La logique structurale et communicationnelle des organisations de santé
- Par Jean-Paul Dumond
Pages 13 à 27
Citer cet article
- DUMOND, Jean-Paul,
- Dumond, Jean-Paul.
- Dumond, J.-P.
https://doi.org/10.54695/comma.221.0014
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- Dumond, J.-P.
- Dumond, Jean-Paul.
- DUMOND, Jean-Paul,
https://doi.org/10.54695/comma.221.0014
Notes
-
[1]
« Hélas, l’heure que tu contemples est peut-être celle de ta mort ».
Les services de santé et, notamment, les unités de médecine, chirurgie et obstétrique ont
été progressivement « fordisés » depuis une trentaine d’années. Le flux de patients apprécié
selon son rythme d’écoulement en est le critère d’organisation central. Il détermine via la
T2A une large part du financement des établissements. Les activités et les ressources sont
protocolisées tout au long de ces flux conduisant à une sorte de « Grande transformation
hospitalière » (Dumond, 2021). Le débat reste entier sur la profondeur de cette transformation
(Caniard, 2022 ; Lorino, 2022 ; Moisdon, 2022 ; Mossé, 2022), mais une orientation est donnée
aux services de santé.
Plusieurs analystes voient dans cette orientation l’effet des « politiques de l’offre » engagées
dès la fin des années 70 qui ont eu pour enjeu la limitation des prélèvements obligatoires et
des ressources affectées à la santé (Batifoulier, 2015 ; Boyer, 2015a ; Juven et al., 2019). Les
dépenses de santé ne pouvant être réduites au regard des attentes de la population, la réponse
a été de rapprocher les services de santé des canons de l’entreprise privée et de les « fordiser »
afin d’en accroître l’efficience (NHS Management Inquiry & Griffiths, 1983). Aussi pertinente
soit-elle, cette interprétation bute, toutefois, sur deux anomalies. La première est la fordisation
sensiblement plus accentuée des services de santé au regard de tous les autres services publics.
La seconde se rapporte aux contrastes internes au secteur…
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