Article de revue

Vers une ville convivialiste. Introduction de la maîtrise d'usage

Pages 154 à 168

Citer cet article


  • Fixot, A.-M.
(2014). Vers une ville convivialiste. Introduction de la maîtrise d'usage. Revue du MAUSS, 43(1), 154-168. https://doi.org/10.3917/rdm.043.0154.

  • Fixot, Anne-Marie.
« Vers une ville convivialiste. Introduction de la maîtrise d'usage ». Revue du MAUSS, 2014/1 n° 43, 2014. p.154-168. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-du-mauss-2014-1-page-154?lang=fr.

  • FIXOT, Anne-Marie,
2014. Vers une ville convivialiste. Introduction de la maîtrise d'usage. Revue du MAUSS, 2014/1 n° 43, p.154-168. DOI : 10.3917/rdm.043.0154. URL : https://shs.cairn.info/revue-du-mauss-2014-1-page-154?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rdm.043.0154


Notes

  • [1]
    C’est-à-dire susceptibles d’être des alternatives à celles qui, sous l’égide du néolibéralisme, ont été promues comme modèles depuis les années 1970.
  • [2]
    La maîtrise d’œuvre désigne la personne ou l’organisme chargé de la conception et de la conduite opérationnelle d’un chantier dans le domaine du bâtiment et de l’aménagement d’un territoire pour le compte d’une personne, morale ou physique, le maître d’ouvrage, commanditaire du projet et des travaux.
  • [3]
    Cette expression a été diffusée par Jean-Marie Hennin, architecte parisien, qui, depuis le début des années 2000, l’a mise en place et brevetée sur les bases d’une réflexion méthodologique (se reporter à son site internet www.maitrisedusage.eu). Mais la notion de « maîtrise d’usage » a été inventée en 1984 parAlain Biton et Dan Bernfeld, dans un texte intitulé « Architecture et participation : pour une maîtrise d’usage » et paru dans l’ouvrage de Dan Bernfeld, Michèle Gantois et Alain Biton, L’Usager face à l’architecture, Institut lillois d’éducation permanente (ILEP)/ Centre de formation des personnels communaux (CFPC), CIEDART, Lille, 1984, fichier de la participation « Albert Meister », n° 7. Pierre Mauroy, qui préface cette brochure, reprend le terme de « maîtrise d’usage » pour en souligner toute l’importance politique démocratique, notamment son intérêt citoyen.
  • [4]
    Pour une réflexion sur le sens de cette notion de plus en plus couramment utilisée par les géographes depuis une décennie, se reporter notamment à Michel Lussault, L’Avènement du monde. Essai sur l’habitation humaine de la Terre [2013] et Jean-Marc Besse, Habiter [2013].
  • [5]
    Concept introduit en sciences humaines et sociales plus particulièrement par Armand Frémont dans les années 1970 ; se reporter à son ouvrage La Région, espace vécu [Frémont, 1976].
  • [6]
    Expression empruntée au titre du tome 1 de l’ouvrage cité de Michel de Certeau, L’Invention du quotidien.
  • [7]
    Paul Ariès [2013] en recense et en présente quelques-unes.
  • [8]
    Dans le cadre d’une maîtrise d’usage, l’attention portée au pluralisme des points de vue des deux autres maîtrises et le souci de comparatisme amenant à rechercher des expériences ouvertes sur l’ailleurs sont d’autant plus indispensables à avoir que, très souvent, dans le champ de l’urbanisme, le moteur de l’action collective part de ces préoccupations individuelles à l’échelle du microterritoire. Il convient donc de confronter ces perspectives très locales dans la mesure où elles ne sont nullement la garantie du réalisable le plus souhaitable.
  • [9]
    Voir le Manifeste La connaissance libère [2013, p. 53].
Français

L’urbanisme est un champ d’action dans lequel la recherche du « toujours plus » s’est traduite par l’élaboration de projets démesurés et souvent de pur prestige, sans rapport avec les besoins réels des personnes. Lutter contre ces excès et les scandaleuses inégalités qu’elle produit est une nécessité convivialiste pour la recherche d’une vie meilleure. Pour cela, il est indispensable que des « politiques de l’habiter » puissent être codiscutées et coconstruites par les acteurs concernés : non seulement les maîtres d’œuvre et les maîtres d’ouvrage mais aussi les « gens ordinaires » qui vivent et travaillent dans la ville, en parcourent les espaces et en connaissent les lieux, c’est-à-dire ceux que l’on peut appeler les « maîtres d’usage », selon le terme diffusé depuis une décennie par l’architecte parisien Jean-Marie Hennin. Dans les atmosphères et les socialités urbaines actuelles, comment passer alors d’une démocratie rhétorique à une démocratie effective ? Tel est l’enjeu fondamental auquel nous invite la perspective convivialiste, et que discute cet article.


English

Towards a Convivialist City. Introduction to Mastered Use

Towards a Convivialist City. Introduction to Mastered Use

Urbanism is a field in which the search for “more” and “bigger” has led to the elaboration of oversized projects prioritizing prestige over peoples’ needs. Fighting against such excesses and the scandalous inequalities they produce is a convivialist obligation in the quest for a better life. For this to be achieved, it is essential that urban policies can be discussed and co-constructed with the actors concerned, including the ordinary people who live and work in the city, and move through and know its spaces – those who Parisian architect Jean-Marie Hennin calls the “masters of use”. In the context of today's urban communities, how can we move from a democracy of rhetoric to an effective democracy ? This article discusses this fundamental issue in the perspective of Convivialism.


Date de mise en ligne : 12/06/2014

https://doi.org/10.3917/rdm.043.0154

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