Article de revue

La ville mystérieuse

Page 188

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  • Pumain, D.
(2014). La ville mystérieuse. L’Espace géographique, Tome 43(2), 188-188. https://doi.org/10.3917/eg.432.0188.

  • Pumain, Denise.
« La ville mystérieuse ». L’Espace géographique, 2014/2 Tome 43, 2014. p.188-188. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-espace-geographique-2014-2-page-188?lang=fr.

  • PUMAIN, Denise,
2014. La ville mystérieuse. L’Espace géographique, 2014/2 Tome 43, p.188-188. DOI : 10.3917/eg.432.0188. URL : https://shs.cairn.info/revue-espace-geographique-2014-2-page-188?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eg.432.0188


Description de l'image par IA : Vue aérienne d'une grande ville avec un réseau de rues et de bâtiments, entourée de plaines et d'une rivière courbée.

1Date : décembre 2013

2Lieu : inconnu

3Située sur une route de piémont, dans une région plutôt sèche, au nord-est de la chaîne himalayenne, la ville garde le mystère de son nom, donc de son histoire. Prise de 10 000 mètres d’altitude au petit matin par le hublot d’un jet sur le vol Paris-Guangzhou en décembre 2013, cette photographie n’a jusqu’ici pas permis de l’identifier, en dépit de plusieurs promenades virtuelles de reconnaissance sur les moteurs de recherche cartographique du monde. Occultés pour des raisons techniques ou stratégiques, les tracés des routes aériennes qui ailleurs affichent en temps réel la position de tous les vols autour du globe, et qui auraient permis de cibler les recherches, s’interrompent brutalement sur ces confins montagneux de la Chine.

4Cernée d’un rempart quasi circulaire qui enserre son plan orthogonal, la ville semble ancienne du fait de cette enceinte remarquablement conservée, ou bien entretenue et reconstruite ?, partiellement crénelée, faite d’un matériau de terre ou de brique de couleur ocre rosi par l’aurore. Elle est ponctuée aux quatre points cardinaux de constructions avancées semi-circulaires, aussi hautes que le mur, qui sans doute protégeaient des portes qui ne sont plus fonctionnelles aujourd’hui. D’autres passages ont été ouverts dans la muraille de terre, en haut à droite et en bas à gauche de la figure. Tout autour de la ville subsistent les traces de fossés et de bastions qui attestent d’un passé d’enjeux importants pour la mise en défens d’un tel poste isolé sur une route, et d’un royaume ou empire assez puissant pour coordonner un travail de fortification colossal.

5La ville pourrait être encore habitée si l’on en juge par quelques toits bleus dispersés ça et là dans le damier des rues et l’aspect général de bon entretien des bâtiments, visiblement plus récents que la muraille. La ville est proche d’un large fleuve de piémont qu’une route munie d’un pont traverse dans sa direction, les collines qui l’environnent sont aménagées en terrasses de culture, des parcelles de champs se discernent ça et là dans la plaine.

6Nos investigations répétées nous ont fait découvrir d’autres vestiges archéologiques d’enceintes carrées, vers les confins de la Mongolie, beaucoup moins bien conservés et d’une autre morphologie que ceux de cette mystérieuse ville. Appel fut fait en vain à des collègues archéologues pour l’identification. Les lecteurs de l’Espace géographique sauront-ils avec sagacité résoudre ce mystère ?


Date de mise en ligne : 03/12/2014

https://doi.org/10.3917/eg.432.0188