Les Américains à Boulogne-sur-Mer au XIXe siècle
- Par Guillaume Lescop
Pages 271 à 299
Citer cet article
- LESCOP, Guillaume,
- Lescop, Guillaume.
- Lescop, G.
https://doi.org/10.3917/rdn.440.0271
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- Lescop, Guillaume.
- LESCOP, Guillaume,
https://doi.org/10.3917/rdn.440.0271
Notes
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[1]
Le terme « Américain » doit d’abord être précisé. Dans les lignes qui suivent, il est employé pour tout individu provenant du continent américain et non des seuls États-Unis. Pour plus de justesse, nous mentionnerons « Étatsuniens », pour évoquer les habitants des États-Unis, et « Sud-Américains » pour évoquer le sud du continent américain. À Boulogne-sur-Mer, la culture américaine ne peut se résumer à la seule influence nord-américaine mais à une influence générale de l’ensemble du continent américain.
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[2]
G. Oustric et Y.-M. Hilaire, Histoire de Boulogne-sur-Mer, A. Lottin (dir.), Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d’Ascq, 2016, 608 p. Le livre fait la part belle aux relations anglo-boulonnaises sans évoquer nettement la place des Américains.
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[3]
J.-Ph. Priotti et G. Lescop, « Jules Huret, grand reporter au Figaro. Avènement d’un Boulonnais à Paris et à l’international » (dans ce numéro) ; G. de Bertier de Sauvigny, La France et les Français vus par les voyageurs américains 1814-1848, Paris, Flammarion, 2 vol., 1982, 1985.
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[4]
J. Raynaud, Écrivains anglais et américains en France (1864-1830), thèse de doctorat, Toulouse, Toulouse-Le-Mirail, 1995 ; M. Gallet, Marchands nord-américains en voyage en Grande-Bretagne (1776-1815) : transferts culturels et identité nationale, Thèse de doctorat, Paris, université Paris-Sorbonne, 2015.
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[5]
Une exposition a eu lieu aux archives municipales de Boulogne-sur-Mer (désormais AM Boulogne-sur-Mer) du 13 juin au 11 novembre 2017. Il en a été publié un catalogue « 1917, le moment Pershing ».
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[6]
Certains Américains ont écrit à Benjamin Franklin dans le but d’obtenir une ordonnance afin de pouvoir résider à Boulogne-sur-Mer. Voir la correspondance de ce dernier : https://founders.archives.gov/. Que Guillaume Pruvost soit ici remercié pour la découverte de ces lettres.
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[7]
N. Fouché, Benjamin Franklin et Thomas Jefferson. Aux sources de l’amitié franco-américaine (1776-1808), Paris, Michel Houdiard (éd.), 1979.
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[8]
Les Américains sont passionnés par le français depuis le xviiie siècle. Ainsi, nous pouvons retrouver les écrits en français de Voltaire, de Montesquieu ou encore de Rousseau dans les bibliothèques américaines (New York, Washington, etc.).
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[9]
AM Boulogne-sur-Mer. Division « Police », série « Générale », n° 10, feuillets « étrangers ». Exemple du cas de Louise Catherine Arnould Viller du 12 septembre 1794. Merci à Éric Ringart de m’avoir précisé cet épisode.
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[10]
Bulletin de la Société académique de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer, t. 6, p. 370-379. La communication a été faite par le docteur Émile Dutertre, alors membre de cette société. Relevons la présence de William Basset de Norfolk, John Ward de Boston, Samuel Allen d’Amérique, Édouard Gilber de Philadelphie, Wuilliame Welch de Virginie et William Ferrington de Marblehead. Cependant, les recensements de population des années 1793, 1795, 1797 et 1804 n’indiquent pas l’installation de ces derniers dans la cité boulonnaise.
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[11]
G. Sailly, Les combattants du Nord de la France pendant la guerre d’indépendance américaine, Saint-Denis, Édilivre, 2016.
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[12]
Dans le recensement de population de 1804, nous avons 3 Boulonnais en Amérique. Il s’agit de Joseph Petit, Théodore Simon et Noël Batte.
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[13]
« 1917, le moment Pershing », AM Boulogne-sur-Mer, p. 17.
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[14]
Voici la liste : Angleterre, Argentine, Brésil, Colombie, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, Grèce, Italie, Mexique, Pays-Bas, Norvège, Panama, Paraguay, Portugal, Roumanie, Suède, Uruguay, Vénézuela (F – Commerces, Liste des consulats entre 1805 et 1965, AM Boulogne-sur-Mer).
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[15]
P. D. Curtin, Cross-Cultural Trade in World History, Cambridge, Cambridge University Press, 1984.
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[16]
M. Espagne, « La notion de transfert culturel », Revue Sciences/Lettres [En ligne], 1, 2013, https://journals.openedition.org/rsl/219.
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[17]
B. Joyeux-Prunel, « Les transferts culturels : un discours de la méthode », Hypothèses, 2003, 1 (6), p. 151.
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[18]
C. Brasseur, La chambre de commerce et le port de Boulogne-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer, Société typographique et lithographique, 1903, p. 100.
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[19]
C. Bailleux, B. Loir-Chatel, « Boulogne et les Boulonnais vus par les voyageurs américains de 1815 à 1850 », Boulogne et la mer, n° 10, juillet 2006, p. 42-48.
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[20]
M. de Oliveira, « Négoce et territoire : les passeports nordistes au xixe siècle (1791-1869) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, Belin, 2001-2002, n° 48-2, p. 104-105. On fixe le prix des passeports « à l’intérieur » à 2 F, contre 10 F pour ceux « à l’étranger ».
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[21]
Pour le cas des Américains passant par Boulogne-sur-Mer, ces derniers allaient à Paris dans la grande majorité. Toutefois, il n’était pas rare qu’ils rejoignent Marseille ou Bordeaux.
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[22]
G. Oustric, « Un siècle de croissance économique (1815-1914) », A. Lottin (dir.), Histoire de Boulogne-sur-Mer, ville d’art et d’histoire, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2014, p. 232-233.
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[23]
G. Oustric, Le port de Boulogne-sur-Mer au xixe siècle, La Sentinelle, Éditions du Téméraire, 1995, p. 183.
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[24]
Une collection conséquente d’affiches faisant la promotion des « trains de plaisirs » est présente aux archives municipales de Boulogne-sur-Mer.
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[25]
D. McCullough, Le voyage à Paris. Les Américains à l’école de la France, 1830-1900, Paris, Vuibert, 2014.
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[26]
Les horaires sont affichés dans les journaux boulonnais (L’Impartial du Boulonnais) et parisiens (Le Figaro).
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[27]
D. Cooper-Richet, La France anglaise, de la révolution à nos jours, Paris, Fayard Histoire, 2018, p. 149-153.
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[28]
C’est en regardant sur les sites de généalogie que nous avons trouvé deux recensements de population américaine (celui de 1850 et de 1860). Dans les listes, nous y trouvons un « Henry Bernard » né entre 1784 et 1786 en France et habitant Northville (État de l’Illinois, États-Unis d’Amérique). D’ailleurs, il y est mentionné avec deux fils, nés aussi en France entre 1820 et 1839. Il semblerait ainsi que cela soit la même personne inscrite dans le registre de débarquement. Dans cet État qu’est l’Illinois, la présence française s’est constituée autour du commerce du maïs.
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[29]
J.-F. Mouhot, Les réfugiés acadiens en France : 1758-1785. L’impossible réintégration, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2012, p. 15-40 et E. Deseille, « Les Canadiens de l’île Saint-Jean à Boulogne », Mémoire de la Société académique de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer, t. XIV, 1888, p. 233-239. Il s’agit exactement de 179 Acadiens, dont une dizaine de morts, arrivés à bord du « Neptune » un navire anglais. Ils sont restés jusqu’en 1764, date à laquelle ils partirent pour Cayenne.
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[30]
G. Oustric, « Le trafic transmanche et l’aménagement du port de Boulogne-sur-Mer au xixe siècle », dans P. Villiers (dir.), Le transmanche et les liaisons maritimes xviiie-xxe siècle, Revue du Nord, n° 9 hors-série, collection Histoire, p. 122. Notons que les recensements de populations des hôtels et des pensions ont disparu.
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[31]
Dans l’almanach de 1841, il est recensé 24 hôtels / boarding-house et dans celui de 1851, il y en avait 36.
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[32]
Les archives numériques du New York Times nous révèlent une quantité importante de publications sur Boulogne-sur-Mer. On y évoque les loisirs, les évolutions du port, le pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, etc.
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[33]
C’est le cas de Nathaniel Hawthorne, Henry James, Samuel Morse et William Thackeray. De même, parmi les écrits d’Anglais comme Robert Louis Stevenson, Charles Dickens et Thomas Campbell, connus et appréciés en Amérique.
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[34]
G. Oustric, Le port de Boulogne-sur-Mer…, op. cit. (n. 23), p. 259. Au début, les transatlantiques desservaient uniquement l’Amérique du Nord. Il fallut attendre 1902 (Cie Hambourgeoise Américaine), 1907 (Zuid America Lyne), 1909 (Lloyd Royal Hollandais) et 1913 (Nelson Line) pour que le sud de l’Amérique soit desservie.
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[35]
Cette baisse ne va aucunement annoncer la fin de la venue d’Américains dans la ville, ce sont les registres de débarquement qui s’arrêtent à cette date, les archives municipales ne disposant pas des années ultérieures.
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[36]
Une « croissance en dent de scie » selon les termes de Georges Oustric.
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[37]
F. Debussche, « Boulogne-sur-Mer, pionnière, méconnue des villes balnéaires », Y. Perret-Gentil, A. Lottin, J.-P. Poussou (dir.), Les villes balnéaires d’Europe occidentale du xviiie siècle à nos jours, Paris, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, 2008, p. 76.
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[38]
Pour suivre l’évolution des travaux dans le port de Boulogne-sur-Mer, voir Charles Brasseur, La Chambre de Commerce et le port de Boulogne-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer, Société typographique et lithographique, 1903, p. 25-44.
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[39]
Le premier établissement de bains construit à Dieppe date de 1776, et il fallut attendre 1785 pour en voir l’ouverture d’un à Boulogne-sur-Mer. Tout au long du xixe siècle, les deux villes n’ont eu de cesse de se concurrencer.
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[40]
On parle même de « fièvre thermale ». J. Penez, Histoire du thermalisme en France au xixe siècle, Paris, Economica (éd.), 2005.
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[41]
G. Oustric, Un siècle de croissance économique…, op. cit. (n. 22), p. 262.
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[42]
Les chiffres ont été pris dans le livre de C. Brasseur, La Chambre de Commerce et le port de Boulogne-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer, Société typographique et lithographique, 1903, p. 101.
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[43]
C. Brasseur, La Chambre de Commerce…, op. cit. (n. 42), p. 56. Le temps de trajet de Paris à Londres, via Dieppe-Newhaven (8 h40), via Calais-Douvres (7 h 10) et via Boulogne-sur-Mer-Folkestone (6 h45).
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[44]
Ces derniers sont numérisés sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais. Nous avons étudié les recensements de population de 1795 à 1896.
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[45]
Dans les recensements de population de Boulogne-sur-Mer, nous ne savons pas toujours si les Américains viennent des États-Unis ou d’un autre pays américain (Canada, Mexique, Brésil, Argentine, Chili, etc.).
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[46]
É. Perrichon, L’enseignement du français aux Anglais à Boulogne-sur-Mer : Histoire des établissements d’éducation et état des lieux des méthodes pédagogiques, 1770-1910, Aachen, Shaker Verlag, p. 26. Merci à Jean-Philippe Priotti d’avoir porté mon attention sur cette information.
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[47]
S. Sainlaude, La France et la Confédération sudiste, la question de la reconnaissance diplomatique, Paris, L’Harmattan, 2011.
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[48]
Le Moniteur Universel en date du 11 juin 1861.
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[49]
F. Ameur, « Les Français dans la guerre de Sécession, 1861-1865 », Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, vol. 33, n° 1, 2011, p. 129-139. Certains Français évoquaient « l’héritage culturel avec la Louisiane » tandis que d’autres préféraient être en bon terme avec les États du nord en cas de conflit avec l’Angleterre.
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[50]
J. Saade, « La guerre de Sécession vue par les journaux français », Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, vol. 39, n° 1, 2014, p. 29-40. Les industries textiles françaises se fournissent à plus de 90 % en coton sud-américain. C. Fohlen, L’industrie textile au Second Empire, Paris, Plon, 1956.
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[51]
S. Petit, « La guerre civile américaine vue par la presse locale de Calais et de Boulogne-sur-Mer (1861-1865) », Mémoire d’Histoire, Boulogne-sur-Mer, ULCO, 2001.
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[52]
Le futur vainqueur aura à s’entretenir avec le gouvernement français au sujet de l’avenir du Mexique. De 1861 à 1867, les Français vont mener une expédition militaire dans le but de mettre en place un régime favorable aux intérêts de leur pays. La victoire de Lincoln en 1865 donne un coup d’arrêt aux ambitions françaises au Mexique.
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[53]
A. Krebs, Les États-Unis pendant la guerre de Sécession vus par un journaliste français Ernest Duvergier de Hauranne, Paris, Calmann-Lévy, 1966. L’Impartial n’a pas envoyé de reporters aux États-Unis par manque de moyens financiers. Les sources viennent de dépêches américaines (Courrier des États-Unis et New York Herald) et d’agence (Havas et Reuters).
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[54]
Dans les villes brassant beaucoup d’étrangers, il est commun de retrouver des quartiers culturels – à l’image d’un Chinatown ou d’un Little Italy.
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[55]
J. Watrin, Boulogne-sur-Mer, vingt ans d’occupation anglaise (1840-1860), 1986 et D. Cooper-Richet, La France anglaise de la révolution à nos jours, Paris, Fayard Histoire, 2018.
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[56]
Merci à Philippe Monchy de m’avoir évoqué ce fait. Voir son livre 1885-1985, Tennis Cent Ans Boulogne, présent à la Bibliothèque des Annonciades. À titre d’exemple, voir l’édition de Paris du New York Herald en date du 11 septembre 1889.
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[57]
Boulogne-sur-Mer ne compte pas moins de 19 journaux anglais, fondés entre 1819 et 1899. Voir la liste dans D. Tintillier, La presse boulonnaise, catalogue de l’exposition organisée par l’Association des journalistes du Pas-de-Calais. Le catalogue est présent à la BM des Annonciades.
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[58]
Ce restaurant « américain » est présent sur de nombreuses cartes postales.
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[59]
L’American Dental Association se trouve au 29, rue Thiers ; le Bodega au 4, rue Thiers ; le Sportman : 22, Quai Gambetta et le Grand café de la digue près du Casino.
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[60]
Le 11 février 1904, Le Boulonnais annonce que le Cap Frio, venant de Buenos Aires, a déposé 79 sacs de dépêches. Nul doute que les transatlantiques faisaient ce genre de dépôt dès les années 1890 ou que les transmanches avant eux.
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[61]
K. Baedeker, Paris, Rouen, Le Havre, Dieppe, Boulogne et les chemins de fer de la frontière à Paris, Coblenz, Karl Baedeker (éd.), 1865, p. 234-239. Ce guide est à l’origine en allemand, il est traduit en français, en anglais, en italien et en espagnol. Boulogne-sur-Mer est aussi présentée dans les Guides Joannes à partir de 1855. Voir Guides-Itinéraires, de Paris à Boulogne, à Calais et à Dunkerque, Bibliothèque des Chemins de fer.
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[62]
J. Vajda et alii, « Guides de voyage et lectures urbaines dans l’espace européen (xixe-xxe siècles) », Le Temps des médias, vol. 13, n° 2, 2009, p. 255-261.
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[63]
En sens inverse, les Français pouvaient eux aussi profiter de la production française en terre américaine. Par exemple, le journaliste Jules Huret retrouvait des publications françaises (revues savantes, presse et littérature) dans les bibliothèques municipales, universitaires ou encore dans les cercles de l’Alliance Française aux États-Unis et en Argentine. J. Huret, De San Francisco au Canada et de Buenos Aires au Gran Chaco.
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[64]
Au cours du siècle, le musée de Boulogne-sur-Mer ne cessa de gagner en réputation et visibilité.
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[65]
M. Hoffmann, « Appréhender les collections ethnographiques dans un musée au début du xixe siècle : le cas de Boulogne-sur-Mer », dans Arts premiers dans les musées de l’Europe du Nord-Ouest (Belgique, France, Pays-Bas) [en ligne], Villeneuve-d’Ascq, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2018.
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[66]
G. Selbach, « Esquisse d’une histoire des musées américains : naissance, croissance, missions et politique fédérale et locale », Revue LISA/LISA e-journal, vol. V – n° 1, 2007, p. 58-91.
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[67]
Merci à Marie Hoffmann d’avoir porté à ma connaissance cette archive.
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[68]
« Le musée est ouvert au public les jeudis, les samedis et les dimanches, le jour de la fête du Roi, les 27, 28 et 29 juillet, et pendant la durée des foires de la Madeleine et de la Saint-Martin. L’admission se fait de 10 heures à 16 heures. Les autres jours sont réservés aux étrangers porteurs de passeports, aux étudiants et aux personnes munies d’un permis de l’un des administrateurs », Almanach de Boulogne-sur-Mer, 1846, p. 43.
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[69]
L’annexe de la thèse de Marie Hoffmann est particulièrement intéressante. Elle dresse le portrait des nombreux donateurs d’objets venant d’Amérique : Hénin (Brésil, 1839), Coquet (États-Unis, 1858), Du Petit-Thouars (Mexique, 1865), par exemple. M. Hoffmann, « Les collections océaniennes des musées du Nord-Pas-de-Calais : étude comparée de la mise en place des collections ethnographiques régionales à partir de celle du Musée de Boulogne », Vol. II, Université de Lille, Thèse de doctorat, 2019.
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[70]
G. Étesse, « La contribution d’Ernest Hamy dans l’enrichissement de la collection de céramiques péruviennes du Musée de Boulogne-sur-Mer », dans J. Contel et J.-P. Priotti (dir.), Ernest Hamy du Muséum à l’Amérique, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2018, p. 53-60.
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[71]
Charles Carroll of Carrollton sera l’un des signataires de la déclaration d’indépendance des États-Unis en 1776. Voir l’article de Guillaume Pruvost dans ce numéro.
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[72]
Voir les notes préliminaires et la communication d’A. Hamy, « Les Jésuites Anglais, expulsés de Boulogne en 1752 », Bulletin de la Société Académique de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer, séance du 21 octobre 1903, t. 7, p. 12-65.
-
[73]
J.-P. Dournel, « Le rôle de l’école communale de Boulogne-sur-Mer », dans J.-P. Priotti et J.-L. Podvin, Un Siècle d’Or culturel (Boulogne-sur-Mer vers 1820-vers 1920), à paraître.
-
[74]
Il s’agit d’Ernest et Félix-Léon Fuckerman, âgés respectivement de 17 et 12 ans.
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[75]
Certains enseignants étaient envoyés dans les pays anglo-saxons pour y faire la publicité des écoles.
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[76]
É. Perrichon, L’Enseignement du français…, op. cit. (n. 46), p. 172.
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[77]
É. Perrichon, L’Enseignement du français…, op. cit. (n. 46), p. 139.
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[78]
Une pratique déjà courante à l’époque moderne. E. Charpentier et P. Hrodĕj (dir.), Les femmes et la mer à l’époque moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, p. 13-14.
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[79]
C. Brasseur, La chambre de commerce et le port de Boulogne, Boulogne-sur-Mer, Société typographique et lithographique, 1903, p. 49-50. Merci à J.-P. Priotti d’avoir attiré mon attention sur ces relations économiques peu connues.
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[80]
G. Oustric, Le port de Boulogne-sur-Mer…, op. cit. (n. 23), p. 100-106 et p. 159-180.
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[81]
P. Camusat, Le général San Martín : dernière étape, Boulogne-sur-Mer, Paris, Éditions du Sagittaire-Histoire, 2016.
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[82]
L. Díaz-Trechuelo, Bolívar, Miranda, O’Higgins, San Martín : cuatro vidas cruzadas, Madrid, Ediciones encuentro, 1999 et J. Lynch, San Martín : soldado argentino, héroe americano, New Haven, 2009.
-
[83]
Visa n° 6228 du 8 octobre 1848, Visas du 24-05-1848 au 17-11-1848 (Pairs), AM Boulogne-sur-Mer.
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[84]
À l’image de San Martín, beaucoup d’étrangers quittèrent Paris pour rejoindre une ville de province, tels Boulogne-sur-Mer ou Calais. G. de Bertier de Sauvigny, La Révolution parisienne de 1848 vue par les Américains, Paris, Service des travaux historiques de la ville de Paris, 1984.
-
[85]
L’article d’Adolphe Gérard publié dans L’Impartial du Boulonnais est considéré comme l’une des premières et des plus fidèles biographies sur le général San Martín.
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[86]
Le Libertad est un navire-école de la marine argentine depuis 1960. Ce trois mâts carrés, comme la Duchesse Anne à Dunkerque, mesure plus de 103 m et fait de lui l’un des plus grands voiliers au monde.
-
[87]
M. Balcarce, Buenos Ayres, sa situation présente, ses lois libérales, sa population immigrante, ses progrès commerciaux et industriels, Paris, Imprimerie de A. Blondeau, 1857. (Cote : S1 2122, AM Boulogne-sur-Mer).
-
[88]
J.-P. Priotti et G. Lescop, « Boulogne-sur-Mer, terre de pionniers. Le cas de Jules Huret, grand-reporter au Figaro », dans J.-P. Priotti et J.-L. Podvin (dir.), Un Siècle d’Or culturel (Boulogne-sur-Mer, vers 1820-vers 1920), à paraître.
-
[89]
D. Noël, « Les femmes peintres dans la seconde moitié du xixe siècle », Clio. Femmes, Genre, Histoire [En ligne], 19 | 2004, mis en ligne le 23 août 2013, consulté le 23 octobre 2019, http://journals.openedition.org/clio/646. De plus, les jeunes femmes n’étaient pas admises dans les instituts parisiens, comme l’École des Beaux-Arts. Ainsi, elles se dirigeaient vers des académies indépendantes. Il fallut attendre 1897, pour une ouverture des cours aux femmes dans toutes les institutions.
-
[90]
N. Buchaniec, Salons de province : les expositions artistiques dans le nord de la France (1870-1914), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010.
-
[91]
É. Marcq, « La Côte d’Opale et ses peintres au xixe siècle finissant à l’entre-deux-guerres : du particularisme de son appellation à la diversité de ses représentations picturales », Revue du Nord, t. 101, n° 429, janvier-mars 2019, p. 136.
-
[92]
J.-C. Lesage, Peintres américains en Pas-de-Calais, la colonie d’Étaples, Paris, Broché, 2007.
-
[93]
H. & C. White, La carrière des peintres au xixe siècle, Paris, Flammarion, 2009. Ces salons étaient secondaires mais finiront par devenir avant-gardistes et la norme.
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[94]
Règlement de 1844 sur la société, BM Boulogne-sur-Mer (cote : S1 35601, AM Boulogne-sur-Mer).
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[95]
Il s’avère que les autres notices sont introuvables ou déclarées perdues. Néanmoins, il existe les procès-verbaux de la société. Or, ces derniers ne nous montrent pas que des Américains aient obtenus de médailles pendant les salons boulonnais. Cote A 32897, BM des Annonciades et S2 5238, AM Boulogne-sur-Mer.
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[96]
Pour être sûr de ne pas être passé à côté d’un Américain, nous avons consulté le dictionnaire suivant : Clement & Hutton, Artists of the Nineteenth century and their works, vol. I et II, Boston, The Riverside Press Cambridge, 1879. Après consultation, nous confirmons qu’il n’y a pas de traces d’Américains. Nous avons choisi de consulter ce dictionnaire, d’une part parce qu’il a été établi par des Américaines, et d’autre part, parce qu’il a le recul nécessaire pour juger si un artiste va devenir célèbre vingt ans après son passage à Boulogne-sur-Mer.
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[97]
À l’image du salon de 1852 où le maire, M. Grandsire Ainé, évoque qu’1/6e des exposants étaient des locaux.
-
[98]
J. Fourmanoir, « Les sociétés et les salons artistiques à Boulogne-sur-Mer au xixe siècle », Les Cahiers du Patrimoine Boulonnais, n° 72, 2015, p. 33-40.
-
[99]
J. Fourmanoir, « Les Expositions Internationales des Beaux-Arts à Boulogne-sur-Mer : 1887, 1901 », Les Cahiers du Patrimoine Boulonnais, n° 73, 2016, p. 26. L’exposition a lieu à la villa Coligny.
-
[100]
R. Moulin, « Les bourgeois amis des arts. Les expositions des beaux-arts en province, 1885-1887 », Revue française de sociologie, 1976, 17-3, p. 406. https://www.persee.fr/doc/rfsoc_0035-2969_1976_num_17_3_4873.
-
[101]
J. Fourmanoir, La Vie artistique à Boulogne-sur-Mer au xixe siècle, [S.l.] : [s.n.], 2019, 218 p.
-
[102]
É. Marcq, La Côte d’Opale et ses peintres au xixe siècle…, op. cit. (n. 91), p. 147.
-
[103]
Y. Gobert-Sergent, Visages de terre et de mer – Regards de peintres à Wissant à la fin du xix e siècle, M. Moyne-Charlet (dir.), Pas-de-Calais (éd.), Silvana Éditoriale, 2014, p. 136.
-
[104]
Francis Tattegrain reçoit une mention honorable en 1881 pour La Femme aux épaves, une médaille de deuxième classe en 1883 pour Les Deuillants à Étaples et une médaille d’honneur en 1899 pour Saint Quentin.
-
[105]
É. Marcq, La Côte d’Opale et ses peintres au xixe siècle…, op. cit. (n. 91), p. 138.
-
[106]
Le Boulogne Times présente une liste de houses, apartments, boarding-houses à la location.
-
[107]
É. Marcq, La Côte d’Opale et ses peintres au xixe siècle…, op. cit. (n. 91), p. 153.
-
[108]
Y. Gobert-Sergent, « Jean-Charles Cazin (1841-1901), maître intimiste des dunes et des ciels boulonnais », Cercle Historique Portelois, juin 2018, p. 49-55.
-
[109]
É. Marcq, La Côte d’Opale et ses peintres au xixe siècle…, op. cit. (n. 91), p. 133.
-
[110]
E. M. Anderson, Elizabeth Nourse, A sketch, Cincinnati, Grandin Road, Hill and Hollow, 1922, p. 6. Elle est soutenue lors de son élection par Pierre Duvis de Chavannes, fondateur de la SNBA.
-
[111]
« Extracts from the diary of an American artist in Paris », Art and Progress, vol. VI, n° 2, décembre 1914, p. 41-48. À Paris, Nourse n’est pas la seule américaine à participer à des œuvres caritatives envers ses compatriotes. En effet, James H. Hyde, francophile américain réputé au début du xxe siècle, a aidé la Croix Rouge française et les services américains. P. Beard, After the Ball : Gilded Age Secrets, Boardroom Betrayals, and the Party that Ignited the Great Wall Street Scandal of 1905, New York, Harper-Collins, 2004, p. XIV, 402.
-
[112]
Almanach de Boulogne-sur-Mer de 1866.
-
[113]
D. J. Allen, Historical Dictionary of U.S. Diplomacy from the Revolution to Secession, Plymouth, Scarecrow Press, 2012, p. 309.
-
[114]
De la Montagnie est encore mentionné dans le recensement de 1896.
-
[115]
1 ETP 115 « Archives de la Chambre de Commerce », AM Boulogne-sur-Mer. Notons que le ciment boulonnais part également en direction de l’Amérique du Sud, notamment en Argentine où il sera utilisé pour construire le port de Buenos Aires en 1882.
-
[116]
G. Oustric, Le port de Boulogne-sur-Mer…, op. cit. (n. 23), p. 79.
-
[117]
Bien que présenté comme son fils, Pierre n’est pas le fils de John De la Montagnie. Il est reconnu par ce dernier trois mois après sa naissance. AD Pas-de-Calais, acte n° 1081, année 1866.
-
[118]
Calvert Richard Jones (1804-1877), religieux, scientifique et peintre d’origine galloise.
-
[119]
Méthode de la « photographie positive-négative ».
-
[120]
R. Buckman, The photographic work of Calvert Richard Jones, London, Science Museum : Her Majesty’s Stationery Office, 1990, 84 p.
-
[121]
I. About, « Les photographes ambulants », Techniques & Culture, 2 (64), 2015, p. 240-243.
-
[122]
A.-E. Linkman, « The Itinerant Photographer in Britain 1850-1880 », History of Photography 14 (1) : 49-68, 2000, cité par I. About, « Les photographes ambulants », Techniques & Culture, 2 (64), 2015, p. 240-243.
-
[123]
Dans le recensement de population, Louise et Lucie Bonnenier sont inscrites comme étant nées à Boulogne-sur-Mer. Pourtant, les registres de l’état civil de Boulogne-sur-Mer n’en font pas mention.
-
[124]
O. Chovaux, « Essor et enracinement des loisirs balnéaires à Boulogne-sur-Mer », dans Y. Perret-Gentil, A. Lottin & J.-P. Poussou (dir.), Les villes balnéaires d’Europe occidentale du xviiie siècle à nos jours, Paris, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, 2008, p. 167.
La venue d’Américains à Boulogne-sur-Mer est un phénomène peu étudié. Grâce à divers matériaux (registres de débarquements, d’embarquements et recensements de population), l’article présente une ville qui attira – dans une certaine mesure – les Américains. Consuls, rentiers, élèves, peintres, ministres plénipotentiaires, etc., tous vont trouver à Boulogne-sur-Mer un milieu cosmopolite et moderne, au carrefour des grandes capitales européennes que sont Londres, Bruxelles et Paris. L’empreinte américaine est perceptible aussi à travers les institutions culturelles et les lieux de détentes de la ville, tels que le musée, la bibliothèque, les salons, les bains, etc. Ainsi, cet article permet d’apporter un regard nouveau sur la dynamique des circulations culturelles dans notre région.
- histoire transatlantique
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- réseaux sociaux
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- circulation culturelle
Mots-clés éditeurs : circulation culturelle, histoire culturelle, histoire transatlantique, réseaux sociaux, transferts culturels
The Americans in Boulogne-sur-Mer during the xixth Century
The Americans presence in Boulogne-sur-Mer is an history fact who is not well researched. Thanks to the census registers, passengers departure and arrival records, this article illustrates Boulogne-sur-Mer as a city who attracted many Americans. Consuls, annuitants, students, painters, plenipotentiary ministers, etc., all people will find in Boulogne-sur-Mer a cosmopolitan and modern environment, at the intersections of London, Brussels and Paris. America is present in cultural institutions like the museum, the library, painters’ salons, baths, schools, etc. Finally, this article leads to bring a new perspective at the dynamics of cultural circulation in our area.
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