CHRISTOPHE BOURGEOIS, Théologies poétiques de l’âge baroque. La Muse chrétienne (1570-1630). Paris, Champion, 2006. Un vol. de 851 p.
- Par Simone de Reyff
Pages 191e à 200e
Citer cet article
- DE REYFF, Simone,
- De Reyff, Simone.
- De Reyff, S.
https://doi.org/10.3917/rhlf.101.0191e
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- De Reyff, Simone.
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https://doi.org/10.3917/rhlf.101.0191e
Plus d’un demi-siècle après la « révélation » du baroque littéraire qui favorisa la mise en lumière d’une abondante production religieuse, Christophe Bourgeois intègre ce corpus dans une synthèse critique impressionnante à plus d’un titre. Au terme de cette étude très compréhensive et néanmoins toujours subtile, on s’avise un peu mieux de l’insuffisance d’un concept qui, s’il a eu sa raison d’être, ne saurait désormais suffire à caractériser de manière crédible des œuvres aussi contrastées. Aussi bien l’auteur se garde-t-il de projeter sur le mot baroque les vertus longtemps accréditées d’une forme de sésame, pour n’en conserver, comme il le fait dans son titre, qu’une indication chronologique commode. Son enquête parfaitement informée tire le meilleur parti des éditions de textes qui, au cours des dernières décennies, ont utilement prolongé les premières anthologies, ainsi que des travaux consacrés aux représentants majeurs de la poésie chrétienne de la Renaissance tardive. Dans le sillage du premier déchiffrage entrepris par Terence Cave (Devotional Poetry, 1969), et en dialogue permanent avec des devanciers plus immédiats (Michèle Clément, Marie-Madeleine Fragonard, Julien Goeury), Christophe Bourgeois interroge la Muse chrétienne, moins comme le dénominateur commun de thématiques dévotionnelles que comme l’indice d’un espace discursif singulier, où la Poésie se prête à la réécriture de la Théologie. À cet égard, sa recherche s’inscrit très étroitement dans la perspective brillamment inaugurée par Anne Mantéro, dont l…