre de Kamel Daoud qui bénéficia d’un accueil enthousiaste en France. Un succès qui exprime, par-delà une description de la barbarie du régime d’Hafez el-Assad, une curiosité, voire un engouement pour cette réalité arabe qui nous est si proche. Avec En quête de l’Étranger d’Alice Kaplan, c’est l’Arabe du passé qui revient.L’Étranger : nous croyions l’avoir lu, relu. Nous croyions tout connaître de ce roman écrit en six semaines, pendant l’année 1940, par un jeune homme de 29 ans.
Nous croyons même pouvoir le résumer ainsi : la mère de Meursault est morte dans un asile, il ne sait plus quand. Il se rend à son enterrement. À son retour, il passe une journée à la plage, flirte avec une jeune femme, Marie, l’emmène au cinéma. Il rédige une lettre pour un curieux voisin, Raymond Sintès, un souteneur qui veut punir sa maîtresse mauresque pour ses infidélités. Bruit à la fois sec et assourdissant de quatre coups de feu : il tue un Arabe sur une plage européenne d’Alger. Il est jugé et condamné à mort. Il attend son exécution. En prison, un aumônier lui rend visite. Meursault l’insulte et le repousse…


Date de mise en ligne : 09/06/2017

https://doi.org/10.3917/espri.1706.0142

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