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Article de revue

La peintre Charlotte Henschel, entre destruction et création

Pages 58 à 78

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  • Fougères, P.
(2026). La peintre Charlotte Henschel, entre destruction et création. Archives Juives, . 59(1), 58-78. https://doi.org/10.3917/aj1.591.0058.

  • Fougères, Priscilla.
« La peintre Charlotte Henschel, entre destruction et création ». Archives Juives, 2026/1 Vol. 59, 2026. p.58-78. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-archives-juives-2026-1-page-58?lang=fr.

  • FOUGÈRES, Priscilla,
2026. La peintre Charlotte Henschel, entre destruction et création. Archives Juives, 2026/1 Vol. 59, p.58-78. DOI : 10.3917/aj1.591.0058. URL : https://shs.cairn.info/revue-archives-juives-2026-1-page-58?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/aj1.591.0058


Notes

  • [1]
    Cette valise fut préservée, puis donnée en 2021 au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme par Christine Manessier et Jean-Baptiste Manessier. Son contenu constitue l’actuel fonds Charlotte Henschel (abrégé MAHJ, FCH ci-après).
  • [2]
    Sur l’importance du titre de Justizrat dans la société allemande, voir Marie-Bénédicte Vincent, « La construction par l’État d’un “ordre des juristes” en Prusse de l’unité allemande à la Première Guerre mondiale », in Jean-Paul Barrière et Hervé Leuwers (dir.), La construction des professions juridiques et médicales : Europe occidentale, xviiie-xxe siècle, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2020, p. 151-168.
  • [3]
    Siegmund Henschel est, à partir de 1910, membre de la Société silésienne pour la culture de la patrie (Schlesische Gesellschaft für vaterländische Kultur). Julie Henschel, comme son frère Max, est membre de l’Union des artistes de Silésie (Künstlerbund Schlesien).
  • [4]
    Julie figure sur une photographie prise en 1928, à l’occasion des vingt ans de la Ligue des Femmes juives (Jüdischer Frauenbund). Voir Maciej Łagiewski, Breslau Jews 1850-1944 : Forgotten Chapter of History, Wrocław, Muzeum Miejskie Wrocławia, 2016, p. 68.
  • [5]
    Le soutien moral de sa mère est attesté par leur correspondance. La position de son père est inconnue, bien qu’il ait très probablement contribué financièrement à ses études.
  • [6]
    Sur l’histoire de l’école, voir Petra Hölscher, Die Akademie für Kunst und Kunstgewerbe zu Breslau : Wege einer Kunstschule 1791-1932, Kiel, Ludwig, 2003 et les catalogues d’expositions suivants : Johanna Brade, Werkstätten der Moderne : Lehrer und Schüler der Breslauer Akademie 1903-1932, Görlitz, Schlesisches Museum, 2004 ; Johanna Brade et Ksenia Stanicka-Brzezicka, Rollenwechsel : Künstlerinnen in Schlesien um 1880 bis 1945, Görlitz/Zittau, Verlag Gunter Oettel, 2009 ; Johanna Brade, Avantgarde in Breslau : 1919-1933. Görlitz, Schlesisches Museum, 2019.
  • [7]
    Information communiquée par Waleria Dorogova à Margarete Zimmermann, auteure de « Bâtisseuse de ponts : Sonia Delaunay et l’Allemagne », in Julia Lichtenthal, Sabine Narr-Leute, Hannah Steurer (dir.), Le Pont des Arts : Festschrift für Patricia Oster zum 60. Geburtstag, Leiden, Brill/Fink, 2016.
  • [8]
    Priscilla Fougères, Charlotte Henschel, 1892-1985, Lyon, Fage Éditions, 2024.
  • [9]
    Exposition « Nouvelles venues : Charlotte Henschel, Georgette Meyer, Sonia Steinsapir », commissariat Pascale Samuel, MAHJ, Paris, 4 avril 2024-4 janvier 2026 ; exposition « Charlotte Henschel », commissariat Sabine Maggiani, salle suspendue, musée Henri-Martin, Cahors, 8 mars 2024 – n.c. ; exposition « Rendez-vous dans le Lot : 7 peintres : Bissière, Henschel, Léon, Lewino, Manessier, Rylsky, Wacker », commissariat scientifique Priscilla Fougères, MHM, 8 juin-29 décembre 2024.
  • [10]
    Archives nationales, Archives notariales, Prisée de son atelier parisien en date du 23 juin 1986 et hors arts graphiques.
  • [11]
    Peinture 1 c’est 2 (coll. Centre national des arts plastiques – CNAP, reproduite in Priscilla Fougères, Charlotte Henschel… op. cit., p. 87) est datée 1980-1981. Voir aussi Fonds Charlotte Henschel, MAHJ (ci-après abrégé MAHJ, FCH), lettres de Grete Schmedes à Charlotte Henschel (1979-1984).
  • [12]
    MAHJ, FCH.
  • [13]
    MAHJ, FCH, Lettre de Kätel Henschel à Charlotte Henschel, 24 avril 1966.
  • [14]
    « Mais ce qui m’a touché[e] le plus, c’est que vous vous êtes chargés de mes malheureux tableaux pendant tous vos innombrables déménagements. » Archives privées, lettre de Charlotte Henschel à Claude et François Stahly, 22 mars 1946.
  • [15]
    Louttre.B (Marc-Antoine Bissière, dit) a raconté avoir découvert avec stupéfaction un ensemble de toiles de Henschel sur une sorte de décharge sauvage à Marminiac. Je remercie Michel-Georges Bernard pour cette information.
  • [16]
    Schlesisches Museum zu Görlitz, lettre de Charlotte Henschel au collectionneur Hans Peter Reisse, 24 novembre [1983].
  • [17]
    MAHJ, FCH, s.d.
  • [18]
    Charlotte Henschel, Composition cubiste, huile sur panneau, 38 x 46 cm, collection particulière. Catalogue de vente Christophe Morel, Collection Nicole et José Pierre, Paris, Drouot, 4 mars 2011, no 163 ; catalogue de vente Ader, Art d’après-guerre et contemporain, Paris, 7 mars 2024, no 65.
  • [19]
    Pablo Picasso, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile sur toile et toile cirée, corde, 29 x 37 cm, musée national Picasso, Paris.
  • [20]
    Pablo Picasso, Les oiseaux morts, 1912, huile sur toile, 46 x 65 cm, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía.
  • [21]
    Der Querschnitt, 1.1921, p. 159.
  • [22]
    Charlotte Henschel, L’écrivain, huile sur panneau, 46 x 38 cm, localisation inconnue. Catalogue de vente Ader, Tableaux modernes et contemporains – Abstractions des années 1950, Paris, 21 novembre 2011, no 201.
  • [23]
    Charlotte Henschel, Personnage au livre, dessin à la mine de plomb, 33,5 x 24,5 cm, localisation inconnue. Catalogue de vente Ader, Art moderne, Paris, 29 mars 2016, no 315.
  • [24]
    Charlotte Henschel, Personnage au livre cubiste, dessin à la mine de plomb, 28,5 x 23,5 cm, localisation inconnue. Catalogue de vente Ader, Art moderne & contemporain, Paris, 10 février 2017, no 201.
  • [25]
    Werkstätten der Moderne : Lehrer und Schüler der Breslauer Akademie : 1903-1932 [cat. exp. Schlesisches Museum zu Görlitz], Halle an der Saale, Verlag Janos Stekovics, 2004, p. 95, fig. 88.
  • [26]
    Caoudal (Roger Bissière, dit), « Un livre sur le cubisme », L’Opinion, 7 décembre 1912, p. 733.
  • [27]
    Roger Bissière, « Exposition Braque », L’Opinion, 29 mars 1919, p. 273.
  • [28]
    Roger Bissière, T’en fais pas la Marie : écrits sur la peinture, 1945-1964, Cognac, Le Temps qu’il fait, 1994, p. 48.
  • [29]
    Ibid.
  • [30]
    Ibid., p. 101-102. Infimes variantes dans le feuillet manuscrit, FCH, MAHJ.
  • [31]
    Paul Fierens, « Le Salon d’Automne : première visite », Journal des débats politiques et littéraires, 2 novembre 1929, p. 5.
  • [32]
    F[ritz] N[eugass], « Charlotte Henschel in Paris », Die Weltkunst [Le Monde des arts], 23 juin 1935, p. 2.
  • [33]
    Anonyme, « Le Salon des Jeunes Artistes », Beaux-Arts, 26 février 1937, p. 6.
  • [34]
    Pierre du Colombier, « Le Salon des jeunes artistes », Candide, 4 mars 1937, p. 7.
  • [35]
    Charlotte Henschel, Anima, 1938, huile sur toile, 92 x 60 cm, MHM, repr. in Priscilla Fougères, op. cit., p. 54.
  • [36]
    Groupe Témoignage 1936-1943 [cat. exp. 17 juin-[26 ?] septembre 1976], Lyon, musée des Beaux-Arts, 1976, p. 30 et confirmé par une étiquette d’exposition au revers du tableau.
  • [37]
    « Ni subjectif, […] ni objectif, espace inobjectif », un « espace intermédiaire, où vient prendre forme tout ce qui nous importe » comme l’écrit Annie Le Brun (Un espace inobjectif. Entre les mots et les images, Paris, Gallimard, 2019). Le terme évoque en outre les premiers abstraits du xxe siècle (Robert Delaunay, Kasimir Malevitch selon les traductions), sans avoir été pris dans la querelle terminologique de l’abstraction.
  • [38]
    Galerie Matières et Formes (René Breteau), 9 rue des Canettes, Paris 6e, 10 mai-3 juin 1938.
  • [39]
    Johann Chapoutot, Histoire de l’Allemagne de 1806 à nos jours, Paris, coll. « Que sais-je ? », 2022 [2014], p. 65.
  • [40]
    Marie-Domitille Porcheron et Christine Manessier (dir.), Alfred Manessier : le tragique et la lumière (1937-1989), catalogue de l’exposition au Centre culturel de rencontre-Abbaye de Saint-Riquier-Baie de Somme, 24 juin-24 septembre 2012, Amiens, Université de Picardie Jules Verne, 2012, p. 64.
  • [41]
    Décret-loi du 12 novembre 1938 relatif à la situation et à la police des étrangers, art. 25.
  • [42]
    Archives privées, Lettre de Roger Bissière à Alfred Manessier, 12 octobre 1939.
  • [43]
    Une circulaire du 30 août 1939, confirmée par le décret du 1er septembre relatif aux rapports avec l’ennemi, prévoit, en cas de conflit armé, « le rassemblement dans des centres spéciaux de tous les étrangers ressortissant de territoires appartenant à l’ennemi » (Anne Grynberg, Les camps de la honte. Les internés juifs des camps français 1939-1944, Paris, La Découverte, 1991, p. 66).
  • [44]
    André Kaspi, Les Juifs pendant l’Occupation, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points », édition revue et mise à jour par l’auteur, 1997, p. 131-132.
  • [45]
    Michelet cité par Stéphane Audoin-Rouzeau, « Apocalypses de la guerre », in Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello (dir.), Histoire des émotions, Paris, Éditions du Seuil, vol. 3, p. 213.
  • [46]
    Sur les artistes réfugiés à Marminiac pendant la guerre, voir Priscilla Fougères et Sabine Maggiani, Rendez-vous dans le Lot, Cahors, musée Henri-Martin, 2024. Parmi eux, Léon et Henschel sont fichés comme juifs par les services français du Lot (Archives départementales du Lot, répertoire « Juifs », 1942). Lewino ne l’est pas à cette date, mais sera l’année suivante convoqué par la Kommandantur de Cahors, où il ne se rendra pas. Madeleine Blume, qui rejoint Wacker en 1942 et l’épouse en 1943, ne sera pas identifiée. Voir par ailleurs les travaux en cours de Christelle Bourguignat sur les déportés juifs du Lot.
  • [47]
    Dans le Fonds Charlotte Henschel du MAHJ, après la lettre datée du 27 octobre 1942 de Julie Henschel à ses filles, on ne trouve plus qu’une carte rédigée d’une écriture incertaine en capitales, expédiée le 18 novembre 1942 par « Giulia Henghel » de l’Ospedale Civile di Nervi à une certaine Else à Portofina Mare, dans laquelle elle mentionne l’hôpital bombardé deux nuits consécutives, sa fermeture et son transfert à l’hôpital civil de Nervi.
  • [48]
    Archives nationales, F/21/6833, feuille d’exposition, « Charlotte Henschel », 1er-15 février, Galerie de Berri.
  • [49]
    Charlotte Henschel, Jeune homme au miroir, 1943, huile sur toile, 92 x 73 cm, coll. particulière, reproduit dans Priscilla Fougères, op. cit., p. 56. Charlotte Henschel, Femme au miroir, 1947, huile sur toile, 100 x 81,5 cm, MHM (ibid., p. 57). Une variante de cette dernière œuvre est connue par un tirage photographique.
  • [50]
    MAHJ, FCH, Cahier « Traume ». Voir aussi le dossier « Chat » du FCH.
  • [51]
    Charlotte Henschel, dessin préparatoire pour Composition, entre 1943 et 1946, mine graphite sur papier, 26,5 x 18,5 cm, coll. particulière, reproduit in Priscilla Fougères, op. cit., p. 88 (haut g.). Charlotte Henschel, Composition, entre 1943 et 1946, huile sur toile, 41 x 33 cm, coll. particulière (ibid., p. 58).
  • [52]
    Charlotte Henschel, Personnage sur une chaise, 1946, huile sur toile, 41 x 33 cm, coll. particulière. Catalogue de vente Cornette de Saint Cyr, Succession Christian de Rabaudy, Paris, 23 novembre 2003, no 147. Charlotte Henschel, Personnage sur une chaise, circa 1946, huile sur toile, 48 x 36 cm, coll. particulière. Charlotte Henschel, dessin préparatoire pour Personnage sur une chaise, circa1946, mine graphite su papier, 27,5 x 19,5 cm, coll. particulière, reproduite in Priscilla Fougères, op. cit., p. 88 (haut dr.).
  • [53]
    MAHJ, FCH, Cahier « Traume ».
  • [54]
    Trois tableaux sont répertoriés : Charlotte Henschel, Stigmate, circa 1945-1947, huile sur toile, 55 x 46 cm, coll. CNAP (reproduite in Priscilla Fougères, op. cit., p. 61). Charlotte Henschel, Stigmate, circa 1945-1947, huile sur toile, 55 x 46 cm, coll. particulière (ibid., p. 60). Une variante de ce dernier est connue par un tirage photographique.
  • [55]
    Archives privées, lettre de Charlotte Henschel à Nicolas Wacker, 18 septembre 1939, voir ibid., p. 27-28.
  • [56]
    Archives privées, lettre de Charlotte Henschel à Claude et François Stahly, 17 février 1945.
  • [57]
    Charlotte Henschel, Cercueil ou Cimetière, circa 1952, huile sur toile, 46 x 27 cm, coll. MAHJ, reproduit in Priscilla Fougères, op. cit., p. 67. Charlotte Henschel, Cercueil ou Cimetière, circa 1952, huile sur toile, 41 x 27 cm coll. particulière (ibid., p. 66).
  • [58]
    MAHJ, FCH, lettre de Julie Henschel à Charlotte Henschel, 8 mai 1940.
  • [59]
    Sa carte d’identité d’étranger non travailleur, délivrée le 30 octobre 1943, est marquée du tampon « JUIF/Loi du 11.12.1942 art. 1 ». Celle délivrée le 17 janvier 1947 porte la mention « Indigente ». Archives départementales du Lot, 209 W 190.
  • [60]
    MAHJ, FCH, décision de l’État fédéral allemand du 6 octobre 1959 lui octroyant une rente viagère conformément à la Bundesentschädigungsgesetz.
  • [61]
    « Cette nouvelle galerie, modeste et sympathique, débute en exposant un groupe fort homogène de jeunes peintres abstraits parisiens et lyonnais […] ». J[acques] L[assaigne], L’Amour de l’art, septembre 1938, p. 296.
  • [62]
    Archives nationales, note de Raymond Cogniat [dossier d’acquisition par l’État de Stigmate], 17 février 1947.
  • [63]
    Depuis l’annuaire « Die abstrakten Künstler » paru dans Das Kunstwerk, 8/9, 1950, jusqu’à l’article « Abstraction » de La Grande Encyclopédie Larousse (1971) dans lequel elle figure parmi les représentants de la « peinture lyrique construite ».
  • [64]
    Sioma Baram, « Charlotte Henschel », Aujourd’hui : art et architecture, no 24, décembre 1959, p. 44.
  • [65]
    Charlotte Henschel, Abstraction rouge, v. 1954-1958, huile sur toile, 81 x 116,5 cm, coll. MHM.
  • [66]
    Claude Romano cité par Paul Bernard-Nouraud, Une histoire de l’ art d’après Auschwitz : 2. Figures disparues, Strasbourg, L’Atelier contemporain, 2024, p. 26.
  • [67]
    Charlotte Henschel, Danseuse, années 1950, encre sur papier, 35,5 x 25,5 cm, coll. particulière, repr. in Priscilla Fougères, op. cit., p. 90. Charlotte Henschel, carton d’invitation (recto) de l’exposition « Charlotte Henschel » à Folklore, 1954 (repr. ibid. p. 89, en haut).
  • [68]
    Les cahiers cités proviennent tous du FCH, MAHJ.
  • [69]
    Sioma Baram, « Charlotte Henschel », art. cit., p. 44.
  • [70]
    MAHJ, FCH, lettre de Nicolas Wacker à Charlotte Henschel, 18 avril 1962.
  • [71]
    Voir par ex. Charlotte Henschel, Nuit, 1963, huile, Flashe et papiers collés sur toile, 146 x 114 cm, localisation inconnue (repr. in Priscilla Fougères, op. cit., 73).
  • [72]
    Louis Aragon, Exposition de collages : Arp, Braque, DaliLa peinture au défi, Paris, Libr. José Corti, 1930, p. 12.
  • [73]
    Je remercie Eduard Kögel, auteur de Architekt im Widerstand : Rudolf Hamburger im Netzwerk der Geheimdienste (2021) et Max Hamburger de m’avoir communiqué cette information figurant dans une note non datée (années 1970) de Rudolf dont l’objet est une rente versée à Charlotte par la famille, lui permettant notamment de louer un studio à Paris proche de l’atelier, en retour de dispositions testamentaires.
  • [74]
    Titre de l’exposition au Havre en 1969, à laquelle participent Louis Cane, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour et Claude Viallat.
  • [75]
    Charlotte Henschel, Visage, 1967, technique mixte sur toile, 55 x 46 cm, MUDO – musée de l’Oise, Beauvais (reproduite in Priscilla Fougères, op. cit., p. 80).
  • [76]
    Charlotte Henschel, sans titre, circa 1966-1967, technique mixte sur toile, 99,5 x 80,5 cm, MHM (reproduite ibid., p. 81).
  • [77]
    Charlotte Henschel, Crucifixion, circa 1966-1968, technique mixte sur toile, 130 x 89 cm, coll. particulière (repr. ibid., p. 83).
  • [78]
    Dès la fin des années 1920, Domela remplace dans ses Reliefs néoplastiques la ligne par des baguettes de laiton, avant d’introduire au fil des ans toutes sortes de matériaux, dont le plexiglas.
  • [79]
    Roland Barthes, « Le plastique », Mythologies, Paris, Éditions du Seuil, 2002 [1957].
  • [80]
    MAHJ, FCH, lettre de Hugo Friedrich à Charlotte Henschel, 23 décembre 1973.
  • [81]
    Ibid.
  • [82]
    MAHJ, FCH, carton d’invitation de l’exposition « Charlotte Henschel » à la Galerie de l’Université, 1964.
  • [83]
    MAHJ, FCH, lettre de Hugo Friedrich à Charlotte Henschel, 19 février 1973.
  • [84]
    Charlotte Henschel, Fressen, reproduit in Priscilla Fougères, op. cit., p. 46 avec la traduction de Vera Gandelman-Terekhov.
  • [85]
    Judith Lindenberg, « Charlotte Henschel, parcours d’une femme artiste juive allemande en France pendant la Shoah », à paraître.
  • [86]
    Barbara Stiegler, Nietzsche et la vie, Une nouvelle histoire de la philosophie, Paris, Gallimard, col. « Folio Essais », 2023 [2021], p. 24.
  • [87]
    Schlesisches Museum zu Görlitz, lettre de Charlotte Henschel à Hans Peter Reisse, 24 novembre [1983].
  • [88]
    Alfred Manessier, Charlotte au miroir, 1945, huile sur toile, collection particulière.
  • [89]
    Deux comptes rendus de l’exposition de Charlotte Henschel à la Galerie de Berri en 1947 par Gaston Diehl, Libération, [?] février 1947 et Léon Degand, Les Lettres françaises, 14 février 1947.
  • [90]
    Voir note 48.
  • [91]
    Son cas est loin d’être unique, comme l’indique le témoignage de Joan Mitchell dans un entretien avec Steven Westphall : « les galeries ne prenaient pas plus, disons, que deux femmes ; c’était un système de quotas », « Then and now, six of the New York school look back », Art in America, juin 1983, p. 114, cité par Catherine Gonnard et Elisabeth Leibovici, Femmes artistes, artistes femmes : Paris, de 1880 à nos jours, Paris, Hazan, 2007, p. 282.
English

The Painter Charlotte Henschel, between Creation and Destruction

Charlotte Henschel (1892-1985), a painter originally from Breslau, lived in Berlin before coming to France in 1926, where she remained for the rest of her life. Her German work is unknown. In Paris, influenced by her friends at the Académie Ranson, the work of Picasso, and that of the Surrealists, she developed a strong and independent body of work before the war. Interned twice in 1940, first as a German and then as a Jew, she was rescued and spent the war in an isolated village in the Lot region. She resumed painting in 1943, combining forms and signs to create often dramatic visions. After the war and her return to Paris, her painting underwent several major formal evolutions and met with critical acclaim, before eventually falling into oblivion. Based on a recently expanded body of work, we propose to look at Charlotte Henschel’s work through the prism of history and her artistic century.


Date de mise en ligne : 21/05/2026

https://doi.org/10.3917/aj1.591.0058

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