Article de revue

Le Mexique, un État captif du narcotrafic

Pages 157 à 163

Citer cet article


  • Frieyro, M.
(2012). Le Mexique, un État captif du narcotrafic. Esprit, Août/septembre(8), 157-163. https://doi.org/10.3917/espri.1208.0157.

  • Frieyro, Martin.
« Le Mexique, un État captif du narcotrafic ». Esprit, 2012/8 Août/septembre, 2012. p.157-163. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2012-8-page-157?lang=fr.

  • FRIEYRO, Martin,
2012. Le Mexique, un État captif du narcotrafic. Esprit, 2012/8 Août/septembre, p.157-163. DOI : 10.3917/espri.1208.0157. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2012-8-page-157?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.1208.0157


Notes

  • [*]
    Étudiant à l’Institut d’études politiques de Lille.
  • [1]
    Cet article s’appuie sur l’ouvrage de Ioan Grillo, El narco : la montée sanglante des cartels mexicains, Paris, Buchet-Chastel, 2012, et sur les articles suivants : Roger Bartra, « La Hidra mexicana : el retorno del Pri », Letras Libres, janvier 2012 ; Jorge G. Castañeda et Héctor Aguilar Camín, « Un futuro para México », Nexos, novembre 2009 ; Eduardo Guerrero Gutiérrez, « Violencia y mafias », Nexos, septembre 2011 et « La raíz de la violencia », Nexos, juin 2011, dont nous vous proposons une traduction ici ; Enrique Krauze, « América latina : tierra de redentores », Letras Libres, octobre 2011 ; L. Medina, « La República en riesgo », Istor, juillet 2011 ; Enrique Serna, « La canción terrorista », Vuelta, juillet 2011.
  • [2]
    Ils représentaient respectivement le Parti révolutionnaire institutionnel (Pri), le Parti d’action national (Pan) qui se situe à droite de l’échiquier politique et le Parti de la révolution démocratique (Prd) de tendance sociodémocrate.
  • [3]
    E. Guerrerro Gutiérrez, « La raíz de la violencia », art. cité.
  • [4]
    Le cartel de Sinaloa et celui de Juarez tirent leur nom de leur origine géographique. La Sinaloa est une région située au nord-ouest du pays et près du « triangle d’or », qui est la zone où le pavot est cultivé. Ciudad Juarez, quant à elle, est une ville frontalière qui fait face à la ville du Paso au Texas (la troisième agglomération la plus sûre des États-Unis alors que Ciudad Juarez est, d’après le site « Urban Titan », la deuxième ville la plus dangereuse du continent). Le cartel la Barbie tient son nom du leader historique, Édgar Valdez Villarreal, dont la peau blanche, les cheveux blonds et les yeux clairs rappellent la poupée américaine. Enfin, les Zetas (Z) est un cartel dont les membres sont majoritairement issus des forces militaires. Leur nom vient du nom de code donné utilisé par le Gafe (le groupe aéromobile des forces spéciales) dont beaucoup étaient issus.
  • [5]
    I. Grillo, El narco : la montée sanglante des cartels mexicains, op. cit.
  • [6]
    Ce terme se réfère aux années 1920 et 1933 entre durant lesquels la fabrication, la vente et la consommation d’alcool étaient interdites aux États-Unis.
  • [7]
    Les imbrications entre les cartels mexicains et le(s) gouvernement(s) américain(s) sont complexes. Si la position américaine a été celle de l’interdiction, les Mexicains tiennent pour un fait acquis l’achat d’opium par le département de la Défense des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. De même, l’hypothèse d’un lien entre le financement des mouvements anticommunistes en Amérique latine, et notamment des contras au Nicaragua, et l’argent du narcotrafic existe mais les autorités américaines ont toujours formellement démenti ces informations.
  • [8]
    Cette position fut évoquée le 15 avril 2012 lors du sommet des Amériques à Carthagène des Indes, Colombie. Au cours de la rencontre, certains chefs d’État tels que Laura Chinchilla pour le Costa Rica ou Juan Manuel Santos pour la Colombie ont évoqué la possibilité d’une légalisation. Le Pérou et les États-Unis ont exprimé leur désaccord. Voir l’article d’Alma Guillermoprieto, “Drugs, the Rebellion in Cartagena”, The New York Review of Books, 7 juin 2012.
  • [9]
    I. Grillo, El narco : la montée sanglante des cartels mexicains, op. cit.
  • [10]
    J. G. Castañeda et H. Aguilar Camín, « Un futuro para México », art. cité.
  • [11]
    Voir I. Grillo, El narco : la montée sanglante des cartels mexicains, op. cit.
  • [12]
    R. Bartra, « La Hidra mexicana : el retorno del Pri », art. cité.
  • [13]
    L. Medina, « La República en riesgo », art. cité.
  • [14]
    Carlos Salinas de Gortari, Democracia republicana. Ni estado ni mercado : una alternativa ciudadana, Mexico, Tandom House Mondadori, 2010.
Français

Résumé

Les élections présidentielles viennent de ramener au pouvoir le Parti révolutionnaire institutionnel (Pri) qui a dominé sans partage le pays jusqu’en 2000. L’alternance politique a-t-elle donc été un échec ? Elle a buté sur la stratégie de lutte contre le trafic de drogue, qui a déclenché une vague de violence sans précédent. Démocratisation et répression des trafics sont-elles incompatibles ?


Date de mise en ligne : 27/08/2012

https://doi.org/10.3917/espri.1208.0157

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