Article de revue

L'État pris à contre-pied

Pages 61 à 64

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(2008). L'État pris à contre-pied. Esprit, Décembre(12), 61-64. https://doi.org/10.3917/espri.812.0061.

« L'État pris à contre-pied ». Esprit, 2008/12 Décembre, 2008. p.61-64. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2008-12-page-61?lang=fr.

2008. L'État pris à contre-pied. Esprit, 2008/12 Décembre, p.61-64. DOI : 10.3917/espri.812.0061. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2008-12-page-61?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.812.0061


Notes

  • [1]
    Voir notre dossier « Dans la tourmente (1). Aux sources de la crise financière », Esprit, novembre 2008.
  • [2]
    Voir notre dossier « Qu’est-ce que le sarkozysme ? », Esprit, novembre 2007.
  • [3]
    Voir le dossier réuni à la Documentation française sur « La Réforme de l’État », Cahiers français, septembre-octobre 2008, notamment le texte synthétique de Luc Rouban : « Réformer l’État : pourquoi et pour quoi ? » et le texte comparatif de Baptiste Marsollat : « La réforme de l’État : quels enseignements étrangers ? ».
  • [4]
    Voir notre éditorial : « Impossible réforme ? », Esprit, juin 2008, disponible sur notre site www.esprit.presse.fr
  • [5]
    Voir notre dossier « Les chantiers du Grand Paris », Esprit, octobre 2008.
  • [6]
    Voir Jacques Donzelot et Renaud Epstein dans notre dossier « Des sociétés ingouvernables ? », Esprit, novembre 2005.

Après avoir été mis à contribution pour rétablir la confiance sur les marchés, les États sont maintenant appelés à initier de vastes programmes de relance pour soutenir la croissance. Mais cette double intervention de l’État dans l’économie traduit-elle un retour au keynésianisme, dessine-t-elle les contours d’un nouveau mode d’action des pouvoirs publics ou va-t-elle amplifier des évolutions déjà en cours dans la construction de nouveaux outils de gouvernement ?À l’échelle internationale, la crise a donné lieu le 14 novembre à la réunion du G20. Signe d’un élargissement (au-delà du traditionnel G7 des pays les plus développés) de la concertation économique internationale, cette rencontre entérine l’importance économique des pays émergents et tourne définitivement la page de la période d’après-1945 où Américains et Européens pouvaient seuls, ou à peu près, se partager les décisions de régulation internationale. La crise financière ne signifie pas la fin de la mondialisation, elle nous plonge au contraire dans sa pleine dimension, qui signifie aussi un nouveau partage des rôles, où les pays émergents vont désormais prendre leur part entière.À l’échelle nationale, si la crise a rappelé l’utilité des instruments d’intervention à disposition des États, le sens du « retour » de l’État reste difficile à discerner. Celui-ci fait figure de derniers recours quand tout dérape, que les repères des acteurs économiques s’effacent et que la perte de confiance risque d’amplifier tous les accidents en catastrophe générale…


Date de mise en ligne : 01/08/2012

https://doi.org/10.3917/espri.812.0061

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