Ian Gibson, Los últimos caminos de Antonio Machado. De Collioure a Sevilla
Barcelona, Planeta, 2019
- Par Jacques Issorel
Pages 748 à 749
Citer cet article
- ISSOREL, Jacques,
- Issorel, Jacques.
- Issorel, J.
https://doi.org/10.4000/bulletinhispanique.9714
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https://doi.org/10.4000/bulletinhispanique.9714
Le titre, l’étonnant sous-titre, la première des quatre épigraphes (« Caminante, son tus huellas / el camino… »), le titre de la section introductive (« Fin de recorrido ») indiquent nettement que Ian Gibson a placé son ouvrage sous le signe du chemin. Le chemin comme symbole dans les deux premiers recueils (Soledades, puis Soledades. Galerías. Otros poemas). Le chemin de vie d’un Sévillan qui posera ses valises successivement à Madrid, Soria, Baeza, Ségovie, Madrid encore, pour finalement aller mourir, via Valence et Barcelone, dans un petit port de pêche français, Collioure. Enfin, le chemin d’un intellectuel qui prend conscience, dès trente ans, de la nécessité et du devoir de l’engagement politique (« Yo no puedo aceptar que el poeta sea un hombre estéril que huya de la vida para forjarse quiméricamente una vida mejor en que gozar de la contemplación de sí mismo […] ¿No seríamos capaces de soñar con los ojos abiertos en la vida activa, la vida militante? », critique de Arias tristes de J. R. Jiménez, 1904, citée par Gibson dans Ligero de equipaje. La vida de Antonio Machado, Ed. Santillana, 2007, p. 176). Ces trois niveaux de lecture s’entrecroisent sans cesse tout au long de ce livre aussi passionnant qu’un (bon) roman. Si ce dernier mot vient s’imposer sous la plume de l’auteur de ces lignes, c’est que, outre le grand chercheur, l’historien rigoureux qu’il est, Ian Gibson est aussi un écrivain, un maître de la langue espagnole.
Les chemins machadiens retracés dans ce livre commencent par… la fin (« …