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Article de revue

Paula Padani, une danse sur le fil de la vie : Hambourg, Tel-Aviv, Paris

Pages 79 à 105

Citer cet article


  • Guilbert, L.
(2026). Paula Padani, une danse sur le fil de la vie : Hambourg, Tel-Aviv, Paris. Archives Juives, . 59(1), 79-105. https://doi.org/10.3917/aj1.591.0079.

  • Guilbert, Laure.
« Paula Padani, une danse sur le fil de la vie : Hambourg, Tel-Aviv, Paris ». Archives Juives, 2026/1 Vol. 59, 2026. p.79-105. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-archives-juives-2026-1-page-79?lang=fr.

  • GUILBERT, Laure,
2026. Paula Padani, une danse sur le fil de la vie : Hambourg, Tel-Aviv, Paris. Archives Juives, 2026/1 Vol. 59, p.79-105. DOI : 10.3917/aj1.591.0079. URL : https://shs.cairn.info/revue-archives-juives-2026-1-page-79?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/aj1.591.0079


Notes

  • [1]
    Exposition « Paula Padani. La danse migrante : Hambourg, Tel-Aviv, Paris », présentée au MAHJ du 13 novembre 2024 au 14 décembre 2025. Commissariat : Laure Guilbert, assistée de Nicolas Feuillie et Léa Weill.
  • [2]
    Laure Guilbert, « Julia Marcus, l’exilée », Chronique. Le magazine de la Bibliothèque nationale de France, Paris, no 85, avril-juillet 2019, p. 27.
  • [3]
    Laure Guilbert, Danser avec le Troisième Reich. Les danseurs modernes sous le nazisme, Bruxelles, Éditions Complexe, 2011, André Versaille Éditeur, 2011, Paris, Perrin, 2026. Les informations historiques sur Mary Wigman proviennent de cette recherche.
  • [4]
    Échanges avec Marcia Jean Kurtz, Hanna Lichtenfeld, Ido Mor, Dorit Padani, Francine Rosenstein.
  • [5]
    Sauf mention concernant d’autres sources, les informations présentées dans cet article s’appuient sur les collections de Paula Padani et de Michael Gottlieb conservées au MAHJ.
  • [6]
    Allemagne : Institut für die Geschichte der deutschen Juden, Walter A. Berendsohn Forschungsstelle für deutsche Exilliteratur, Staatsarchiv (Hambourg) ; Akademie der Künste (Berlin). États-Unis : New York Public Library ; YIVO ; JDC Archives. Israël : The Israeli Dance Archive et The Yehuda Gabay Theater Archive (Tel-Aviv) ; National Library of Israel (Jérusalem).
  • [7]
    Léa, troisième fille, décède en 1911, l’année de sa naissance.
  • [8]
    Miriam et Harry Pazanowskij migrent au Canada en 1910, Theodor Rosensztejn à New York en 1911.
  • [9]
    Frank Kürschner-Pelkmann, Jüdisches Leben in Hamburg. Ein Stadtführer, Hambourg, Dölling und Galitz Verlag, 1997.
  • [10]
    Michel Favre, « Bildung », in Christine Delory-Momberger (dir.), Vocabulaire des histoires de vie et de la recherche biographique, Paris, Erès, 2019, p. 197-199.
  • [11]
    Frank Kürschner Pelkmann, op. cit., p. 140.
  • [12]
    Staatsarchiv Hamburg, dossier du Paulinenstift.
  • [13]
    Gertrud Benzian, « Le Paulinenstift à Hambourg. Vers la réforme de l’éducation en institution », Der Jude. Eine Monatschrift, Berlin, 1924.
  • [14]
    Actif jusqu’en 1925, le Groupe 1919 rassemble des artistes expressionnistes. Il est issu d’une refondation de la Freie Vereinigung Dresdner Künstler ou Sécession de Dresde, fondée en 1893.
  • [15]
    Conférence de Paula Padani à ses élèves, 1988.
  • [16]
    Enzo Traverso, Les Juifs et l’Allemagne de la « symbiose judéo-allemande » à la mémoire d’Auschwitz, Paris, La Découverte, 1993 ; id., La fin de la modernité juive. Histoire d’un tournant conservateur, Paris, La Découverte, 2013.
  • [17]
    Hannah Arendt, La tradition cachée, Paris, Christian Bourgeois Éditeur, 1993.
  • [18]
    Shulamit Volkov, “Die Ambivalenz der Bildung. Juden im deutschen Kulturbereich”, in Das jüdische Projekt der Moderne, Munich, Beck, 2001, p. 165-184.
  • [19]
    Staatsarchiv Hamburg, dossiers de réparation de Max et Robert Pazanowskij.
  • [20]
    Irgoun Tsevaï Lé’oumi (« organisation militaire nationale ») : organisation clandestine nationaliste de tendance révisionniste.
  • [21]
    Alyah : « montée » ou immigration en terre d’Israël. Entre 1933 et 1941, 90 000 juifs germanophones trouvent refuge en Palestine mandataire.
  • [22]
    Patrick Farges, « La migration germanophone en Palestine/Israël après 1933 », Hommes & Migrations, dossier « Saisir le murmure du monde. Récits de soi en migration », no 1335, 2021, p. 23-34.
  • [23]
    « Palästina », in Stephan Stompor, Künstler im Exil, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, 1994, p. 733-758 ; « La vie culturelle », in Yaacov Shavit, Tel-Aviv. Naissance d’une ville (1909-1936), Paris, Albin Michel, 2004, p. 155-191.
  • [24]
    Giora Manor, The Life and dance of Gertrud Kraus, Tel-Aviv, Hakkibutz Hameuchad Publishing House, 1978.
  • [25]
    Howard Becker, Les mondes de l’art, Paris, Flammarion, 2024.
  • [26]
    Benedict Anderson, L’imaginaire national. Réflexions sur l’origine du nationalisme, Paris, La Découverte, 2006.
  • [27]
    Yichouv : ensemble des Juifs vivant en Palestine mandataire avant la création de l’État d’Israël.
  • [28]
    Le frère aîné de Michael et leur sœur trouveront refuge à Londres. Un autre frère s’exilera en Palestine.
  • [29]
    Quatre des neuf enfants n’atteignent pas l’âge adulte.
  • [30]
    Nathalie Heinich, L’élite artistique. Excellence et singularité en régime démocratique, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2005.
  • [31]
    Theoder Herzl, Altneuland, Leipzig, 1902 (roman utopique).
  • [32]
    Alexis Nouss, « Exiliance », in La condition de l’exilé. Penser les migrations contemporaines, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 2015, p. 63-107.
  • [33]
    Eric Hobsbawm, Terence Ranger, L’invention de la tradition, Paris, Éditions Amsterdam, 2023.
  • [34]
    Nina S. Spiegel, Embodying Hebrew Culture. Aesthetics, Athletics, and Dance in the Jewish Community of Mandate Palestine, Detroit, Wayne State University Press, 2013.
  • [35]
    Ruth Eshel, Dance Spreads its Wings. Israeli Concert Dance, 1920-2000, Munich, De Gruyter Oldenburg, 2021 ; Judith Brin Ingber (dir.), Seeing Israeli and Jewish Dance, Detroit, Wayne State University Press, 2022.
  • [36]
    Béatrice Joyeux-Prunel, Les avant-gardes artistiques (1918-1945). Une histoire transnationale, Paris, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 2017.
  • [37]
    Casimir le Grand, monarque éclairé du xive siècle, invite des familles espagnoles à s’établir à Radom.
  • [38]
    Jehoash Hirshberg, Music in the Jewish Community of Palestine, 1880-1948. A Social History, Oxford, Clarendon Press, 1995.
  • [39]
    Alan Bowness, Les conditions du succès, Paris, Éditions Allia, 2011.
  • [40]
    Recensement réalisé par Yonat Rotman, archiviste de la Kibbutz Contemporary Dance Company.
  • [41]
    Jediot Aharonot, Tel-Aviv, 16 mars 1945.
  • [42]
    Amos Reichman et Vincent Lemire, « Jérusalem, 1939-1945 : une ville en paix ? », Études arméniennes contemporaines, 2017, p. 143-165.
  • [43]
    Le professeur de Michael Gottlieb à Berlin, Fritz Stahl, critique d’art au Berliner Zeitung, publie en 1928 Paris. Eine Stadt als Kunstwerk.
  • [44]
    Béatrice Joyeux-Prunel, « Circulations, resémantisations. Le palimpseste aporétique », Artlas@Bulletin. Migrations, Transfers and Resemanticizations, vol. 6, no 2, 2017.
  • [45]
    Voir l’illustration de la couverture de ce numéro.
  • [46]
    Expression biblique signifiant les « restants survivants » ou « derniers rescapés » par laquelle se désignent les survivants des camps et des Juifs réfugiés de toutes nationalités vivant dans les camps de personnes déplacées. Ils se regroupent au sein du Comité central des Juifs libérés pour défendre leurs droits, améliorer leur vie dans les camps et préparer leur avenir.
  • [47]
    L’American Jewish Joint Distribution Committee, couramment appelé Joint, est un organisme américain d’aide humanitaire créé en 1914 pour venir en aide aux populations juives dans le monde.
  • [48]
    Leo W. Schwarz, The Redeemers. A Saga of the Years 1945-1952, New York, Farrar, Straus and Young, 1953.
  • [49]
    YIVO, New York, dossier des “Moral tours” de l’AJDC.
  • [50]
    Corine Defrance, Juliette Denis et Julia Maspero (dir.), Personnes déplacées et guerre froide dans l’Allemagne occupée, Lausanne, Peter Lang, 2015.
  • [51]
    Leonard Dinnerstein, America and the Survivors of the Holocaust, New York, Columbia University Press, 1982 ; Yehuda Bauer, Out of the Ashes: The Impact of American Jews on Post-Holocaust European Jewry, New York, Pergamon, 1989.
  • [52]
    Nathalie Cau, L’attente. Dans les camps de personnes déplacées juives, 1945-1952, Paris, Éditions du détour, 2020.
  • [53]
    JDC Archives, New York, Rapport de mission du rabbin P. S. Berstein (mai 1946-août 1947).
  • [54]
    Kata Bohus, Atina Grossmann, Werner Hank & Mirjam Wenzel (dir.), Our Courage: Jews in Europe (1945-1948), München/Wien, De Gruyter Oldenbourg, 2020.
  • [55]
    Paula Padani, « My tour of Germany », janvier 1947 (document dactylographié).
  • [56]
    Constance Pâris de la Bollardière, Sharon Kangisser Cohen (dir.), After the Darkness? Holocaust Survivors’ Emotional, Psychological and Social Journey in the Early Postwar Period, Jerusalem, Paris, Yad Vashem, The American University of Paris, 2023.
  • [57]
    Notamment sa tante paternelle Chana Henick, arrivée en 1946 avec sa famille survivante du ghetto de Radom et du camp d’extermination d’Auschwitz. Celia Henick Feldman, Bittersweet memories, New York, 1999.
  • [58]
    Naomi Jackson, Converging Movements. Modern Dance and Jewish Culture at the 92nd Street Y, Middletown, Wesleyan University Press, 2000.
  • [59]
    Walter Terry, “Arab-Jewish Cultural Bonds Are Found in New Palestine Dance”, New York Herald Tribune, 4 juin 1947.
  • [60]
    JDC Archives, New York, Correspondances entre le Joint et Sol Hurok, printemps 1948.
  • [61]
  • [62]
    Akademie der Künste, Berlin, Mary-Wigman-Archiv, Wigman 516.
  • [63]
    Mary Wigman, Deutsche Tanzkunst, Carl Reissner Verlag, Dresde, 1935.
  • [64]
    Aleida Assmann, Cultural Memory and Western Civilization: Functions, Media, Archives, Cambridge, Cambridge University Press, 2011.
  • [65]
    Travaux en cours de l’auteur.
  • [66]
    Laure Guilbert, op. cit., note 2, postface à l’édition de 2011.
English

Paula Padani, dancing in the Edge of Life: Hamburg, Tel-Aviv, Paris

This article traces the forgotten journey of modern dancer Paula Padani (1913, Hamburg – 2001, Paris) between Germany, Mandatory Palestine, and France, three cultural spaces that shaped her development as an artist and her condition as an exile. It draws on the collections of Paula Padani and her husband, the painter Michael Gottlieb, known as Aram, which were entrusted to the musée d’Art et d’Histoire du judaïsme (MAHJ, Paris) in 2024 and 2025 by their daughter Gabrielle Gottlieb de Gail. It traces how this woman, born into a Polish family and orphaned as a child, embraced dance as a humanist vocation and a form of self-expression that guided her through her migrations and renegotiations of identity.


Date de mise en ligne : 21/05/2026

https://doi.org/10.3917/aj1.591.0079

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