Isaac del Vando Villar, La sombrilla japonesa y otros textos
Sevilla, Ulises, 2019
- Par Jacques Issorel
Pages 746 à 748
Citer cet article
- ISSOREL, Jacques,
- Issorel, Jacques.
- Issorel, J.
https://doi.org/10.4000/bulletinhispanique.9707
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- Issorel, Jacques.
- ISSOREL, Jacques,
https://doi.org/10.4000/bulletinhispanique.9707
Isaac del Vando Villar a trente-quatre ans quand il publie en 1924 la première édition de La sombrilla japonesa, suivie la même année d’une deuxième édition. Il recueille dans ce livre une partie des poèmes qui ont déjà vu le jour dans la revue Grecia qu’il a lui-même fondée, six ans auparavant à Séville, en étroite collaboration avec son mentor et ami, Adriano del Valle. C’est ce dernier qui lui a fait découvrir dès 1912 les mouvements d’avant-garde : futurisme, cubisme, dadaïsme, expressionnisme. Grecia, dont Isaac est l’ardent directeur et Adriano le rédacteur en chef, réunit dans ses pages les principaux représentants d’un nouveau mouvement littéraire et artistique, l’ultraïsme, dont le but est de promouvoir un art nouveau, en consonance avec les avant-gardes européennes, et de rompre avec les « patrones estéticos del “fin del siglo” » (p. 14). Les modèles de ces jeunes poètes sont Huidobro, Mallarmé, Apollinaire.
Parmi les collaborateurs de la revue on trouve Rafael Cansinos-Assens (inventeur du terme ultraísmo), Pedro Garfias, Rafael Lasso de la Vega, Gerardo Diego, Jorge Luis Borges, Ramón Gómez de la Serna, Guillermo de Torre et même… Federico García Lorca. Grecia publie également les textes traduits de la fine fleur de l’avant-garde européenne : Marinetti, Apollinaire, Breton, Cocteau, Max Jacob, Reverdy, Tzara, entre autres. Des artistes tels qu’Alfonso Grosso, Gutiérrez Solana, Norah Borges ou Sonia Delaunay y laissent aussi leurs signatures. Le succès remporté par la revue est attesté par le rythme de ses numéros : cinquante entre le 12 octobre 1918 et le …