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Images de pouvoirs : les sceaux en la ville de Caen au Moyen Âge

Pages 93 à 124

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  • Simonet, C.
(2025). Images de pouvoirs : les sceaux en la ville de Caen au Moyen Âge. Annales de Normandie, 75e Année(1), 93-124. https://doi.org/10.3917/annor.751.0093.

  • Simonet, Caroline.
« Images de pouvoirs : les sceaux en la ville de Caen au Moyen Âge ». Annales de Normandie, 2025/1 75e Année, 2025. p.93-124. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2025-1-page-93?lang=fr.

  • SIMONET, Caroline,
2025. Images de pouvoirs : les sceaux en la ville de Caen au Moyen Âge. Annales de Normandie, 2025/1 75e Année, p.93-124. DOI : 10.3917/annor.751.0093. URL : https://shs.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2025-1-page-93?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/annor.751.0093


Notes

  • [1]
    À de rares exceptions, les actes n’ont pas été consultés par manque de temps. Nous ne doutons pas que des campagnes de dépouillement des fonds médiévaux des archives permettraient de compléter et nuancer les propos que nous développerons ici.
  • [2]
    E. Dabrowska, « Les sceaux et les matrices de sceaux trouvés dans les tombes médiévales », dans M. Gil et J.-L. Chassel (dir.), Pourquoi les sceaux ? La sigillographie, nouvel enjeu de l’histoire de l’art. Actes du colloque organisé à Lille, Palais des Beaux-Arts les 23-25 octobre 2008, Lille, Université Lille 3 Charles-de-Gaulle, 2011, p. 31-43. A. Vilain, « Le devenir Post mortem des sceaux médiévaux : le cas des matrices brisées », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel et C. Blanc-Riehl (dir.), Apposer sa marque. Le sceau et son usage autour de l’espace anglo-normand, Paris, Le Léopard d’Or, 2022, p. 259-272. C. Simonet, « Inhumer ou conserver les matrices de sceaux au Moyen Âge », dans Rencontre autour des funérailles (actes du colloque du GAAF à Chartres, 26-28 mai 2021), à paraître.
  • [3]
    Arch. dép. Calvados, 1/FI/1524/.
  • [4]
    Arch. nat., Sc/N/1635. En France, les inventaires de sceaux et les collections de moulages qui leurs sont rattachées aux Archives nationales sont désignés par des abréviations usuelles, précédées de Sc. Nous utiliserons les suivantes : A (G. Demay, Inventaire des sceaux de l’Artois, Paris, Imprimerie nationale, 1877), Cl (G. Demay, Inventaire des sceaux de la collection Clairembault à la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1885-1886), D (L. Douët d’Arcq, Inventaire de la collection de sceaux des Archives nationales, 3 vol., Paris, Archives nationales, 1863-1868), F (G. Demay, Inventaire des sceaux de la Flandre, 2 vol., Paris, Imprimerie nationale, 1873), L (Collection Lorraine, répertoire dactylographique inédit disponible au Centre d’héraldique et de sigillographie des Archives nationales), N (G. Demay, Inventaire des sceaux de la Normandie, Paris, Archives nationales, 1881) et U (R. Gandilhon, Sigillographie des universités de France, Paris, Éditions Delmas, 1952). Par ailleurs, les ouvrages d’A.-L. Léchaudé d’Anisy, Recueil de sceaux normands et anglo-normands, tiré à part en 3 volumes des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. 7 et 8, [Caen], 1834 et de W. de G. Birch, Catalogue of seals in the British Museum, Londres, The British Museum, 6 vol., 1887-1900, apparaîtront sous les abréviations Léchaudé et Birch.
  • [5]
    B. Bedos-Rezak, Corpus des sceaux français du Moyen Âge. T.1 : Les sceaux des villes, Paris, Archives nationales, 1980.
  • [6]
    G. Désert, Histoire de Caen, Toulouse, Privat, 1981. L. Jean-Marie, Caen aux xi e et xii e  siècles. Espace urbain, pouvoir et société, Caen, Éditions La Mandragore, 2000.
  • [7]
    Certains auteurs ont confondu les sceaux de la vicomté avec ceux de la commune (C. Gervais, « Des armoiries de la ville de Caen », Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, vol. 20, 2e série, 1855, p. 397-406 ; A. Boisguillot, Notice historique sur les armoiries de la ville de Caen, Caen, Hardel, 1861).
  • [8]
    C. Blanc-Riehl, « Sceaux normands ou sceaux de la Normandie : l’édition des sources sigillaires (1834-1911) », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel et C. Blanc-Riehl (dir.), Apposer sa marque…, op. cit., p. 299-312.
  • [9]
    J. Roman, « Les dessins de sceaux de la collection Gaignières à la Bibliothèque nationale », Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, t. 59, 1909, p. 42-158. A.-L. Léchaudé d’Anisy, Recueil de sceaux normands..., op. cit.
  • [10]
    On consultera avec profit le site des Archives départementales du Calvados et celui des Archives nationales. Ces dernières ont entamé la mise en ligne de leurs collections de moulages de sceaux, accompagnées de fiches descriptives mises à jour. Voir également les bases de données française www.​sigilla.​org (consulté le 13/03/2025) et anglo-saxonne www.​digisig.​org (consulté le 13/03/2025).
  • [11]
    Il arrivait que le dos de la galette de cire accueille une seconde empreinte, généralement plus petite, appelée un contre-sceau selon les recommandations de description des sceaux des Archives nationales et de l’ouvrage de référence R.-H. Bautier et S. Ricci, Vocabulaire international de la sigillographie, Rome, Ministero per i beni culturali et ambientali, 1990 (on évitera le terme de contre-marque, trop général). Le sigillant était la personne physique ou morale qui possédait la matrice de sceau. Certains en possédaient plusieurs, notamment des contre-sceaux, d’où le différentiel entre le nombre de sceaux et de sigillants.
  • [12]
    Une quinzaine de sceaux d’époque moderne ont été repérés mais non intégrés à cette étude centrée sur le Moyen Âge. Notons que l’usage du sceau de validation a décliné, de façon générale, au cours du xv e siècle sous l’effet du développement de la signature (M. Pastoureau, « Les sceaux », dans C. Prigent [dir.], Art et société en France au xv e  siècle, Paris, 1999, p. 392-395 ; E. Roumier, « Un orfèvre en procès : décrire la fabrication d’un sceau pour résoudre un cas de justice », Revue française d’héraldique et de sigillographie, n° 87-89, 2017-2019, p. 41-60, ici p. 50).
  • [13]
    Voir l’introduction de L. Musset, « Essai sur la bourgeoisie caennaise (1150-1250) », Hors-série des Annales de Normandie. Recueil d’études offert en hommage au doyen Michel de Boüard, vol. 2, 1982, p. 409-436. Sur les sceaux de la bourgeoisie, on dispose de peu d’études au regard des nombreuses productions consacrées aux sceaux de villes. Voir cependant A. König, S. Krabath et H. Rabe, « Sigillum Burgensium in Huxuria. Anmerkungen zum Fund des ältesten Siegelstempels des Bürger », Zeitschrift für Archäologie des Mittelalters, n° 29, 2001, p. 31-39, J.-L. Chassel, « Bourgeoisie et métiers », dans J.-L. Chassel (dir.), Sceaux et usage de sceaux. Images de la Champagne médiévale, Paris, Somogy, 2003, p. 150-152, E. New, « Seals and Status in Medieval English Towns. A Case-study of London, Newcastle and Durham », dans N. Adam, J. Cherry et J. Robinson (dir.), Good impressions. Image and Authority in Medieval seals, Londres, British Museum, 2008, p. 35-41, M.-B. Groult, « Les sceaux de villes et de bourgeois », dans V. Maroteaux, C. Dorion-Peyronnet et M. Bloche (dir.), Empreintes du passé. 6000 ans de sceaux, Rouen, Éditions point de vue, 2015, p. 117-123, J. Mc Ewan, « The development of an identity in thirteenth-century London : the personal seals of Simon FitzMary », dans M. Gil et J.-L. Chassel (dir.), Pourquoi les sceaux…, op. cit., p. 255-274.
  • [14]
    J. Roman, Manuel de sigillographie française, Paris, Picard, 1912, p. 44-59.
  • [15]
    En plus de la liste d’intailles et camées sigillaires présentée par G. Demay (« Des pierres gravées employées dans les sceaux du Moyen Âge », dans Inventaire des sceaux de l’Artois…, op. cit., p. III-XXIV), on pourra consulter, entre autres travaux, J.-L. Chassel, « De la diplomatique à la glyptique : notes sur l’usage des intailles sigillaires au Moyen Âge », dans S. Gouguenheim (dir.), Retour aux sources. Textes, études et documents d’histoire médiévale offerts à Michel Parisse, Paris, Édition A. et J. Picard, 2004, p. 43-53, M. Bloche, « Les remplois d’intailles antiques en sceaux et contre-sceaux dans le diocèse de Rouen et plus largement en Normandie au Moyen Âge », dans P. Bauduin, G. Combalbert, A. Dubois, B. Garnier et C. Maneuvrier (dir.), Sur les pas de Lanfranc, du Bec à Caen. Recueil d’études en hommage à Véronique Gazeau, Cahier des annales de Normandie, n° 37, 2018, p. 535-545, M. Henig et J. Cherry, « Intaglios set in medieval seal matrices : indicators of political power and social status ? », dans J. Cherry, J. Berenbeim, L. de Beer (dir.), Seals and Status. The Power of Objects, Londres, British Museum, 2018, p. 104-113, C. Simonet, « The (Re-)Use of Ancient Gems and Coins : the Presence of Antiquity in Medieval Sigillography », dans L. Whatley (dir.), A Companion to Seals in the Middle Ages, Leyde-Boston, Brill, 2019, p. 355-396.
  • [16]
    Léchaudé, pl. XV n° 18. L’acte original et l’empreinte sont présentés en ligne sur le site des Archives départementales du Calvados (H 6582, n° 541).
  • [17]
    L. Hablot, « Le cheval et l’emblématique au Moyen Âge », dans E. Lorans (dir.), Le Cheval au Moyen Âge, Tours, Presses Universitaires François-Rabelais, 2017, p. 113-127.
  • [18]
    Arch. nat., Sc/N/1665. L. Musset, « Essai sur la bourgeoisie… », op. cit.
  • [19]
    Birch 20850-20851. La qualité d’« habitant élu de Caen » n’est pas éclairée par Birch. L’inventaire associe les signets de ces deux sigillants sans déterminer lequel a possédé quel sceau, sans doute du fait de la perte de leurs légendes et d’une annonce de sceaux non détaillée dans l’acte. Précisons qu’un signet désignait un sceau de très petite dimension (R.-H. Bautier, S. Ricci, Vocabulaire international…, op. cit., p. 21 et 49).
  • [20]
    Léchaudé, t. 1 p. 132, n° 369 et p. 456, n° 541.
  • [21]
    Les graveurs de sceaux demeurent méconnus en France avant le règne de Philippe le Bel. M. Pastoureau, « Les graveurs de sceaux et la création emblématique », dans X. Barral i Altet (dir.), Artistes, artisans et production artistique au Moyen Âge, Paris, Picard, 1986-1990, vol. 1, p. 515-522. I. Villela-Petit, « Orfèvres et graveurs de sceaux », dans J.-L. Chassel et D. Delgrange (dir.), Les matrices de sceaux. Actes de la journée d’étude internationale de la Société française d’héraldique et de sigillographie, Revue française d’héraldique et de sigillographie, n° 86, 2016, p. 123-137. C. Simonet, « La production d’un objet intime à l’époque romane. Le sceau, le graveur et le sigillant », dans « Artistes » et « artisans » au travail à l’époque romane, 31 e  colloque international d’art roman d’Issoire (13-14 octobre 2023), à paraître.
  • [22]
    M.-B. Groult, « Les sceaux de villes et de bourgeois », op. cit., p. 122.
  • [23]
    Léchaudé, pl. XX n° 25 et Arch. nat., Sc/N/1675.
  • [24]
    Arch. nat., Sc/N/1672 et N/1674.
  • [25]
    Arch. nat., Sc/N/1669.
  • [26]
    Arch. nat., Sc/N/1678. W. von Wartburg, Französisches Etymologisches Wörterbuch, 25 vol., Bâle, R.G. Zbinden, 1922-1967, vol. 13-1, p. 144-146.
  • [27]
    M. Pastoureau, Traité d’héraldique, Paris, Picard, 1993 [1979], p. 251-254. B. Bedos-Rezak, « Nom et non-sens. Le discours de l’image parlante sur les sceaux du Moyen Âge Occidental (xii e-xiii e siècle) », dans F. Bouchet et D. James-Raoul (dir.), Désir n’a repos. Hommage à Danielle Bohler, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2015, p. 189-204.
  • [28]
    Arch. nat., Sc/N/881.
  • [29]
    Arch. nat., Sc/N/658, N/1671, N/1673, N/1675 et N/1676.
  • [30]
    E. New, « (Un)conventional images. A case-study of radial motifs on personal seals », dans P. Schofield (dir.), Seals and their Context in the Middle Ages, Oxford, Oxbow Books, 2015, p. 151-160. C. Simonet, « Vexin normand et Vexin français : une frontière politique peut-elle tracer une frontière sigillographique ? », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel et C. Blanc-Riehl (dir.), Apposer sa marque…, op. cit., p. 33-49 (ici p. 49).
  • [31]
    Arch. nat., Sc/N/1677, D/4086, Cl/351, Cl/3629, Cl/3630 et Léchaudé, pl. XX n° 25.
  • [32]
    Arch. nat., Sc/D/4085 et D/4086.
  • [33]
    M. Pastoureau, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Paris, Seuil, 2004, p. 100-102.
  • [34]
    Arch. nat., Sc/Cl/351. Ces dates sont sujettes à révisions du fait des nombreux actes autrefois scellés qui pourraient être recensés dans les fonds d’archives.
  • [35]
    Voir note 13.
  • [36]
    Arch. nat., Sc/Cl/3629 et Cl/3630. L. Jean-Marie, « Des Flamands à Caen : une famille de notables au xiv e siècle », dans De part et d’autre de la Normandie médiévale. Recueil d’études en hommage à François Neveux. Cahiers des Annales de Normandie, n° 35, 2009, p. 165-173 (ici p. 167).
  • [37]
    Arch. nat., Sc/Cl/4845 et Cl/4846.
  • [38]
    Voir l’exemple des habitants de Laon dans C. Simonet, « Le scribe à Laon et à Soissons : au service de l’Église, du roi et de la ville. Esquisses de carrières (xiii e- xv e siècles) », dans X. Hermand, J.-F. Nieus, E. Renard (dir.), Le scribe d’archives dans l’Occident médiéval : formations, carrières, réseaux. Utrecht Studies in Medieval Litteracy, vol. 43, Turnhout, Brepols, 2019, p. 441-468 (ici p. 461-463).
  • [39]
    A. Barabé, Recherches historiques sur le tabellionage royal principalement en Normandie et sur les divers modes de contracter à l’époque du Moyen Âge d’après de nombreuses pièces manuscrites et Sigillographie normande en XXIV planches (183 sceaux), Rouen, Boissel, 1863. R.-H. Bautier, « Origine et diffusion du sceau de juridiction », dans R.-H. Bautier (dir.), Chartes, sceaux et chancellerie. Études de diplomatique et de sigillographie médiévales, Paris, École des chartes, 1990, p. 341-358. J.-L. Chassel, « Les sceaux de juridiction », dans V. Maroteaux, C. Dorion-Peyronnet et M. Bloche (dir.), Empreintes du passé…, op. cit., p. 138-145. I. Bretthauer, « La mainmise royale sur les contrats en Normandie. Aux origines du tabellionage (xiii e siècle) », dans J.-B. Auzel et J.-F. Moufflet (dir.), Saint Louis en Normandie. Hommage à Jacques Le Goff. Colloque de Cerizy-la-Salle (28 septembre-1 er octobre 2016), Saint-Lô, Archives départementales de la Manche – Conseil départemental de la Manche, 2017, p. 92-110.
  • [40]
    On trouve mention d’un Gauthier de Caen, fils d’Aubry (Fitz Alberic), dans le Domesday Book. Nos sigillants lui étaient peut-être apparentés.
  • [41]
    Birch 5782 et original appendu à un acte des National Archives (Londres), DL25/1641/1342.
  • [42]
    E. New, « Reconsidering the Silent Majority : Non-Heraldic Personal Seals in Medieval Britain », dans L. Whatley (dir.), A Companion to Seals…, op. cit., p. 279-309. M. Billoré, « Usages pratiques et symboliques du sceau dans l’aristocratie anglo-normande (xii e-xiii e siècles) », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel et C. Blanc-Riehl (dir.), Apposer sa marque..., op. cit., p. 147-175.
  • [43]
    Arch. nat., Sc/D/6590-6590bis.
  • [44]
    Arch. nat., Sc/N/2381-2381bis.
  • [45]
    Arch. nat., Sc/D/7134-7134bis.
  • [46]
    Arch. nat., Sc/N/2571-2571bis (Université), N/2572-2572bis (faculté de médecine), D/8013 (faculté des deux droits) et U/46-46bis (faculté des arts).
  • [47]
    J. Mc Ewan, « Does Size Matter ? Seals in England and Wales, ca.1200-1500 », dans L. Whatley (dir.), A Companion to Seals…, op. cit., p. 103-126.
  • [48]
    La faculté de médecine s’est dotée d’un contre-sceau à l’époque moderne.
  • [49]
    Le sceau de l’abbaye du Saint-Sépulcre de Cambrai, complet et contemporain, offre le même thème iconographique (Arch. nat., Sc/F/6717). A. Vilain-de Bruyne et I. Villela-Petit, « De la métonymie à la scène narrative : les sceaux du Saint-Sépulcre de Cambrai (xii e- xiii e siècles) », Revue de l’Art, n° 183, 2014, p. 19-28.
  • [50]
    L’idée de diptyque sigillaire est développée dans J.-L. Liez, « Entre loi du cadre et élaboration du discours : l’exemple de l’image sigillée », dans M. Gil et J.-L. Chassel (dir.), Pourquoi les sceaux…, op. cit., p. 497-516.
  • [51]
    J.-L. Chassel, « Formes et fonctions des inscriptions sigillaires », dans C. Heck (dir.), Qu’est-ce que nommer ? L’image légendée entre monde monastique et pensée scolastique, Turnhout, Brepols, 2010, p. 201-217.
  • [52]
    R. Gandilhon, « Symbolique de l’amour en sigillographie », Mémoires de la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, vol. 103, 1988, p. 119-137. J.-L. Chassel, « Amours et courtoisie », dans J.-L. Chassel (dir.), Sceaux et usage de sceaux…, op. cit., p. 130-133. Voir les exemples développés dans John Cherry, « Ie su sel nul tel : no seal like it ? », dans M. Gil et J.-L. Chassel (dir.), Pourquoi les sceaux…, op. cit., p. 195-205 et J. Cherry et M. Henig, « Intaglios set in medieval seal matrices : indicators of political power and social status ? », dans J. Cherry, J. Berenbeim et L. de Beer (dir.), Seals and Status…, op. cit., p. 104-113.
  • [53]
    J.-L. Chassel et C. Maneuvrier, « Les sceaux de l’université de Caen au xv e siècle », dans P. Bauduin, G. Combalbert, A. Dubois, B. Garnier et C. Maneuvrier (dir.), Sur les pas de Lanfranc…, op. cit., p. 547-559.
  • [54]
    Arch. nat., Sc/U/43-43bis et N/2571-2571bis.
  • [55]
    L’écartelé en héraldique désigne un écu divisé tel un damier à quatre cases.
  • [56]
    Charles V fit évoluer le blason de France d’un semé de lys (de nombreuses fleurs de lys) à trois fleurs de lys (M. Pastoureau, Une histoire symbolique…, op. cit., p. 106-107).
  • [57]
    J.-L. Chassel et C. Maneuvrier, « Les sceaux de l’université… », op. cit., p. 552.
  • [58]
    Arch. nat., Sc/U/47 et D/8013.
  • [59]
    J.-L. Chassel, « Le langage des attributs dans les sources sigillaires du Moyen Âge. Emblématique, institutions et société », dans M. Pastoureau et O. Vassiliéva-Codognet (dir.), Des signes dans l’image. Usages et fonctions de l’attribut dans l’iconographie médiévale (du concile de Nicée au concile de Trente). Actes du colloque de l’EPHE (Paris, INHA, 23-24 mars 2007), Turnhout, Brepols, 2014, p. 157-190.
  • [60]
    J.-L. Chassel, « Doctus cum libroL’image des maîtres et universitaires dans les sceaux médiévaux », Revue française d’héraldique et de sigillographie, n° 80-82, 2010-2012, p. 73-91. W. Courtenay, « Magisterial Authority, Philosophical Identity, and the Growth of Marian Devotion : The Seals of Parisian Masters, 1190-1308 », Speculum, n° 91-1, janvier 2016, p. 63-114.
  • [61]
    Arch. nat., Sc/U/46-46bisLéchaudé, pl. XXII n° 1 et 2.
  • [62]
    Arch. nat., Sc/D/8015 et U/99.
  • [63]
    Arch. nat., Sc/U/48-48bis et N/2572-2572bis.
  • [64]
    Ovide, Métamorphoses, I, 521-524.
  • [65]
    Arch. nat., Sc/N/2720-2720bisC. Letouzet-Réty, Écrit et gestion du temporel dans une grande abbaye de femmes anglo-normande : la Sainte-Trinité de Caen ( xi e - xiii e  siècle), thèse dirigée par L. Feller et D. Bates, 2 vol., Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 2011 et « Les abbesses de la Trinité de Caen, la reine Mathilde et l’Angleterre », Annales de Normandie, n° 69-1, 2019, p. 57-69.
  • [66]
    Birch 787.
  • [67]
    C. Mauduit, « Sceaux et pratiques sigillaires abbatiales en Normandie (xii e-xiii e siècle) », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel, C. Blanc-Riehl (dir.), Apposer sa marque..., op. cit., p. 103-124.
  • [68]
    Léchaudé, pl. XII n° 1.
  • [69]
    K. Nolan, Queens in Stone and Silver : The Creation of a Visual Imagery of Queenship in Capetian France, New York, Palgrave Macmillan, 2009, p. 25-26. C. Simonet, « L’attribut fait la reine », dans A. Baudin, C. Blanc-Riehl, L. Macé et C. Simonet (dir.), Mélanges en l’honneur de Jean-Luc Chassel (à paraître).
  • [70]
    Un cas similaire se rencontre en Angleterre avec la matrice de sceau d’une princesse anglo-saxonne encore employée comme sceau conventuel par l’abbaye de Wilton au xvi e siècle (S. Keynes, « The Use of Seals in Anglo-Saxon England », dans J. Cherry, J. Berenbeim et L. de Beer (dir.), Seals and Status…, op. cit., p. 73-83).
  • [71]
    U. Berlière, « Le sceau conventuel », Revue bénédictine, n° 38, 1926, p. 288-309 (ici p. 294-297). A. Baudin et C. Blanc-Riehl, Sceaux français de l’ordre de Prémontré ( xii e  -début xvi e  siècle). Revue française d’héraldique et de sigillographie, n° 90-91, 2020-2021, p. 15-16.
  • [72]
    À la même époque, il devint interdit d’utiliser un sceau commun à l’abbé/abbesse et à son convent car certains prélats avaient scellé des actes engageant leur abbaye sans le consentement des religieux.
  • [73]
    Arch. nat., Sc/D/9193-9193bisIl n’est pas exclu que la matrice du xii e siècle fut perdue, volée ou détruite.
  • [74]
    J. Roman, « Les dessins de sceaux… », op. cit., p. 117. BnF, ms fr. 20898 p. 84.
  • [75]
    Arch. nat., Sc/N/2720bis/ter.
  • [76]
    Arch. nat., Sc/N/2721. On pourra le comparer avec les sceaux de l’abbaye de la Trinité de Fécamp (M. Bloche, « Les sceaux des abbés et du couvent de l’abbaye de la Trinité de Fécamp jusqu’au début du xiv e siècle », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel, C. Blanc-Riehl [dir.], Apposer sa marque…, op. cit., p. 75-102).
  • [77]
    Arch. nat., Sc/N/2944-2944bis.
  • [78]
    W. Deonna, « Les crucifix de la vallée de Saas (Valais) : Sol et Luna. Histoire d’un thème iconographique (deuxième article) », Revue de l’histoire des religions, n° 133-1-3, 1947, p. 49-102 (ici p. 61-62).
  • [79]
    Léchaudé, pl. XX n° 31. Il est possible qu’il s’agisse en fait du sceau de la sénéchaussée tant ce dessin est proche de l’empreinte de la sénéchaussée qui fut moulée par Demay pour la collection Normandie.
  • [80]
    Arch. nat., Sc/N/2640 et Léchaudé, pl. XXIV n° 13. M. Henig, « The Re-use and Copying of Ancient Intaglios set in Medieval Seals, mainly found in England : An aspect of the Renaissance in the 12th century », dans N. Adam, J. Cherry et J. Robinson (dir.), Good impressions..., op. cit., p. 25-34 (ici p. 30-31). C. Simonet, « The (Re-)Use of Ancient Gems and Coins… », op. cit., p. 372.
  • [81]
    Léchaudé, t. 2 p. 178 n° 30.
  • [82]
    Arch. nat., Sc/D/8168-8168bis, D/8169 et N/2667.
  • [83]
    Arch. nat., Sc/D/8574-8574bis.
  • [84]
    Matthieu, 11 : 10.
  • [85]
    Arch. nat., Sc/D/8575.
  • [86]
    Arch. nat., Sc/D/8576 et N/2762.
  • [87]
    Arch. nat., Sc/D/5718-5718bis, D/5719, D/5720, D/5721 et N/1648.
  • [88]
    Arch. nat., Sc/D/8018.
  • [89]
    J. Roman, « Les dessins de sceaux… », op. cit., p. 79. BnF, ms lat. 17025 p. 54.
  • [90]
    Arch. nat., Sc/D/9295.
  • [91]
    Arch. nat., Sc/N/2943.
  • [92]
    Arch. nat., Sc/N/3126-3126bis.
  • [93]
    J. Fournée, « Les lieux de culte de saint Thomas Becket en Normandie », Annales de Normandie, n° 45-4, 1995, p. 377-392. Les deux saints figuraient également sur un sceau d’époque moderne apposé au dos d’un tableau de l’hôtel-Dieu (R. Rouault de La Vigne, « Un tableau de l’Hôtel-Dieu de Caen au musée de Gand », Anales de Normandie, n° 5-2, 1955, p. 187-188). Saint Antoine ermite, réputé guérir certains maux, était le patron des Antonins, chanoines réguliers se consacrant aux malades. Toutefois, les chanoines de Caen étaient des Augustins (J. Fournée, « Les chanoines réguliers dans l’ancien diocèse de Bayeux », Recueil d’études en hommage à Lucien Musset. Cahiers des Annales de Normandie, n° 23, 1990, p. 255-280, ici p. 265).
  • [94]
    C. Simonet, « Les sceaux des évêques et des abbés. Des emblèmes dans l’Église », Histoire et images médiévales, n° 25, mai-juin-juillet 2011, p. 70-75, et « Vexin normand et Vexin français… », op. cit., p. 44-45.
  • [95]
    Léchaudé, pl. XII n° 14.
  • [96]
    Arch. nat., Sc/Cl/1751.
  • [97]
    C. Simonet, « Les sceaux de moines : un premier état des lieux (France, xii e-xv e siècle) », Revue française d’héraldique et de sigillographie - études en ligne, décembre 2017.
  • [98]
    R.-H. Bautier et S. Ricci (dir.), Vocabulaire international…, op. cit., p. 132-137.
  • [99]
    Arch. nat., Sc/D/9728 (Argence) et D/9729 (Choud).
  • [100]
    Arch. nat., Sc/D/9730.
  • [101]
    Arch. nat., Sc/N/3097 et N/3098. Sur les sceaux des franciscains, voir J. Mauzaize, Essai de sigillographie franciscaine ( xiii e - xix e s.), inédit (consultable au Centre de sigillographie des Archives nationales), c. 1982.
  • [102]
    Arch. nat., Sc/N/3099.
  • [103]
    A. Coulon, « Éléments de sigillographie ecclésiastique française », dans V. Carrière (dir.), Introduction aux études d’histoire ecclésiastique locale, Paris, Letouzet et Ané, 1934, t. 2, p. 109-215 (ici p. 118-119).
  • [104]
    I. Bretthauer, « Apposer la marque de l’autorité : les sceaux de juridictions laïques en Normandie (xiii e-xv e siècle) », dans C. Maneuvrier, J.-L. Chassel et C. Blanc-Riehl (dir.), Apposer sa marque…, op. cit., p. 1-18. La prévôté semble avoir perdu de son importance après 1204. Par ailleurs, nous n’avons pas tenu compte des 6 sceaux de l’échiquier de Normandie connus pour la période 1313-1497, c’est-à-dire après que cette cour fut officiellement fixée à Rouen à partir de 1302. Bien qu’elle soit demeurée très itinérante, installée parfois à Caen, il se trouve que les empreintes signalées dans les inventaires validaient le plus souvent des affaires rouennaises, ce qui nous éloignait de notre sujet.
  • [105]
    Arch. nat., Sc/D/4628.
  • [106]
    L. Carolus-Barré, « L’ordonnance de Philippe le Hardi et l’organisation de la juridiction gracieuse », BÉC, n°  96, 1935, p. 5-48. R.-H. Bautier, « Origine et diffusion… », op. cit. J.-L. Chassel, « Les sceaux de juridiction », dans V. Maroteaux, C. Dorion-Peyronnet et M. Bloche (dir.), Empreintes du passé…, op. cit., p. 138-145.
  • [107]
    Un acte à valeur authentique avait force de preuve devant un tribunal, contrairement à un acte à caractère privé.
  • [108]
    F. Lot et R. Fawtier (dir.), Histoire des institutions françaises, Paris, PUF, 1958, t. 2, p. 164. R.-H. Bautier, « L’authentification des actes privés dans la France médiévale : notariat public et juridiction gracieuse », dans R.-H. Bautier (dir.), Chartes, sceaux et chancellerie…, op. cit., p. 269-340 (ici p. 322).
  • [109]
    Arch. nat., Sc/D/4629.
  • [110]
    Arch. nat., Sc/Cl/1749 (deuxième contre-sceau) et Arch. dép. Loire-Atlantique, E/168/19 (troisième contre-sceau).
  • [111]
    Cette résidence est attestée pour le xiv e siècle. L. Jean-Marie, « Des maisons au château : le château de Caen, une paroisse urbaine », dans J.-L. Roch, B. Lepeuple et E. Lalou (dir.), Des châteaux et des sources, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2008, p. 378.
  • [112]
    L. Carolus-Barré, « L’apparition de la langue française dans les actes de l’administration royale », Comptes rendus de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 1976, p. 148-155. A. BlancLa langue du roi est le français . Essai sur la construction juridique d’un principe d’unicité de langue de l’État royal (842-1789), Paris, L’Harmattan, 2010.
  • [113]
    Arch. nat., Sc/Cl/1750.
  • [114]
    Arch. nat., Sc/A/1386-1386bis.
  • [115]
    Arch. nat., Sc/N/1852-1852bis (1er type), D/4946-4946bis (2e type), N/1853-1853bis (3e type). Voir également Léchaudé pl. XXIII n° 10-11 pour le 1er type.
  • [116]
    Arch. nat., Sc/D/4947 (1er type), D/4949-4949bis et N/1855-1855bis (2e type), D/4950, N/1856, L/825 et L/1115B (3e type). Voir également Birch n° 19010 pour le 2e type.
  • [117]
    Arch. nat., Sc/D/4945 (1er type), N/1854 (2e type), D/4948 (3e type). Voir également Léchaudé pl. XXIII n° 16 pour le 2e type.
  • [118]
    Les sceaux de l’Échiquier de Normandie offrent les mêmes caractéristiques (Arch. nat., Sc/D/4437 et N/1747-1751).
  • [119]
    C. Gervais, « Des armoiries… », op. cit., et A. Boisguillot, Notice historique sur les armoiries…, op. cit., p. 10-11.
  • [120]
    Léchaudé, pl. XXIII n° 9.
  • [121]
    Arch. nat., Sc/N/1994.
  • [122]
    Voir G. Dorandeu, « Les sceaux des officiers de la maison du roi de France (xii e-xiii e s.). La définition emblématique d’une aristocratie de fonction », Revue française d’héraldique et de sigillographie, n° 94, 2024, p. 49-70.
  • [123]
    A. Demurger a relevé que 44 % des vicomtes normands occupaient leur poste entre 1 et 5 ans : A. Demurger, « Carrières normandes : les vicomtes (1350-1450) », dans J.-P. Genet et G. Lottes (dir.), L’état moderne et les élites. xiii e - xviii siècle, Paris, Éditions de la Sorbonne, 1996, p. 97-109.
  • [124]
    J. Mc Ewan, « Does Size Matter ?... », op. cit.
  • [125]
    Arch. nat., Sc/D/5105 (Herpelley), N/2091 (Bourdon), N/1993 (Canivet) et Léchaudé, pl. XXIII n° 25 (Mailloc).
  • [126]
    Birch n° 19010.
  • [127]
    Arch. nat., Sc/Cl/1590-1592 et Birch n° 20824.
  • [128]
    Arch. nat., Sc/Cl/9658.
  • [129]
    Arch. nat., Sc/Cl/9659-9664. Le cas des sceaux communs des maréchaux de France est étudié par Inès Villela-Petit dans un ouvrage à paraître (A. Baudin, C. Blanc, L. Macé et C. Simonet [dir.], Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel, 2026).
  • [130]
    Arch. nat., Sc/Cl/6096.
  • [131]
    Le maître d’artillerie logeait au-dessus de l’une des portes du château de Caen (C. Léon, « La forge du château de Caen au Moyen Âge d’après les sources écrites (xiv e- xv e siècles) », Annales de Normandie, n°57-3-4, 2007, p. 231-248, ici p. 233).
Français

On recense à ce jour plus de 120 sceaux médiévaux en relation avec la ville de Caen. Employés de 1100 au début du xvi e siècle, ils appartenaient aux représentants du pouvoir royal (français comme anglais), aux institutions religieuses ou encore aux habitants. Les jeux d’emblèmes sur les sceaux de juridiction traduisent l’alternance des pouvoirs capétiens et anglais dans la ville au cours de la guerre de Cent Ans. Par ailleurs, les sceaux révèlent des pouvoirs autres que politiques ou administratifs. On pense au rôle économique des bourgeois qui scellaient diverses ventes et donations de maisons ou terres au profit des établissements religieux de Caen. Parmi ceux-ci, les abbayes aux Hommes et aux Dames exprimaient leur ancienneté et leurs prestigieuses origines ducales au travers de sceaux de bonnes dimensions et à l’iconographie soignée qui n’avaient rien à envier à des sceaux épiscopaux. À l’inverse, l’idéal de pauvreté des frères mineurs de Caen se traduisait par le recours à des images le plus souvent humbles et des dimensions modestes. La qualité de gravure et la dimension des matrices constituaient autant d’indices de l’ampleur de l’autorité des sigillants.

  • sceau
  • Caen
  • Église
  • femmes
  • bourgeois
  • sigillographie
  • abbaye
  • bailliage
  • vicomté
  • Université

Mots-clés éditeurs : Église, Université, bailliage, femmes, Caen, bourgeois, sigillographie, sceau, abbaye, vicomté


English

Images of power: Seals in the city of Caen during the Middle Ages

To this day, more than 120 medieval seals related to the city of Caen have been recorded. Used from the year 1100 until the beginning of the sixteenth century, they belonged to the representatives of royal power (French as well as English), religious institutions, or even local residents. The emblems found on jurisdiction seals reflect the alternation of Capetian and English authority in the city during the Hundred Years’ War. Furthermore, seals reveal powers beyond the merely political or administrative: We need look no further than the economic role of the bourgeoisie, who sealed various sales and donations of houses or land to the benefit of Caen’s religious establishments. Among these, the Abbaye aux Hommes and Abbaye aux Dames expressed their long-standing and prestigious ducal origins through the use of large seals with refined iconography that rivaled those of bishops. In contrast, the ideal of poverty preached by the Friars Minor of Caen was conveyed via the use of humble images of modest size. The quality of the engraving and the size of the matrices were indicators of the extent of the authority wielded by those who sealed the documents.

  • seal
  • Caen
  • Church
  • women
  • bourgeois
  • sigillography
  • abbey
  • bailiwick
  • viscounty
  • university

Mots-clés éditeurs : Church, abbey, sigillography, women, seal, Caen, bourgeois, university, bailiwick, viscounty


Date de mise en ligne : 12/12/2025

https://doi.org/10.3917/annor.751.0093

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