« Un peu trop grande et trop maigre »
- Par Pierre-Louis Rey
Pages 51 à 60
Citer cet article
- REY, Pierre-Louis,
- Rey, Pierre-Louis.
- Rey, P.-L.
https://doi.org/10.3917/rhlf.091.0051
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- Rey, Pierre-Louis.
- REY, Pierre-Louis,
https://doi.org/10.3917/rhlf.091.0051
Notes
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[*]
Université de Paris III-Sorbonne nouvelle.
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[1]
Les numéros de pages placés entre parenthèses renvoient à l’édition de Lamiel présentée, établie et annotée par Anne-Marie Meininger, Folio Classique, Gallimard, 1983.
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[2]
Les italiques signalent, pour toutes ces expressions, le style indirect libre.
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[3]
De l’amour, édition de Victor Del Litto, Folio, Gallimard, 1980, p. 209.
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[4]
« Une jeune fille de douze ans », lit-on pourtant dans La Chartreuse de Parme quand apparaît Clélia.
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[5]
« Lamiel née en 1824 », puis « née en 1814 » (deux fois), puis « née en 1813 » (p. 311-313).
-
[6]
Voir André Doyon et Yves du Parc, De Mélanie à Lamiel ou D’un amour d’Henri Beyle au roman de Stendhal, Aran, éditions du Grand Chêne, 1972, p. 208-209.
-
[7]
Théorie de la démarche, La Comédie humaine, édition de Pierre-Georges Castex, Pléiade, Gallimard, t. XII, 1981, p. 262. Au contraire de Balzac, Stendhal paraît avoir peu pratiqué Lavater.
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[8]
De l’amour, édit. citée, p. 50.
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[9]
Voir ibid., p. 208.
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[10]
À la recherche du temps perdu, édit. de Jean-Yves Tadié, Pléiade, Gallimard, t. I, 1987, p. 1022.
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[11]
Journal littéraire, 29 janvier 1803, I, Cercle du Bibliophile, 1974, p. 184.
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[12]
Chroniques italiennes, édit. de Béatrice Didier, GF-Flammarion, 1977, p. 71.
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[13]
Nous soulignons.
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[14]
De l’amour, édit. citée, p. 47.
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[15]
Voir A. Doyon et Y. du Parc, ouvrage cité, p. 110-111.
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[16]
Cette biche a « la bouche d’un brochet »… Ailleurs, relevant l’insulte de « fille du diable », Lamiel se pose hardiment comme un serpent. Elle compose décidément un bestiaire étonnant, auquel Philippe Berthier suggère d’ajouter la figure de l’aigle, peut-être dessiné sur les brouillons par allusion au nom du copiste, mais qui pourrait aussi bien faire référence aux « dents de carnassier », aux « serres de rapace » de la jeune fille (Lamiel ou la Boîte de Pandore, PUF, 1994, p. 93). (Est-ce une gueule de brochet que, parmi les figures d’aigles, Stendhal dessine sur ses brouillons ? Voir p. 243.) On croirait qu’est naturellement donné à Lamiel ce « privilège » dont rêve Stendhal, vers l’époque où il compose son roman, de se changer quatre fois par an, « en l’animal qu’il voudra » (Privilèges. Article 7).
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[17]
Œuvres romanesques complètes, édit. d’Yves Ansel et Philippe Berthier, Pléiade, Gallimard, t. I, 2005, p. 299.
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[18]
Voir entre autres Valentine dans Féder, Romans abandonnés, édit. de Michel Crouzet, 10/18,1968, p. 287.
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[19]
« Stendhal pseudonyme », dans L’Œil vivant, Gallimard, 1961, p. 202 et suiv.
Dans un premier jet du roman alors intitulé Amiel (daté du 1er octobre 1839), Stendhal a, contrairement à son habitude, placé avant le commencement de l’intrigue un portrait de son héroïne : « Une coupe de visage singulière et gentille, des yeux bleus d’une vivacité parlante, une peau superbe, une bouche souriante […] » (p. 232 ). Ce portrait, limité au visage, doit au point de vue choisi par le romancier d’être exempt de tout défaut : les « jeunes garçons de dix lieues à la ronde » sont en effet insensibles aux incongruités de traits ou de maintien qui ressortiront lorsque la jeune fille élargira le cercle de ses admirateurs. À la date où il compose cette ouverture, Stendhal a déjà imaginé Amiel, « grande, bien faite », mais « un peu maigre », et marchant « trop vite » dans les rues (p. 228). « Un peu trop grande et trop maigre », précise-t-il quand il la voit « de la Bastille à la porte de Saint-Denis et dans le bateau à vapeur de Honfleur au Havre ». Est-ce la même jeune fille qu’il a aperçue sur ces deux parcours, ou deux jeunes filles différentes dont les concordances de traits l’aideront à composer son personnage ? L’épreuve de la réalité l’incite, en tout cas, à aggraver les défauts du portrait : « Sa tête est la perfection de la beauté normande : front superbe et élevé, cheveux d’un blond cendré, un petit nez admirable et parfait, yeux bleus pas assez grands, menton maigre, mais un peu trop long [note : vrai] ; la figure forme un ovale parfait et l’on ne peut y blâmer que la bouche qui a un peu la forme et les coins abaissés de la bouche d’un brochet » (p…