Relationalités africaines
- Par Emmanuel Kamdem
Pages 4 à 6
Citer cet article
- KAMDEM, Emmanuel,
- Kamdem, Emmanuel.
- Kamdem, E.
https://doi.org/10.3917/ravs.005.0002
Citer cet article
- Kamdem, E.
- Kamdem, Emmanuel.
- KAMDEM, Emmanuel,
https://doi.org/10.3917/ravs.005.0002
Les organisations africaines sont fréquemment appréhendées à partir de cadres d’analyse conçus ailleurs. Cette transposition produit une méconnaissance active des logiques qui structurent les situations organisationnelles observées. Ce qui est en jeu n’est pas l’écart à une norme mais l’inadéquation des instruments d’analyse mobilisés pour rendre compte de configurations qui leur échappent.
Prendre acte de cette inadéquation conduit à reformuler le problème. Les organisations africaines ne relèvent pas d’une variation locale de modèles généraux. Elles engagent des agencements spécifiques entre ressources, contraintes et formes de coordination. Ce constat interdit les deux écueils symétriques que constituent l’application de grilles exogènes comme la valorisation sans recul des pratiques observées.
Il n’y a pas une Afrique mais des configurations différenciées dont les trajectoires historiques, politiques et écologiques produisent une très forte hétérogénéité contextuelle. Il faut également distinguer changement et transformation. Parler de l’Afrique « en changement », c’est adopter une vision à court terme. La transformation, elle, s’inscrit dans le temps long, dans un changement en profondeur qui touche les structures, les institutions et les formes de gouvernance.
L’Afrique est un continent de paradoxes structurels. Avec 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, c’est le continent le plus jeune du monde. Mais sa croissance économique ne se traduit pas en amélioration proportionnée des conditions de vie…
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